Gironde Vigilante

08 avril 2021

Feu de forêt

Sud-Ouest du 8 avril 2021

2021 04 08 SO Incendie d'Avensan Les pompiers sont toujours sur place

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Covid-19

Sud-Ouest du 8 avril 2021 

2021 04 08 SO AstraZeneca le rapport bénéfices risques reste positif

Feu vert de l’ARS pour l’AstraZeneca 

L’ARS confirme les bénéfices de l’AstraZeneca. Néanmoins, les cas de caillots sanguins sont avérés mais « très rares »

2021 04 08 astraLe vaccin AstraZeneca était de nouveau pointé du doigt. LAURENT THEILLET / ARCHIVES SO 

L’Agence européenne du médicament n’a donc pas traîné. Il faut dire qu’il y avait urgence à éteindre le début d’incendie déclenché par Marco Cavaleri, l’un de ses responsables. Mardi, dans la presse italienne, ce dernier a, en effet, affirmé qu’il y avait bien un lien entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés dans différents pays européens. Semant de nouveau le doute autour de ce vaccin. Ce mercredi après-midi, 24 heures plus tard donc, l’EMA a rendu un nouvel avis. Et celui-ci comporte des nuances importantes. 

En effet, lors d’une conférence de presse organisée à Amsterdam, Emer Cooke, la directrice exécutive, a indiqué que le rapport bénéficerisque du vaccin AstraZeneca face au virus restait positif. 

« Les bénéfices du vaccin AstraZeneca, en termes de prévention, sont supérieurs aux risques. Le Covid-19 est une maladie très sérieuse. Ce vaccin sauve des vies. Il est très efficace. » Pas question donc d’écarter AstraZeneca de l’arsenal vaccinal. Lequel repose sur deux autres vaccins : Pfizer et Moderna, en attendant le quatrième de l’américain Johnson & Johnson, connu sous le nom de Janssen. 

Le risque reconnu 

En revanche, si l’EMA maintient sa confiance à AstraZeneca, son avis a évolué sur la question des risques. Alors qu’en mars, elle avait écarté tout lien de « causalité » entre ce vaccin et la formation de caillots sanguins, mercredi, par la voix d’Emer Cooke, elle a reconnu que ces cas étaient « inhabituels » et « très rares ». En conséquence, et l’organisme a été on ne peut plus clair sur le sujet : ils doivent « être répertoriés comme effets secondaires possibles du vaccin. » Dit autrement : l’existence de ce risque est désormais reconnue. Et on ne peut plus l’ignorer. 

18 cas mortels 

Pour aboutir à cette conclusion, qui vient donc confirmer les propos de Marco Cavaleri, l’EMA a étudié en détail 62 cas de thrombose du sinus veineux cérébral et 24 cas de thrombose de la veine splanchnique, dont 18 mortels. Des cas issus de la base de données de l’Union européenne sur la sécurité des médicaments au 22 mars et du Royaume-Uni où plus de 25 millions de personnes ont reçu ce vaccin. 

Toutefois, si le lien est établi entre ces effets secondaires et le vaccin, l’EMA n’a pas été en mesure d’en établir la raison exacte. À ce stade, les experts font les observations suivantes : les caillots sanguins se sont produits dans les veines du cerveau (thrombose du sinus veineux cérébral), de l’abdomen (thrombose veineuse splanchnique) et dans les artères ; de faibles taux de plaquettes sanguines et parfois des saignements ont aussi été constatés. 

Repérer rapidement 

La plupart des cas concernent des personnes de moins de 60 ans et des femmes. Pour autant, l’âge et le sexe ne sont pas considérés comme « des facteurs de risque évidents ». Comme l’écrit l’EMA : « Aucun facteur de risque spécifique n’a pu être identifié, sur la base des données actuelles. » Le régulateur européen évoque néanmoins une possible réaction « immunitaire » face au vaccin. Il n’empêche. Comme l’a expliqué la directrice exécutive de l’EMA : « Il est important que les personnes vaccinées et les professionnels de santé soient conscients des signes et des symptômes de ces troubles inhabituels de la coagulation sanguine et puissent les repérer rapidement pour minimiser le risque. » 

Concrètement, ces signaux inquiétants sont : l’essoufflement, la douleur de poitrine, le gonflement de la jambe, des douleurs abdominales (ventre) persistantes, des symptômes neurologiques, y compris des maux de tête sévères et persistants ou une vision trouble et de minuscules taches de sang sous la peau dans l’environnement de la zone d’injection. 

Par cet avis, l’EMA vient donc conforter à nouveau le vaccin AstraZeneca. La France en attend, pour le mois d’avril, un peu moins de 3 millions de doses. En clair : si Pfizer reste le vaccin le plus utilisé, se passer d’AstraZeneca aurait singulièrement compliqué la tâche du gouvernement.

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2021 04 08 SO 73 pour cent des résidents en Ehpad ont été vaccinés

2021 04 08 SO Préparer la fin du confinement

2021 04 08 SO Confusion sur l'accueil des enfants de soignants

2021 04 08 SO Le vaccibus repart pour une deuxième tournée

2021 04 08 SO Le vaccibus repart pour une deuxième tournée2

2021 04 08 SO Les résidents des mille fleurs ont été vaccinés

2021 04 08 SO Le centre de vaccinations de Rions a ouvert ses portes hier matin2021 04 08 SO Opération de dépistage

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Projet de loi sur la fin de vie

Sud-Ouest du 8 avril 2021

2021 04 08 SO Les députés girondins tous favorables à la proposition Falorni

2021 04 08 SO Les députés girondins tous favorables à la proposition Falorni2

2021 04 08 SO Projet de loi sur la fin de vie

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Nucléaire français

Sud-Ouest du 8 avril 2021

2021 04 08 SO Déficit d'anticipation pour le nucléaire français

2021 04 08 SO Déficit d'anticipation pour le nucléaire français2

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07 avril 2021

Feu de forêt

LCI du 7 avril 2021

Incendie à Auriol : 155 évacuations 

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Covid-19

Sud-Ouest du 7 avril 2021 

AstraZeneca : la vaccination de nouveau rattrapée par le doute 

Un responsable de l’Agence européenne du médicament assure qu’il y a un lien entre ce vaccin et les cas de thrombose. La France vise néanmoins 2 millions d’injections cette semaine

2021 04 07 astraLes premiers candidats à la vaccination ont fait la queue hier à l’extérieur du stade de France, avant d’être pris en charge. THOMAS SAMSON / AFP 

Si on ne compte plus les semaines « décisives » depuis le début de l’épidémie, il y a un an, la pression risque néanmoins de monter encore d’un cran sur le front de la vaccination. En effet, mardi, Marco Cavaleri, le responsable de la stratégie vaccinale au sein de l’Agence européenne du médicament, l’AME, a reconnu un lien entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son injection. Une mauvaise nouvelle donc. Et ce d’autant plus que l’EMA soutenait jusque-là le contraire. 

Or, dans cette interview au quotidien italien « Il Messaggero », Marco Cavaleri a opéré une véritable volte-face : « Nous pouvons désormais le dire, il est clair qu’il y a un lien avec le vaccin ». Certes, comme il l’a expliqué, ce « lien » n’est pas encore établi. Mais l’EMA y travaille et elle doit rendre un nouvel avis d’ici au 9 avril. Autant dire que celui-ci est très attendu. En particulier en France. 

Statu quo 

Chez nous, en effet, Emmanuel Macron a déjà suspendu une première fois la vaccination avec AstraZeneca entre le 16 et le 18 mars. Précisément pour laisser le temps à l’EMA de rendre un nouvel avis concernant ces effets secondaires apparus dans plusieurs pays d’Europe ces dernières semaines. Une fois son feu vert obtenu, la vaccination avec AstraZeneca a repris le 19 mars. Mais après les propos de Marco Cavaleri, l’heure est de nouveau à l’incertitude. Même si, dans la foulée, un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a réaffirmé que la balance bénéfices-risques continuait de peser « largement » en faveur de ce vaccin. 

Toujours est-il que mardi, au ministère de la Santé, on reconnaissait attendre le nouvel éclairage de l’EMA : « Notre position est constante sur ce dossier : suivre les préconisations scientifiques. » Traduction : l’heure est au statu quo. Toutefois, la situation a ouvert une autre question. Plus de 600 000 personnes de moins de 55 ans ayant déjà reçu une première injection d’AstraZeneca, en particulier les soignants, quid de la seconde dans ce contexte ? Sur ce point, c’est la Haute Autorité de santé qui doit se prononcer d’ici à la fin de la semaine. 

« Pas de défiance » 

Mais ce n’est pas tout. Les lignes pourraient aussi bouger sur le public-cible de l’AstraZeneca. En effet, alors qu’il est notamment administré aux 55-70 ans avec comorbidités et à toutes les personnes de plus de 70 ans, son ouverture aux 55-70 ans sans comorbidités pourrait être étudiée. Reste à savoir si ce vaccin aura encore la confiance de la population. Sur ce point, mardi, le ministère de la Santé estimait, qu’au-delà de la désaffection constatée dans les Hauts-de-France ce week-end, il n’y avait « pas de défiance » : « Sur le terrain, les professionnels de santé demandent de plus en plus de doses. AstraZeneca trouve son public. » Une certitude : les prochaines livraisons de ce vaccin seront conséquentes : « Un peu moins de 3 millions de doses sont attendues en avril. » 

En attendant, le ministère de la Santé maintient les objectifs fixés par Jean Castex. Soit : 10 millions de premières injections à la mi-avril, 20 millions à la mimai et 30 millions à la mi-juin. La semaine dernière, 1,9 million d’injections ont été réalisées avec les trois vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca dont les trois-quarts en première injection. 

Quant à la semaine en cours, si le lundi de Pâques n’a pas fait recette, malgré plusieurs centres ouverts, l’objectif n’en reste pas moins élevé. Le ministère de la Santé vise en effet 2 à 2,2 millions de vaccinations dont près de 1,7 million de premières injections. 

La « proximité » 

Les prochains jours seront aussi marqués par l’ouverture des vaccinodromes. À ce stade, une quarantaine d’installations de ce type doit entrer en service sur l’ensemble du territoire. Ces sites de grande capacité devraient permettre de vacciner au minimum près de 1 000 personnes par jour. Mais le but affiché est bien de les associer à la vaccination de ville assurée par les médecins, les pharmaciens et les infirmiers. Et pas de « siphonner » ce réseau. Lequel assure un peu moins de 100 000 injections par jour et doit recevoir 1,2 million de doses d’ici au 16 avril. « La proximité doit demeurer », souligne-t-on à la Direction générale de la santé.

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2021 04 07 SO Objectif vacciner à tour de bras

 

2021 04 07 SO Nouvelle-Aquitaine les vaccins sont là les vaccinodromes ouvrent

2021 04 07 SO Nouvelle-Aquitaine les vaccins sont là les vaccinodromes ouvrent2

2021 04 07 SO Nouvelle-Aquitaine les vaccins sont là les vaccinodromes ouvrent3

Sud-Ouest du 7 avril 2021 

Vitemadose, un site pour trouver des rendez-vous rapides

2021 04 07 vitemadose

 Avec l’aide de dizaines de bénévoles, le créateur de CovidTracker, Guillaume Rozier, a lancé le site Vitemadose pour faciliter la prise de rendez-vous, rapidement et à proximité 

Les courbes de l’évolution de l’épidémie présentées par le gouvernement lors des fameuses conférences de presse du jeudi sont parfois signées CovidTracker. 

Elles sont produites par un site indépendant, développé par Guillaume Rozier, 24 ans, spécialiste de l’exploitation des données informatiques. 

En un an, CovidTracker est devenu la référence pour suivre les indicateurs de l’épidémie. Après avoir intégré en début d’année l’avancement de la campagne de vaccination en France (VaccinTracker), le nouvel outil, Vitemadose, apporte un nouveau service : en un clic, il facilite la recherche de rendez-vous disponibles, rapidement et à proximité. 

Créé en 72 heures 

« J’ai moi-même été confronté à la difficulté de trouver un rendez-vous de vaccination pour un proche », explique Guillaume Rozier. « Pour connaître les disponibilités, il faut explorer les quatre plateformes de réservation existantes, rechercher dans différentes villes, téléphoner… Bref, c’est compliqué. Et beaucoup de centres de vaccination ne sont pas forcément référencés sur ces plateformes. » L’idée de « Vitemadose » germe alors dans l’esprit de Guillaume Rozier, pour automatiser cette recherche fastidieuse. 72 heures plus tard, une première version voit le jour, le jeudi 1er avril, avec seulement la plateforme Doctolib. 

Le service s’est étoffé depuis, grâce à une centaine d’ingénieurs, développeurs et spécialistes de codage qui ont répondu à l’appel à compétences de Guillaume Rozier, pour scruter les quatre plateformes de réservations (Doctolib, Maiia, Keldoc et Ordoclic). « Une vingtaine y ont consacré de nombreuses heures, jour et nuit, par goût du défi technique ou par envie d’être utile à un projet collectif. » 

Ouverture des données 

Mais pourquoi ce service n’a-t-il pas été développé par l’État dès janvier ? « Ce que l’on voit là, c’est l’aboutissement de la stratégie nationale Opendata avec des applications précieuses au niveau local ou dans le milieu associatif », constate Florent Jaby, un des développeurs bénévoles. « Dans le cadre d’un projet comme Vitemadose, on peut être utile et on avance plus vite que l’administration qui doit légitimement respecter des contraintes plus lourdes. » 

Aux États-Unis aussi, Turbovax aété développé par un ancien ingénieur d’Airbnb, d’où vient aussi le créateur de Covidliste. Grâce à ce site, également lancé la semaine dernière, les volontaires à la vaccination s’inscrivent sur les listes d’attente des centres de vaccination pour bénéficier éventuellement des doses à ne pas gâcher en fin de journée… 

Guillaume Rozier refuse de porter un jugement sur l’action politique. « Plutôt que de montrer du doigt ce qui n’a pas été fait, ce qui compte c’est que l’État mette à disposition toutes les datas sans lesquelles on n’aurait rien pu faire. En ouvrant ces données, l’Administration admet que des citoyens, des privés, peuvent en faire une utilisation plus adaptée, plus innovante. » Dans l’intérêt de tous.

2021 04 07 SO En bref

2021 04 07 SO Opération de dépistage demain à Hostens

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Projet de reconstruction de Nouveau CHU de Bordeaux

Sud-Ouest du 7 avril 2021

2021 04 07 SO Top départ pour le nouveau CHU

2021 04 07 SO Top départ pour le nouveau CHU2

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Médiator

Sud-Ouest du 7 avril 2021

2021 04 07 SO Médiator le parquet de Paris fait appel

2021 04 07 SO Médiator le parquet de Paris fait appel2

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06 avril 2021

feu de forêt

Sud-Ouest du 6 avril 2021

2021 04 06 SO Médoc incendie d'avensan

2021 04 06 SO Incendie d'Avensan Il faut être plus attentif aux activités en forêt

2021 04 06 SO Incendie d'Avensan Il faut être plus attentif aux activités en forêt2

2021 04 06 SO Incendie d'Avensan Il faut être plus attentif aux activités en forêt3

2021 04 06 SO Avensan La zone de l'incendie toujours sous surveillance

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Covid-19

Sud-Ouest du 6 avril 2021

2021 04 06 SO 240 millions pour le CHU de Bordeaux 

Olivier Véran : « Les mesures ont eu un premier impact positif » 

Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, au cours d’une interview exclusive à « Sud Ouest », annonce une aide de l’État pour la refonte du CHU de Bordeaux – dans le cadre du Ségur de la santé – et fait un point sur la hausse des salaires des soignants et la gestion de la crise du Covid-19

2021 04 06 véranL’État va soutenir le projet du Nouveau CHU de Bordeaux, qui s’élève à 1,2 milliard d’euros. GONZALO FUENTES/MAXPPP 

Il parle ce dimanche de Pâques, depuis le 7e étage du ministère des Affaires sociales et de la Santé, « dans mon bureau où je passe un formidable week-end ! » ironise-t-il. Pâques au boulot, donc, pour le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui se débat entre un nouveau confinement et des tensions avec l’APHP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris). 

Dans ce chaos médiatico-politico-sanitaire, le ministre a tout de même accepté une interview exclusive avec « Sud Ouest » pour annoncer le soutien financier de l’État à la refonte du CHU de Bordeaux. Occasion rare de faire un état des lieux en ce début de troisième vague épidémique. 

Le CHU de Bordeaux, qui compte plusieurs hôpitaux – Pellegrin, SaintAndré, Haut-Lévêque, Xavier-Arnozan –, entame un programme de restructuration totale, dont le financement sera pour partie assuré par l’État. Combien ? Et dans quel cadre ? 

Grâce au Ségur de la santé, et à son programme d’investissement et de reprise de dette des hôpitaux de 19 milliards d’euros, l’État va pouvoir soutenir fortement le projet du CHU de Bordeaux. Au total, ce sont 240 millions d’euros qu’il lui consacrera. Le CHU investit plus d’1,2 milliard d’euros en tout sur dix ans, dont 800 millions fléchés pour le projet Nouveau CHU, avec donc 240 millions d’aides de l’État. 

Cette enveloppe s’ajoute aux 4 millions d’euros débloqués par l’État pour les investissements du quotidien du CHU, au plus près du terrain : travaux de réfection, achat de matériel, amélioration de l’accueil des patients et des conditions de travail des soignants. 

Quelles sont les grandes lignes de cette opération Nouveau CHU de Bordeaux ? 

Reconnaître le rôle de pivot que le CHU de Bordeaux joue dans la Nouvelle-Aquitaine. Un million de patients y sont soignés chaque année. Il est classé CHU d’excellence, premier dans de nombreux domaines, bien placé en recherche : un fleuron du système hospitalier en France. Hélas, il accuse un taux de vétusté supérieur à la moyenne des CHU français. 

Ce projet permettra la modernisation des plateaux techniques sur tous les sites, surtout à Pellegrin et Haut-Lévêque. Le service des urgences de Pellegrin va être reconstruit, avec une augmentation de sa capacité pour répondre aux besoins, et un autre service d’urgence sera créé, lui, à Haut-Lévêque. Le projet va également donner un nouveau souffle à l’hôpital Saint-André, qui devient un hôpital de centre-ville moderne doté d’une maison de santé universitaire, d’un plateau de consultations médicales, d’un pôle de santé publique. 

Cette reconstruction nécessaire tientelle cas de la réalité sanitaire dans laquelle la pandémie du Covid-19 nous a plongés ? 

Bien-entendu. Tout ce que nous apprenons du Covid se retrouve dans le Ségur de la santé et dans les projets que nous soutenons. Et le CHU de Bordeaux et ses soignants ont été à ce titre d’une solidarité exemplaire pendant la crise. 

Par ailleurs, ce projet bordelais met au centre l’écologie, avec une véritable éco-conception des sites : limitation des consommations d’énergie des bâtiments, la climatisation naturelle sera favorisée, avec plus d’espaces verts. Sans oublier, dans ce projet global, l’incitation aux nouvelles mobilités pour ceux qui fréquentent ou qui travaillent à l’hôpital : accès piéton, promenades et aménagements cyclistes. 

Comment a été conçu ce Nouveau CHU, et comment va s’élaborer le suivi de ce chantier sur dix ans ? 

Ce projet a été élaboré en lien constant avec les soignants, porté par les responsables médicaux du CHU, l’Agence régionale de santé, et soutenu par l’ensemble des élus et des collectivités – les communes, la Région, le Département. Un vrai projet local. Je vais installer, dès la semaine prochaine, un comité stratégique territorial qui associera le directeur général de l’ARS, la préfète de Nouvelle-Aquitaine, les élus locaux et nationaux et les représentants des usagers pour pouvoir suivre et déployer le chantier. 

Qu’en est-il de la politique de fermeture des lits, de baisse des effectifs de soignants, alors qu’il a longtemps été question de favoriser les soins en mode ambulatoire au détriment de l’hospitalisation ? 

J’ai donné une impulsion nouvelle avec le Ségur de la santé : désormais, une telle restructuration ne doit pas s’accompagner de suppression de lits et de réduction du personnel. Le Nouveau CHU de Bordeaux a été initié en accord avec les médecins qui avaient participé, en 2019, à fixer les besoins en lits et en personnel. Or, avec l’épidémie, la donne a changé. J’ai donc demandé à ce qu’on requestionne le nombre de lits prévu, afin que l’on soit sûrs que ce projet réponde bien à tous les nouveaux besoins de santé du territoire. 

Un mégacentre de vaccination ouvre cette semaine –le 8 avril–, au Parc des expositions de Bordeaux, mais 240 centres sont aujourd’hui accessibles au grand public dans la région. La livraison de vaccins ne suit pas encore. Où en est-on ? 

Nous utilisons toutes les doses qu’on nous livre, et on vaccine au rythme des livraisons. Nous recevons de plus en plus de vaccins. Dès mercredi, seront livrées 1,3 millions de doses d’AstraZeneca et, en avril, la France recevra 2 millions de doses par semaine du vaccin Pfizer. 

On monte en puissance. Et cela se traduit dans le nombre de personnes vaccinées : la semaine passée, près de 2 millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin. En Nouvelle-Aquitaine, la vaccination marche bien : 97 % des personnes vivant en Ehpad ont reçu au moins leur première dose, près des deux tiers des personnes âgées, et 15 % de la population générale de la région. 

Aujourd’hui, un vaccin pose problème : l’AstraZeneca. Outre les difficultés liées aux livraisons, il suscite de la défiance en raison des risques de thrombose associés. Pourrait-on poursuivre la campagne sans ce vaccin ? 

On ne fera pas sans ce vaccin ! Quand il y a eu un doute sur AstraZeneca au niveau européen, nous avons réagi tout de suite et suspendu son utilisation. Puis, en nous fondant sur les avis des autorités sanitaires indépendantes, nous l’avons reprise en la limitant aux personnes de 55 ans et plus. Ce vaccin est sûr et efficace, mais il pâtit d’une mauvaise presse, au-delà des risques identifiés. 

AstraZeneca fait partie de notre stratégie vaccinale : les médecins, les pharmaciens vaccinent avec et, cette semaine, les infirmiers à domicile vont enchaîner. À mesure que l’Europe livre des informations, on sera capable de pivoter, ce qui ne veut pas dire qu’on change d’avis, mais qu’on tient compte des informations scientifiques. 

Le conseil scientifique, qui a été très écouté durant la première année de la pandémie, traverse une pause médiatique. Quelle est sa place aujourd’hui vis-à-vis de l’exécutif ? 

L’objectif prioritaire du conseil scientifique est d’éclairer les politiques dans les décisions qu’ils doivent prendre. En cela, il joue parfaitement son rôle. Il participe aussi à informer le grand public. Si vous considérez que ses membres sont moins présents dans les médias, ce serait en tout cas de leur propre choix. Nous les avons sollicités pour nous éclairer sur la tenue des élections régionales et départementales. Leur avis, que nous venons de recevoir, n’est pas aussi éclairant qu’on aurait pu l’imaginer. 

Pensez-vous que le mois d’avril suffira à contenir la flambée épidémique ? 

Dans les départements où l’on avait instauré des mesures de freinage, aujourd’hui généralisées à tout le pays, on constate un écart qui se creuse avec le reste du territoire. L’épidémie y augmente moins vite ces derniers jours qu’ailleurs. Donc les mesures ont eu un premier impact positif. 

Ma vigilance, après la question épidémique, est celle du pic sanitaire en réanimation. Je n’ai pas de certitude, mais j’espère fort, qu’en mai, la vaccination et les beaux jours aidant, nous aurons surmonté cette nouvelle vague.

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2021 04 06 SO Certains soignants vont gagner 5 000 euros de plus par an

 

2021 04 06 SO Le vaccinodrome du parc des expositions ouvrira le jeudi 8 avril

2021 04 06 SO Rive droite Un troisième centre de vaccination en vue

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