Gironde Vigilante

24 janvier 2020

Sainte-Barbe

Sud-Ouest du 23 janvier 2020 

Sainte-Hélène : Les pompiers fêtent leur sainte patronne

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Le week-end dernier, les cérémonies de la fête de la Sainte-Barbe ont débuté par une messe, célébrée par le père François Kabonzo, suivie d’un dépôt de gerbe au monument aux morts. Le commandant David Brunner, le capitaine Corentin Fuster, chef de centre, le capitaine David Pezet, l’adjudant-chef Marcel Roumegous et le lieutenant Christophe Aillerie, adjoints au chef, encadraient les hommes du centre de secours de la commune. 

À la salle des fêtes, en présence de Pascale Got, conseillère départementale, et du maire Allain Camedescasse, le capitaine Fuster a fait le bilan de l’année écoulée. Pour le département, ce sont 137 000 interventions qui ont eu lieu, en hausse par rapport à l’an dernier, sans doute à cause de l’augmentation de la population puisque chaque année, ce sont plus de 20 000 habitants qui viennent s’installer en Gironde. 

35 pompiers au centre 

Pour Sainte-Hélène, il y a eu 378 sollicitations. Une sollicitation est un départ, parfois suivi d’aucune intervention, comme des couvertures de secteur pour d’autres centres. 

La disponibilité des sapeurs a été plus grande, que ce soit en journée, en week-end ou en nuits. On compte 69 jours de garde de forêt, ce qui représente 310 sollicitations par agent, soit en garde pour danger climatique, soit en garde ambulance, sur le secteur, mais aussi pour prêter main-forte à la métropole. À ce jour, le centre de la commune compte 35 sapeurs-pompiers (contre 28 l’an dernier) dont 32 volontaires et trois professionnels. Le recrutement a fonctionné, grâce à plusieurs opérations de communication, comme le stand sur le site de la Foire de Sainte-Croix, ou pour le Téléthon. 

29 hectares brûlés en 2019 

Pour mieux appréhender les problèmes locaux, des rencontres seront organisées avec des professionnels de la forêt et des industries locales. Le capitaine Pezet a indiqué que l’activité des sapeurs-pompiers en Gironde avait augmenté de 2 à 5%. Pour cela, «il faut des budgets importants ». En réponse, Pascale Got a rappelé l’intérêt que porte le Département au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) et à ses besoins. 

Sur le groupement nord-ouest (GNO), plus de 9 000 interventions, un nombre pratiquement stable malgré une hausse dans le secours à personne et une baisse dans les feux de forêts. En Gironde, il y a eu 500 départs de feu et 416 hectares de forêt détruits, alors que sur le GNO, il y a eu 72 départs de feu de forêt, pour 29 hectares de brûlés. Le commandant David Bruner a précisé que l’Amicale locale avait un rôle important dans le cadre de la solidarité, laquelle fonctionnait au maximum chez les sapeurs-pompiers. 

Le maire a rappelé son attachement au centre de secours et a remercié les soldats du feu pour leur efficacité qu’il avait personnellement constatée, l’an dernier. Après les remises des décorations, un repas amical a terminé cette célébration annuelle.

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Incendie d'habitation

Sud-Ouest du 23 janvier 2020

2020 01 23 Blanquefort une maison squattée détruite par les flammes

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Nouveau virus

Sud-Ouest du 23 janvier 2020

2020 01 23 SO Nouveau virus en Chine

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Projet de champ captant des Landes du Médoc, un deuxième forage du côté de Saint-Magne

2020 01 23 SO Mieux gérer les ressources en eau

Sud-Ouest du 23 janvier 2020 

La guerre de l’eau n’aura pas lieu 

ENVIRONNEMENT La Gironde dispose d’énormes réserves d’eau, mais les collectivités doivent apprendre à les répartir

eau 23 3Un forage d’eau potable dans la commune de La Brède, aux portes de l’agglomération de Bordeaux. PHOTO ARCHIVES LAURENT THEILLET/« SUD OUEST »

Il peut sembler exagéré de parler de guerre de l’eau dans un département comme la Gironde, doté d’un climat copieusement arrosé, traversé par l’un des plus grands fleuves du pays et bordé par un océan. Et pourtant, on a bien failli en venir aux mains, il y a quelques années, au sujet de l’eau potable. 

Confrontée à des difficultés d’approvisionnement, la Communauté urbaine de Bordeaux (devenue Métropole en 2015), avait lancé en 2013 son projet de champ captant des Landes du Médoc. Une série de forages sur les communes du Temple et de Saumos, pour alimenter la métropole mais aussi une partie du Sud-Gironde (La Brède, Saint-Selve) et de l’Entre-deux-Mers. 

Pas de risque de pénurie 

Levée de bouclier immédiate des sylviculteurs du Médoc, qui avaient adopté une motion fustigeant le projet. Il risquait d’assécher le sous-sol. Une hypothèse peu probable, selon l’Agence de l’eau Adour Garonne, les forages étant trop profonds (environ 200 mètres) pour peser sur les nappes phréatiques utiles aux pins. 

Mais cet épisode montre à quel point les questions d’eau sont devenues sensibles. « Aujourd’hui, on ne peut plus faire comme à l’époque où la CUB avait installé son forage principal à Budos, sans rien demander à personne, sans proposer aucune compensation», souligne Alain Renard, vice-président du Conseil départemental chargé de l’eau. 

Il n’y a pas de risque de pénurie d’eau en Gironde, en revanche on sait depuis le milieu des années 1990 que l’on puise trop dans certains secteurs alors que d’autres sont sous-exploités. Les nappes profondes, qui représentent 97 % de l’eau potable consommée dans le département, sont trop exploitées à l’aplomb de l’agglomération de Bordeaux. 

D’où l’idée d’installer des forages dans les zones excédentaires du département, tout en sachant, pour simplifier, qu’il s’agit de la même réserve d’eau. Le sous-sol girondin est comme une éponge gorgée d’eau dans laquelle on a planté trop de captages ici, pas assez là. 

Outre le champ captant des Landes du Médoc, la Métropole projette un deuxième forage du côté de Saint-Magne, dans le Sud-Gironde. Les études techniques sont en cours. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de capter toujours plus d’eau, dans un département qui en prélève déjà 320 millions de mètres cubes par an, dont 120 pour l’eau potable. 

Ces deux nouveaux forages sont uniquement des ressources de substitution: ils doivent fournir 20 millions de mètres cubes par an, les communes qui en bénéficieront s’engageant à réduire d’autant leurs prélèvements dans des nappes déficitaires. Et, grosse différence par rapport au vieux captage de Budos, la Métropole va s’engager sur le développement dans ces territoires ruraux où elle va puiser son eau. 

Des outils nouveaux 

Dans un département qui accueille environ 20 000 nouveaux habitants chaque année, les conflits d’usage de l’eau prennent de l’importance. Pour autant, la guerre de l’eau ne devrait pas avoir lieu. Sous l’impulsion de l’Agence de l’eau Adour Garonne, de nouveaux outils sont créés pour garantir une meilleure gestion de la ressource. 

Au printemps 2019, est ainsi apparu le premier Comité départemental de l’eau. Il rassemble experts, associations environnementales, élus, consommateurs, etc. C’est une instance de réflexion dont le secrétariat est assuré par le Conseil départemental, mais qui jouit d’une certaine indépendance. Son objectif : dégager une vision prospective pour adapter la consommation au changement climatique et prévenir les conflits d’usage. Ce comité s’est déjà réuni trois fois. 

Autre outil nouveau, un Schéma stratégique départemental d’alimentation en eau potable est en cours d’élaboration. Il doit dresser un état des lieux de la ressource et fixer les grandes lignes de l’exploitation aux horizons 2030 et 2050. Toutes les collectivités sont partie prenante, elles doivent s’entendre sur un diagnostic. Ce schéma sera dévoilé sans doute en 2021. Il devra aborder l’épineuse question des zones en cours d’urbanisation. Mais aussi tracer des pistes pour économiser l’eau et tenter de réduire le gaspillage d’eau potable. Chaque Girondin consomme jusqu’à 120 litres par jour, mais cinq à six seulement nécessitent d’être potables. Le reste part dans la douche, la vaisselle, les W.-C. ou le lavage de la voiture. Autant d’usages pour lesquels il faudrait trouver des ressources de substitution. Ce sera l’un des objets de ce schéma.

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Sud-Ouest du 23 janvier 2020 

Un troisième forage en suspens 

SAINT-JEAN-D’ILLAC / MARTIGNAS Visant à répondre à la croissance de la population, le projet des deux communes est au point mort

un troisième forage en suspens

Le syndicat intercommunal d’adduction d’eau et d’assainissement (SIAEA) de Saint-Jean-d’Illac et de Martignas-sur-Jalle travaille à la création d’un troisième forage pour faire face à l’augmentation de la population des deux communes. Le coût d’investissement avoisine les 2,5 millions d’euros, dont une subvention du Conseil départemental à hauteur de 500 000 euros. 

Actuellement, le syndicat gère en propre deux forages situés à Boulac, à Saint-Jean-d’Illac, et à Gabachot, à Martignas-sur-Jalle. Ils répondent aux besoins en eau potable de 15 209 personnes, selon le rapport d’exploitation de l’année 2018. Un troisième, également implanté à Boulac, est mis à disposition du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) pour faire des mesures sur les nappes. 

L’affaire devant les tribunaux 

Hervé Seyve, président du SIAEA, explique l’intérêt du troisième forage : « Les deux équipements en service sont sollicités 20h/24 pour l’un et 22h/24 pour l’autre. C’est au-dessus de la norme. On flirte avec la limite. Un gros incident technique pourrait nous mettre en difficulté.» La localisation du troisième forage a été déterminée après analyse géotechnique. Décision a été prise de l’implanter sur le site de l’ancienne station d’épuration de Saint-Jean-d’Illac. À ce stade, le forage piézométrique, pour s’assurer de l’absence de pollution du sol jusqu’à environ 30 mètres, a été réalisé. « Dans l’attente du retour définitif de l’hydrogéologue, les résultats sont a priori concluants », avance le président du syndicat. 

Le forage définitif est, lui, situé à une profondeur de 170 mètres. « Dans une zone de captage qui n’est pas en interaction avec les nappes de Bordeaux Métropole. D’un point de vue environnemental, on ne vient pas pénaliser les habitants de cette dernière.» 

Seulement voilà, le projet de troisième forage est actuellement au point mort. En cause, les menaces de plus en plus lourdes pesant sur l’existence même du syndicat intercommunal. Rattachée en 2013 à la Métropole (alors CUB, Communauté urbaine de Bordeaux), Martignas-sur-Jalle entend dépendre uniquement de Bordeaux Métropole en ce qui concerne les services d’eau potable et d’assainissement. Une sortie définitive du SIAEA pourrait conduire à la dissolution de ce dernier. Le maire illacais et président du syndicat s’oppose à ce scénario. L’affaire est actuellement devant les tribunaux.

 

 

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Sainte-Barbe

Sud-Ouest du 22 janvier 2020 

Une quinzaine de pompiers pour une même famille 

MACAU La Sainte-Barbe a été l’occasion samedi de faire le bilan de l’activité du centre de secours et de célébrer les Joubert, une famille de soldats du feu

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Dans la grande famille des sapeurs-pompiers volontaires de la caserne de Macau, on demande le chef, à savoir le commandant Fabrice Jaubert, baptisé amicalement «Babi». Et comme un Jaubert peut en cacher un autre, voici le jeune Thomas, 22 ans, pompier depuis quatre ans, qui a reçu le grade de caporal samedi soir, à l’occasion de la Sainte-Barbe. Il est pompier industriel à Ariane-Espace et prépare le concours de pompier professionnel. «J’adore me rendre utile. Pompier, c’est une passion depuis tout petit. J’aime le sport, l’entraide et la camaraderie qui règnent ici, l’esprit d’équipe… C’est une grande famille, au sens propre comme au figuré!» 

En effet, Vincent Jaubert, son père, adjoint à la vie citoyenne, associative et gestion des animations, assistait bien sûr à la cérémonie. Lui aussi a été sapeur-pompier volontaire il y a quelques années, tout comme son père. 

Et voilà, Daniel Jaubert, dit « le marcheur», frère du précédent et du chef, qui a été en 1966 un des premiers volontaires à intégrer la « vieille » caserne derrière l’église. « En 1967, se souvient-il, j’ai connu mon premier grand feu. C’était dans les marais de Labarde. On n’avait rien, ni matériel ni équipement. Je suis parti en catastrophe en chaussons et en short! Je suis revenu en lambeaux…» Ainsi, une quinzaine de Jaubert, hommes et femmes, ont été ou sont sapeurs-pompiers volontaires au centre de secours de Macau, qui compte 72 soldats du feu dont un officier supérieur, cinq officiers, deux infirmiers et six nouvelles recrues cette année. 

1 553 interventions en 2019 

En 2019, ils ont connu 1 553 interventions. Le chef Fabrice Jaubert a présenté son bilan aux personnes présentes: les maires Chrystel Colmont (Macau), Didier Mau (Le Pian-Médoc), Philippe Ducamp (Ludon-Médoc), Gérard Larrue, président de la DFCI (Défense des forêts contre les incendies) Pian/Macau, le major de la gendarmerie de Macau, le président de l’amicale… et plusieurs élus de la Communauté de communes (CdC) Médoc Estuaire, en compagnie du commandant adjoint au chef de groupement Paul Chemitte, sur le départ vers d’autres aventures. Il a également dressé le bilan du groupement et salué l’engagement des sapeurs-pompiers, «très attachés à leur caserne et très impliqués dans leur territoire». 

Par contre, il était attendu par les élus sur l’avenir de cette caserne vieillissante : « Votre tour viendra!» 

Quant au lieutenant Pascal Clairac, responsable de la section des jeunes sapeurs-pompiers (JSP), créée d’ailleurs par un autre Jaubert (le grand-père), il a annoncé avoir recruté en 2019 «19 nouveaux venus s’ajouter aux 14 déjà présents, soit un groupe de 33, un des plus importants de Gironde. Cinq d’entre eux vont se présenter au brevet national. Depuis 2010, nous avons 100% de réussite! C’est une équipe dynamique encadrée par quatre formateurs. Le 16 mai, Macau organisera d’ailleurs le rassemblement technique girondin de 700 JSP. Je fais moi aussi le vœu que le dossier de réhabilitation de la caserne voit le jour, ce qui permettrait d’avoir des vestiaires garçons et filles séparés, une salle de cours et un lieu de stockage pour le matériel de la section JSP» 

Quant à la maire Chrystel Colmont, elle a dit toute sa fierté d’avoir une caserne dans la commune, « une tradition séculaire où plusieurs générations se succèdent». Ferme, elle a aussi réclamé des travaux: «L’an dernier, c’était la même réponse. Il nous faut un centre de secours digne de cette équipe où il y a du cœur.»

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Sainte-Barbe

Sud-Ouest du 22 janvier 2020 

CISSAC-MÉDOC/PAUILLAC : 879 interventions au centre de secours

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Samedi, l’Amicale des sapeurs-pompiers de Pauillac, présidée par Christelle Geneves, organisait la traditionnelle célébration de la Sainte-Barbe. Après un dépôt de gerbes aux monuments aux morts de Cissac-Médoc, au son des percussions de la batterie fanfare « La Pauillacaise », la cérémonie s’est poursuivie dans la salle des fêtes de la commune (1). 

Le lieutenant Guillaume Moulin, chef du centre de Pauillac, a remercié l’assistance et dressé le bilan de l’année passée. « Les interventions passent de 955 à 879 et se répartissent ainsi: 64 accidents de la circulation, 89 incendies, 70 opérations diverses et 656 secours à personne», avec des événements marquants comme le violent feu de maison à Saint-Seurin-de-Cadourne avec le décès d’une personne, la chute d’un ULM à Saint-Estèphe (deux blessés légers) et l’incendie dans le port de Pauillac avec trois bateaux détruits. 

Guillaume Moulin a indiqué que les travaux de réhabilitation de la caserne étaient en très bonne voie et qu’il comptait «faire de ce centre le plus envié du groupement Nord-Ouest». 

«Investissement sans faille» 

Dans son discours, le colonel Éric Lendres a rendu un hommage appuyé à ses effectifs pour leur «investissement sans faille » lors d’interventions de plus en plus compliquées dans un secteur pas toujours facile. Il déplore les missions qui ne relèvent pas du ressort des sapeurs-pompiers, dites de « carence », très prégnantes dans le milieu rural où les sapeurs-pompiers restent le dernier rempart social et souvent le dernier service de proximité. 

Dans le Médoc, chaque année, c’est entre 40 et 50 interventions qui se passent mal (agressions physiques ou verbales). 

Quatre pistes pour la sécurité 

Pour y faire face, un groupe de travail, conduit par le président du Conseil départemental, a remis ses conclusions le 25 septembre, et quatre pistes ont été retenues : dotation de caméras piétons aux agents – dans le Médoc, deux centres en feront l’expérimentation l’été, Lesparre et Lacanau; équipement des véhicules du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de films au niveau de la carrosserie pour renforcer la protection des sapeurs-pompiers lors des caillassages et autres incivilités ; accompagnement renforcé des personnels dans les démarches et procédures administratives lors des dépôts de plainte; et enfin, sensibilisation des opérateurs du centre de traitement de l’alerte (CTA), le 18, pour mieux appréhender les situations délicates et identifier les appels inutiles. 

Pour finir cette belle célébration, la «séquence émotion»: le colonel Éric Lendres a annoncé qu’il quittait ses fonctions et passe le relais du commandement du groupement Nord-Ouest au lieutenant-colonel Éric Roy. Au passage, il ne manque pas de saluer à nouveau le bon esprit et le dynamisme du centre de secours de Pauillac. 

Hélène Guelou 

  1. En compagnie des maires Jean Mincoy (Cissac), Michelle Saintout (SaintEstèphe), Rémi Jarry (Vertheuil) et les conseillers départementaux Grégoire de Fournas et Sonia Colemyn 

REMISE DE GALONS 

Les sapeurs-pompiers Soum, Pelon et Sivassier, élevés au grade de première classe. Lapeyre et Daury, au grade de caporal-chef. Tessier, Lassalle et Codron, au grade d’adjudant

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Centrale du Blayais

Sud-Ouest du 22 janvier 2020 

Quel avenir pour la centrale du Blayais ? 

Le gouvernement publie sa feuille de route énergétique, qui prévoit la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035. Deux des quatre tranches de la centrale girondine sont concernées

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Depuis lundi, la programmation pluriannuelle de l’énergie(PPE) est accessible en ligne. La consultation du public est ouverte jusqu’au 19 février. Le document a des allures de feuille de route énergétique jusqu’en 2028, avec une étape intermédiaire en 2023 : faire fléchir la consommation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) de 35% en 2028 par rapport à 2012, favoriser le développement des pompes à chaleur, passer de 8 000 éoliennes terrestres, fin 2018, à 15 000 en 2028, parier sur le transport ferroviaire de marchandises, soutenir les ventes de voitures électriques, etc. 

Dans cet ensemble touffu de 395 pages, quelques-unes se distinguent. Elles cadrent la baisse de la part de l’électricité d’origine nucléaire, qui doit passer d’environ 75% des mégawattheures produits, bon an mal an, sur le territoire national, à 50 % en 2035. La loi a fixé ce cap. Reste à savoir quels bords tirer pour y parvenir. Un premier projet de PPE avait été publié il y a un an. Il mentionnait déjà le chiffre de 14 réacteurs à arrêter – EDF en exploite 58 actuellement en France – dans la gamme des 34 tranches de 900 mégawatts (MW), les plus anciennes en fonctionnement. Les neuf centrales nucléaires concernées en comptent deux, quatre ou six. 

À l’époque, le gouvernement avait précisé qu’aucun site industriel ne serait fermé en totalité, ce qui augurait un saupoudrage sur l’ensemble du parc 900MW d’EDF. On savait aussi que le plan incluait les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille et la plus controversée de France. Ils stopperont cette année. Le 22 février pour le premier d’entre eux et avant la fin juin pour le second. 

Le Blayais noir sur blanc 

La nouvelle mouture de la PPE reprend les enjeux noir sur blanc, en nommant les centrales visées. «EDF a proposé au gouvernement d’étudier la mise à l’arrêt de paires de réacteurs sur les sites du Blayais (Gironde), Bugey (Ain), Chinon (Indre-et-Loire), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Gravelines (Nord) et Tricastin (Drôme)», est-il écrit. Les fermetures seraient échelonnées entre 2030 et 2035, à l’exception de deux réacteurs à éteindre dès 2027-2028. Sept paires plus les deux tranches de Fessenheim égalent seize unités. «Le gouvernement pourrait également demander à EDF l’arrêt de deux réacteurs supplémentaires, en 2025-2026 », est-il indiqué dans le texte. 

Fermer les tranches deux à deux obéit à une logique industrielle. À la centrale du Blayais, bâtie au bord de l’estuaire de la Gironde sur le territoire de la commune de Braud-et-Saint-Louis, les quatre tranches fonctionnent par paire, avec une salle des machines pour deux unités. Elles ont été raccordées au réseau électrique entre 1981 et 1983. 

Des craintes pour l’emploi 

Sollicitée hier, la direction de la centrale girondine ne commente pas. Elle se borne à souligner que la nouvelle PPE «nomme les centrales que l’on savait déjà concernées » par la première version du texte, l’an passé. À la CGT du Blayais, en revanche, cette seconde couche ravive les inquiétudes. La centrale compte 1 300 salariés, auxquels il faut ajouter 700 sous-traitants qui travaillent en permanence sur le site. Et 1 200 à 2 500 salariés de prestataires lors des arrêts de tranche programmés pour recharger les réacteurs en combustible nucléaire. 

C’est évidemment énorme à l’échelle d’un bassin d’emplois comme celui de Blaye et de sa région. «Il faut aussi penser à tous les emplois indirects générés par le nucléaire, des commerces aux écoles qui accueillent les enfants des personnels», souligne John Gazziero, délégué syndical CGT à la centrale. 

«Le personnel est en colère» 

Si le Blayais devait stopper deux de ses quatre réacteurs, il perdrait la moitié de ses capacités industrielles mais il est difficile, à cette date, d’en évaluer finement les conséquences sur l’emploi. Le démantèlement et la reconversion de Fessenheim seront lourds d’enseignements à ce sujet.

«C’est un vrai gâchis industriel et financier auquel nous sommes opposés par principe car il va fragiliser le réseau électrique. Le personnel est en colère. On lui demande de s’investir et d’être performant, notamment sur les arrêts de tranche, où l’on s’inscrit dans un calendrier rigoureux. On exige des gens la qualité des opérations de maintenance et, de l’autre côté, on leur dit que tout ça ne sert à rien », poursuit John Gazziero. Pour la CGT du Blayais, ce dossier s’ajoute à celui de la réforme des retraites, qui mobilise déjà le syndicat. 

Bientôt des gros travaux

À Braud-et-Saint-Louis, on s’apprête à vivre quelques années d’incertitude. Les fermetures de réacteurs «seront confirmées trois ans avant leur mise en œuvre », précise la PPE. Pour chaque unité, elle interviendra après la quatrième visite décennale, l’examen approfondi des quarante ans. Au Blayais, ces «VD4» vont s’échelonner de 2022 à 2025. 

Elles coïncideront avec de gros travaux de modernisation. On envisage par exemple d’équiper les réacteurs de 900MW de récupérateurs de corium, le magma ultrachaud qui résulte de la fusion du cœur nucléaire en cas d’accident majeur. C’est le programme « grand carénage » qui, au Blayais, doit se traduire par un investissement d’un milliard d’euros étalé sur la décennie. Est-il bien pertinent, si deux des réacteurs doivent fermer avant 2035 ? Selon un bon observateur du dossier, la mise de fonds, aussi colossale soit-elle, sera amortie en l’espace de dix ans.

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Surveillance des plages

Sud-Ouest du 22 janvier 2020

2020 01 22 SO Recrutement de sauveteurs

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Grève des manipulateurs radio

Sud-Ouest du 22 janvier 2020

2020 01 22 SO Crise hospitalière suite

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21 janvier 2020

Sainte-Barbe

Sud-Ouest du 21 janvier 2020 

Listrac-Médoc : Les pompiers ont fêté la Sainte-Barbe

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Selon une tradition bien établie, tout le corps des sapeurs-pompiers du centre de Castelnau s’est retrouvé samedi 12 janvier, au soir, à la salle polyvalente pour être accueilli par le maire, Alain Capdevcielle, et célébrer la Sainte-Barbe. 

Ce rassemblement a eu lieu après le dépôt de gerbes au monument aux morts et une minute de silence observée en hommage aux collègues disparus. Une cérémonie à laquelle assistaient notamment Pascale Got et Dominique Fedieu, conseillers départementaux, et les maires des communes dans lesquelles le centre intervient en priorité : Patrick Baudin (Avensan), Éric Arrigoni (castelnau), Christian Lagarde (Moulis et président de la Communauté de communes Médullienne), et la gendarmerie. 

Plus d’interventions 

Le capitaine Corentin Fuster, chef du centre, a pris la parole pour remercier et féliciter les personnels et dresser un premier bilan de l’année 2019. Il a noté, notamment, une augmentation de 8,4 % des interventions (1139 en 2019 contre 1050 en 2018). Le centre a effectué 116 jours de garde de feux de forêt, alors que les sapeurs pompiers volontaires ont été sollicités 346 fois pour des événements climatiques ou pour des renforts de d’intervention avec un VSAB (transport de blessés ou malades). 

Le commandant Paul Chemitte, adjoint au chef du groupement Nord Ouest du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) de Lesparre, a dressé le bilan des activités des pompiers pour le département et pour le groupement. « Voilà cinq ans que le lieutenantColonel Lendres et moi-même sommes arrivés à la tête du groupement. Merci à vous tous, pompiers et élus, pour les excellentes relations que nous avions. Demain, c’est le lieutenant-colonel Leroy et le commandant Carrière qui nous remplacent », déclarait celui-ci. 

Quelques chiffres ont ensuite été livrés. Dans le département on compte, pour 2019, 15 000 appels, 13 600 interventions, soit 5% en augmentation, et, pour les secours à personnes, une augmentation de 6 %. On note également 500 départs de feux de forêts, avec 416 hectares détruits et 115 sapeurs pompiers recrutés. 

Financement supplémentaire  

Le groupement de Lesparre comptabilise pour sa part 9600 interventions, 72 départs de feux de forêt pour 29 hectares détruits. À noter aussi que deux casernes sont en construction, Pauillac et Le Porge, et que le centre de Castelnau est en rénovation.  

« Les différentes agglomérations de Gironde se sont enfin accordées sur le financement supplémentaire de 8,5 millions d’euros du SDIS 33 en 2019 et 2020. De quoi déployer sur le terrain 17 hommes supplémentaires et du nouveau matériel pour accompagner la forte progression de l’activité des pompiers girondins », concluait Dominique fedieu, conseiller départemental, membre de la commission du SDIS.

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