Sud-Ouest du 31 mai 2021

2021 05 31 SO Vaccination Incontournable Doctolib

Sud-Ouest du 31 mai 2021 

Comment Doctolib est devenu un acteur incontournable 

Alors que la campagne de vaccination s’ouvre ce lundi à tous les Français, Doctolib s’impose pour la réservation de créneaux. La plateforme gère 1 800 centres, dont 160 en Nouvelle-Aquitaine

2021 05 31 DoctolibDoctolib, start-up fondée en 2013, compte aujourd’hui 1 800 salariés. ERIC PIERMONT /AFP 

A compter de ce lundi 31 mai, la vaccination est ouverte à tous les Français majeurs, après la levée des restrictions liées à l’âge et aux comorbidités. De quoi donner un sérieux coup d’accélérateur à la campagne alors que plus de 25 millions de personnes ont déjà reçu au moins une dose d’un vaccin contre le Covid-19. 

Derrière la prise de rendez-vous, une entreprise est devenue incontournable. Depuis le début de la crise sanitaire, Doctolib s’est un peu plus imposé dans le paysage avec des chiffres qui donnent le tournis. Près de 45 millions de Français inscrits, 100 millions de patients connectés chaque mois et plus de 38 millions de rendez-vous de vaccination pris sur le site Internet ou l’application mobile de la plateforme privée depuis le début de la campagne. Rien que pour la journée du jeudi 27 mai, Doctolib en a recensé près de 490 000, pas loin du record du 11 mai, quand les créneaux ont été ouverts aux non-prioritaires du jour pour le lendemain. 

2021 05 31 Doctolib2

La dynamique est la même en Nouvelle-Aquitaine. Jeudi toujours, le Sud-Ouest a battu un record avec plus de 46 000 rendez-vous pris en l’espace de 24 heures. Et plus de 3,6 millions au total. « C’est une région très dynamique en termes d’usage de la plateforme », reconnaît Paul-Édouard Henry, le directeur régional de Doctolib. La Nouvelle-Aquitaine est en effet la deuxième région avec la meilleure couverture vaccinale – derrière la Corse – avec 40,9 % de la population vaccinée (37 % en France). Soit 2,4 millions de Néo-Aquitains ayant reçu au moins une injection. 

160 centres dans la région 

La crise du Covid-19 n’a pas changé grand-chose pour Doctolib. Elle n’a fait que donner un coup de projecteur à cette startup fondée en 2013 par Stanislas Niox-Château et qui compte aujourd’hui 1 800 salariés en France, en Allemagne et en Italie. « La crise a permis d’accélérer des usages », constate Paul-Édouard Henry. Pendant le premier confinement, la plateforme met en place un module de consultation vidéo. Résultat : 20 000 praticiens équipés en trois semaines et une téléconsultation démocratisée. 

Pour la campagne de vaccination, c’est l’État qui a demandé à trois opérateurs de prise de rendez-vous en ligne (Doctolib, Keldoc et Maiia) de répondre aux demandes des collectivités. «On a équipé en quelques jours dès la mi-janvier 800 centres de vaccination », précise le directeur régional. Aujourd’hui, Doctolib gère les créneaux de 85 % des centres en France, soit 1 800, dont près de 160 en Nouvelle-Aquitaine. 

Concrètement, Doctolib met un agenda en ligne à disposition de ces centres, mais aussi des médecins et des pharmaciens. 

La demande explose 

« On est la pierre angulaire entre patients et soignants avec un outil qui met en relation les uns et les autres, explique Paul-Édouard Henry. Pour qu’il y ait des créneaux de vaccination, il faut des soignants et des doses. Toutes les semaines, en fonction des prévisions et des livraisons de doses (régulées par l’État), les centres vont avoir des disponibilités liées à leurs soignants et cela va créer des créneaux. » 

Aujourd’hui, entre 400 000 et 500 000 personnes reçoivent une injection chaque jour (40 000 en moyenne dans la région) et, dans les jours qui viennent, on pourrait atteindre les 600 000 avec l’ouverture pour tous. Mais alors que la demande va exploser – il y a 50 fois plus de personnes éligibles que de créneaux – Doctolib pourra-t-il tenir le rythme ? Sans problème, répond Paul-Édouard Henry, qui assure que la plateforme est dimensionnée pour recevoir autant de visites. 

10,4 jours d’attente 

Les prétendants aux injections devront en revanche s’armer de patience. Il faut en moyenne attendre 8,4 jours entre la prise de rendez-vous et la vaccination. Cette moyenne grimpe même à 10,4 jours en Nouvelle-Aquitaine. La palme revient à la Charente avec 16,4 jours d’attente, contre 6,4 en Dordogne. « Il n’y a pas de solution miracle, à part rafraîchir régulièrement la page Web, conclut le directeur régional. Il y aura moins la possibilité de trouver un rendez-vous du jour pour le lendemain. Ça va se jouer semaine après semaine. »

2021 05 31 Doctolib3

2021 05 31 SO Ces sites qui passent au crible les créneaux de vaccination

2021 05 31 SO Ces sites qui passent au crible les créneaux de vaccination2

2021 05 31 SO Ces sites qui passent au crible les créneaux de vaccination3

2021 05 31 SO Le Covid-19 en bref