Gironde Vigilante

13 novembre 2018

Incendies en californie

Sud-Ouest du 13 novembre 2018 

Incendies en Californie : 42 morts, le pire bilan de l’histoire de cet État américain

42 morts

Trois incendies sévissent en Californie, aucun n'est encore entièrement maîtrisé. JOSH EDELSON / AFP 

Ce bilan n’est peut-être que provisoire, le sinistre étant encore loin d’être contenu. 

Le bilan du "Camp Fire" en Californie est passé à 42 morts lundi soir, l’incendie de forêt largement le plus meurtrier de l’histoire de cet État américain. "Jusqu’à présent, les restes de 13 nouvelles personnes ont été découverts, ce qui porte le nombre total des morts à 42. Si je comprends bien, il s’agit de l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire" de la Californie, a déclaré le shérif du comté de Butte, Kory Honea. 

Il revenait ainsi sur sa déclaration initiale selon laquelle cet incendie était le plus meurtrier de l’histoire de l’ensemble des États-Unis. Le "Camp Fire", qui fait rage depuis jeudi au nord de la ville de Sacramento, a donc désormais fauché plus de vies que le "Griffith Park Fire" (29 morts vers Los Angeles en 1933).

42 morts 2CRÉDIT PHOTO : JOSH EDELSON / AFP 

Sans nouvelles de plus de 200 personnes 

Même s’il est difficile d’être catégorique en raison des failles et faiblesses des relevés, ce feu de forêt est vraisemblablement le plus meurtrier qui ait sévi aux États-Unis depuis un siècle, depuis le "Cloquet Fire" où avaient péri environ 1 000 personnes dans le Minnesota, en 1918. En outre, deux autres personnes sont mortes dans le sud de la Californie, ce qui porte le bilan total pour cet État à au moins 44 victimes.

Kory Honea avait expliqué dimanche que la recherche d’éventuels corps supplémentaires était "très très difficile", précisant que les autorités étaient toujours sans nouvelles de plus de 200 personnes. "Il y a tellement de décombres dans certaines de ces zones qu’il est très difficile de déterminer s’il pourrait y avoir des restes humains", a-t-il déclaré au sujet du "Camp Fire" qui a déjà dévasté plus de 45 000 hectares et quelque 6 453 bâtiments."...

2018_11_13_SO_Incendies_en_Californie_42_morts_le_pire_bilan_de_l'histoire_de_cet_Etat_américain

Posté par j_f_seguy à 12:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Incendie d'habitation

Sud-Ouest du 13 novembre 2018 

Bonzac : un cendrier met le feu à la maison

le-feu-s-est-propage-dans-toute-la-maisonLe feu s'est propagé dans toute la maison. ILLUSTRATION ANNE LACAUD 

C’est un cendrier rempli de mégots et jeté dans une poubelle qui est à l’origine du sinistre. 

Une habitation de 60 m2 a été entièrement détruite dans un incendie, lundi matin, à Bonzac. 

Un cendrier rempli de mégots et jeté dans une poubelle est à l’origine du sinistre qui s’est rapidement propagé de la cuisine aux autres pièces. 

L’occupant des lieux a eu le temps de sortir avec ses deux chiens. Personne n’a été blessé.

Posté par j_f_seguy à 11:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Conseil de l'ordre engage des poursuite

Sud-Ouest du 13 novembre 2018 

Des médecins urgentistes poursuivis par le Conseil de l’ordre 

BORDEAUX Ils avaient créé un centre d’urgences mais sans l’autorisation de l’Agence régionale de santé

des médecins urgentistes

"Il y a deux ans, le docteur Lahzar Benzine présentait le centre médical d’urgence de la rive droite qu’il venait d’ouvrir à Lormont dans l’agglomération bordelaise comme un projet pionnier, le premier du genre en France sans doute. Créée de toutes pièces, sans lien avec un hôpital ou une clinique, cette structure regroupant trois praticiens et cinq infirmières et dotée d’équipements de radiologie se voulait une réponse à l’encombrement des services d’urgences dans la Métropole. 

Deux ans plus tard, le Dr Lahzar Benzine fait plutôt profil bas. Samedi dernier, tout comme ses deux associés, les docteurs Abdallah Achouri et Nidhal Cherhabil, il était cité à comparaître devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins d’Aquitaine pour avoir enfreint différents articles du code de la santé publique."...

..."La compétence de ces trois médecins diplômés en Algérie avant de venir travailler en France n’est pas en cause. Professionnels confirmés, ils ont exercé à Libourne, Agen, Mont-de-Marsan et à Bordeaux, notamment au sein du service d’urgences de la polyclinique Bordeaux rive droite où l’idée de voler de leurs propres ailes leur est venue.

..."À l’époque, il n’était absolument pas question de concurrence déloyale mais de complémentarité. L’arrivée d’un nouveau directeur à la tête de l’établissement a changé la donne. »"...

2018_11_13_SO_Des_médecins_urgentistes_poursuivis_par_le_Conseil_de_l'ordre

Posté par j_f_seguy à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La commission locale d'information sur le nucléaire interdite au public

Sud-Ouest du 13 novembre 2018

2018 11 13 SO Centrale nucléaire

Posté par j_f_seguy à 11:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Budget 2019

Sud-Ouest du 13 novembre 2018 

Histoires de sous au menu du Conseil départemental 

POLITIQUE Séance plénière hier, sous la pression des dépenses publiques controversées

histoire de sous

"La séance plénière du Conseil départemental a été dominée par les histoires d’argent, hier. Et pas seulement parce que l’ordre du jour accordait une large place aux budgets 2018 (décision modificative) et 2019 (grandes orientations). L’argent et la souveraineté qu’il incarne sont au cœur du conflit entre les collectivités locales et l’État. Des collectivités à qui Paris serre la vis, jusqu’à mettre en péril, disent les élus locaux, le principe de libre administration.

Sur ce registre, le président PS du Conseil départemental, Jean-Luc Gleyze, n’est pas le dernier à ferrailler. Il l’a redit hier, lors de la plénière. Jean-Luc Gleyze a révélé qu’il venait de déposer un recours contre l’arrêté préfectoral qui ordonne au Conseil départemental de limiter à 1,2% la croissance de ses dépenses de fonctionnement. Impossible à tenir, explique Gleyze, dans un département en forte croissance démographique (+20 000 habitants par an). Surtout lorsque l’État tarde à payer ce qu’il doit au Département : allocation de solidarité, accueil des mineurs non accompagnés. «Si l’État prenait sa part, nous pourrions rester dans la limite du 1,2%.» 

«Dérapages importants» 

Gros sous encore concernant le budget 2019. Le Département n’aura pas besoin d’alourdir la fiscalité, mais il prévoit des dépenses en hausse : charges de solidarité, participation au service d’incendie et de secours, dotation des collèges… Il y en aura pour plus de 1 505 millions d’euros."...

2018_11_13_SO_Histoires_de_sous_au_menu_du_Conseil_départemental

Posté par j_f_seguy à 11:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Fin des lignes de téléphone fixes

Ouest France du 13 novembre 2018 

Téléphone. La fin des lignes fixes, c’est pour jeudi !

téléphoneL’opérateur historique Orange va commencer à couper le réseau téléphonique commuté (RTC) - autrement dit les lignes fixes traditionnelles - à partir de jeudi. Marc Ollivier/Ouest France 

Cette fois, on y est : l’opérateur historique Orange va arrêter de commercialiser le réseau téléphonique commuté (RTC) à partir de ce jeudi. On va donc vers la fin des lignes fixes traditionnelles. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour vous ? On fait le point ici, en sept questions clés.

Biip, biip, biip, biip… Occupé, pas libre, en dérangement ? Non. Plus raccordé, tout simplement. Orange l’avait annoncé dès cet été: l’opérateur téléphonique historique, autrefois baptisé France Télécom, n’installera plus de lignes fixes traditionnelles à partir de ce jeudi 15 novembre. Et il va progressivement désactiver ce qu’on appelle le « réseau téléphonique commuté » (RTC), après avoir effectué des tests sur un an jugés « concluants » dans 14 communes du sud-Finistère. 

Ne paniquez pas, cependant. Et ne jetez surtout pas votre téléphone : il va continuer à parfaitement vous servir. Démonstration en sept questions

Watch: Téléphone. La fin des lignes fixes, c'est pour jeudi !

L'opérateur historique Orange va commencer à couper le réseau téléphonique commuté (RTC) à partir de jeudi 15 novembre. Aujourd'hui, ces lignes " traditionnelles " (sans box Internet) concernent 8 millions de clients sur les 20 millions d'utilisateurs de téléphone fixe. Orange va donc cesser de commercialiser ces lignes fixes traditionnelles et leurs abonnements.

https://watch.wibbitz.com

La ligne fixe traditionnelle, c’est quoi ?"...

..."Quelle installation me faudra-t-il dorénavant ?"...

..."Comment vais-je effectuer le raccordement de la box ?"...

..."Faudra-t-il que je change de téléphone ?"...

..."Et si j’ai déjà une ligne fixe en fonction ?"...

..."Pourquoi Orange supprime-t-il cette technologie ?"...

..."Les fameuses prises en « T » vont-elles disparaître ?"...

2018_11_13_Ouest_France_Téléphone_la_fin_des_lignes_fixes_c'est_pour_jeudi

Posté par j_f_seguy à 11:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un monde sans pompiers

Nous avons déjà publié cette vidéo il y a quelques temps et nous rappelons que si pour l'instant, nous avons toujours un interlocuteur quand nous composons le 18, les casernes de pompiers, en zones rurales, sont loin d'être accessibles 24h/24, en particulier celles qui fonctionnent avec des sapeurs-pompiers d'astreinte à leur domicile.

La suppression des effectifs des sapeurs-pompiers professionnels dans certains centres est loin d'avoir amélioré les choses. 

Sud-Ouest du 12 novembre 2018 

"Imaginez un monde sans pompiers" : la vidéo choc pour sensibiliser au volontariat

imaginez un monde

Dans "Un monde sans pompier", un père de famille et son enfant, blessés dans un accident, ne trouvent personne pour les aider. CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE 

Le film, diffusé sur les réseaux sociaux, a déjà été vu plus de 1,2 million de fois. 

Un homme vient d’avoir un accident de voiture. Dans celle-ci se trouve son fils. Suite au choc, l’enfant est inconscient. Naturellement, le papa, lui aussi blessé, compose le 18. Mais le standard des pompiers sonne dans le vide. L’homme prend alors son enfant dans les bras et se rend, à pied et en boitant, au centre de secours. À l’entrée, une affichette annonce la mauvaise nouvelle : "Fermeture définitive par manque de personnel". 

Cette fiction inquiétante, rythmée par une musique angoissante, c’est celle que redoutent les pompiers des Ardennes, qui ont réalisé cette vidéo d’un peu plus de trois minutes fin septembre. À la fin du film, l’enfant se réveille de ce qui n’était qu’un cauchemar : "Allo, les pompiers ? Vous existez toujours ?". "Oui", lui répond l’opératrice. "Merci d’exister", lui dit l’enfant.

Un vrai "problème"

"Imaginez un monde sans pompiers. Agissons avant que ce cauchemar ne devienne réalité. Devenez sapeur-pompier volontaire". Le message qui ponctue le film est clair : il s’agit d’un appel à la mobilisation des citoyens pour cette mission d’intérêt public. Un message déjà vu plus de 1,2 million de fois sur Facebook. 

Car il n’est pas simple d’attirer des bénévoles qui représentent l’essentiel des effectifs des pompiers des Ardennes : ils sont actuellement 130 professionnels et 1 500 volontaires, qui réalisent 80% des interventions, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne. "C’est un problème journalier. On nous demande un effectif minimum de six personnes la journée. Il arrive que nous soyons trois", témoigne un capitaine au micro de la radio. 

Autre inquiétude, la mise en place d’une directive européenne qui "impose un temps de repos égal au temps de travail effectué dans la journée", explique un autre pompier. Un volontaire ne pourrait donc plus se mettre en astreinte au terme de sa journée de travail.

Posté par j_f_seguy à 11:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 novembre 2018

Champs captants : Le Président de la DFCI de Saumos prend la parole et fait des propositions

Le président de la DFCI de Saumos parle de l’eau du Médoc

A l’approche d’une décision irréversible peut-être à la fin de cette année 2018, pour alimenter la Métropole et le Département en eau potable, le président de la DFCI de Saumos et son conseil syndical sont mobilisés.

Nous, sylviculteurs de Saumos, sommes toujours fermement opposés au champ captant des Landes du Médoc dans sa configuration actuelle. La motion de la DFCI de Saumos votée à l’unanimité le 14 octobre 2017 reste complètement d’actualité. 

J’ ACCUSE 

J’accuse en effet tous nos décideurs – élus en tête, de tous bords - d’être en train d’organiser un gaspillage sans précédent d’une ressource exceptionnelle, notre eau souterraine du Médoc.

Je m’explique : cette nappe d’eau sous nos pieds à 200 mètres de profondeur possède une extraordinaire qualité, celle d’être totalement exempte de nitrates. Cette caractéristique ne se dément pas, puisque cela fait bientôt 40 ans que c’est celle que nous buvons à Saumos et au Temple. Mais c’est un trésor convoité ! Pensez donc, sans traitement ou presque, on pourrait la boire directement en sortie de forage. Mais aussi que d’envieux pour venir la capter sur nos territoires. On peut même la diluer et améliorer la potabilité de bien d’autres captages, où l’eau est de qualité bien médiocre ou même déjà polluée !!

Bien plus, certains la puisent dans la même nappe, du côté du Bassin. Et là, cette eau « de source » est si précieuse, combien vaut-elle alors ? Plusieurs centaines de fois le prix de l’eau à notre robinet…Quelle aubaine !

Quelle est donc l’utilité publique de cette eau ?

L’eau potable oui, celle que l’on boit ou qui sert à cuisiner, oui, elle est sans aucun doute le patrimoine de tous, nul ne le conteste.

Mais l’eau pour se laver, pour les toilettes, pour arroser le jardin, laver la voiture ou les locaux, remplir la piscine, bref pour notre confort, celle-là n’a nul besoin d’une potabilité irréprochable : est ce l’utilité publique que d’utiliser de la sorte notre « eau de source » du Médoc ? En faire cet usage, c’est du gaspillage caractérisé, surtout de nos jours où l’on sait maintenant que la bonne eau va manquer dans un futur proche, changement climatique oblige ! 

EAU POTABLE et EAU GRISE 

Oui à l’eau potable de qualité, non à cette même eau utilisée pour notre de confort.

Car l’eau doit et peut être utile à plusieurs usages. Le deuxième usage, c’est ce que l’on appelle «l’eau grise».

Ne pas gaspiller, c’est d’abord de faire un double usage de l’eau. Et les techniciens de l’eau chez Suez, chez Véolia, ils savent faire, ce n’est pas nouveau !

Ne pas gaspiller, c’est moins tirer sur la ressource ! Et moins tirer sur la ressource des nappes, c’est davantage protéger l’environnement.

La forêt sera affectée, faiblement nous disent les études, mais tout n’a pas été pris en compte. Et l’administration n’a aucun moyen de contrôler !! Ou bien est-elle muselée ? Pourtant, ce qui ressort, c’est que une partie des eaux de surface, celle qui provient de la pluie, contribue à alimenter le futur captage. De fait, la forêt « attire » la pluie : 14% de pluviométrie supplémentaire au dessus des forêts, c’est un chiffre moyen, mais ce n’est pas rien ! Autant dire que la forêt est un atout pour le champ captant des landes du Médoc. On devrait même le rebaptiser « champ captant des forêts du Médoc ». 

Avec le champ captant, la forêt produira moins de bois nous disent encore les études : combien, on ne sait pas exactement. Par ailleurs, l’Etat nous demande de « sortir » toujours plus de bois de nos forêts. Où est la cohérence ?

Moins d’eau de surface, moins de biodiversité, moins de bois. Et l’Europe qui a largement financé la reconstitution de la forêt médocaine, suite aux tempêtes de 1999 et 2009 a-t-elle donné son feu vert au projet ? Où est l’intérêt général ?

Que les propriétaires ne rêvent pas trop : autour du champ captant, il y aura un périmètre de protection, qui imposera des règles, notamment en matière d’urbanisme. Moins il y a d’habitants sur les zones de drainance, mieux c’est. Pas de construction nouvelle, pas de développement , ce sera la règle ou du moins le principe, pour nos communes où il n’existe pas de station d’épuration. Ou est l’intérêt général ? 

UN ACCORD POSSIBLE 

Après un simulacre de concertation depuis bientôt 4 années, chacun campe sur ses positions. Alors que faire maintenant dans nos communes ? Si finalement, il devait y avoir une négociation, chacun devra faire un pas.

Certains estiment que la voie du dessalement de l’eau de mer devrait être sérieusement étudiée. Ce n’est pas réaliste, car les techniques de dessalement consomment une quantité considérable d’énergie, surtout à l’échelle d’un tel projet ; de plus ces techniques génèrent des saumures polluantes qu’il faudrait bien rejeter quelque part.

Alors, demandons à Bordeaux Métropole, la plus importante consommatrice d’eau de s’engager résolument dans l’utilisation des eaux recyclées (les eaux grises) avec un objectif de consommation de 5 Mm3 par an dans un premier temps.

Donnons en contrepartie notre accord pour exploiter le champ captant à 50% de sa capacité envisagée, à 5 Mm3 par an pendant une période probatoire de quelques années, en réservant à l’eau du Médoc, un usage exclusif d’eau potable.

Au delà de cette période probatoire, la situation nouvelle pourrait être réévaluée. Augmenter la production du champ captant des forêts du Médoc, pourquoi pas ? Autant que la production d’eau grise, pourquoi pas ? Et, rêvons un peu, dans la mesure où aucune nuisance n’aurait été décelée, ne pourrait-on pas consacrer quelques milliers de m3 de cette eau de source à une commercialisation en bouteille, histoire de créer pour les communes du champ captant, une ressource fiscale d’appoint.

N’est ce pas là une piste – nous n’avons pas d’autre prétention – pour mieux discerner l’intérêt général ? 

Jean PERAGALLO

Docteur en géologie de l’environnement,

Ingénieur géologue, 

Gérant de groupements forestiers

Président de la DFCI de Saumos

Posté par j_f_seguy à 10:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Incendies en Californie

BFMTV du 12 novembre 2018 

En Californie, les incendies ont fait au moins 31 morts

En Californie, les incendies ont fait au moins 31 morts

En Californie, les incendies qui sévissent depuis plusieurs jours ne faiblissent pas. Ils ont fait au moins 31 morts, et contraint plus de 250.000 personnes d'évacuer leur domicile. 8000 pompiers luttent contre ces feux aux deux extrémités de l'Etat.

https://www.bfmtv.com

LCI du 12 novembre 2018 

VIDÉO - Californie : les images saisissantes des incendies les plus destructeurs de l'histoire

EN DIRECT - Incendies en Californie : les images saisissantes des feux les plus meurtriers de l'histoire de la région

Actualités International : EN IMAGES - Les pompiers californiens continuent de lutter contre d'impressionnants incendies, d'ores et déjà désignés comme les plus destructeurs de l'histoire de l'Etat américain. Pour l'heure, on dénombre 31 morts et des milliers d'habitations détruites.

https://www.lci.fr

"Ils sont d'ores et déjà considérés comme les feux les plus destructeur de l'histoire de la Californie : les incendies qui ravagent l’État américain actuellement ont détruit des milliers habitations, et provoqué la mort de 31 personnes. Si les pompiers luttent sans relâche, on estime qu'il faudra près de trois semaines pour parvenir à vaincre les flammes. En tout, ce sont plus de 250.000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer leurs domiciles dans la région près de la capitale de cet État de l'ouest des États-Unis, Sacramento, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie."...

..."Et le bilan pourrait s'alourdir : 228 personnes sont toujours portées disparues. Les flammes ont parcouru 45.000 hectares et se trouvent aux portes de la forêt nationale de Plumas.  Les pompiers n'ont pour l'instant réussi à maîtriser l'incendie qu'à 25%."...

...""Il y avait des gens littéralement en train de brûler dans leur voiture, qui couraient dans les rues, en abandonnant leur véhicule, en train de mourir sur l'asphalte", a raconté un des habitants, les larmes aux yeux. "C'était la panique totale.""...

...""Nos hommes ont été confrontés à des conditions d'incendie extrêmes et difficiles qu'ils n'ont jamais vues de leur vie", a déploré le chef des pompiers du comté de Los Angeles."

2018_11_12_LCI_Vidéo_Californie_les_images_saisissantes_des_incendies_les_plus_destructeurs_de_l'histoire

Sud-Ouest du 12 novembre 2018

2018 11 12 SO Incendies en Californie 1

2018 11 12 SO Incendies en Californie

Posté par j_f_seguy à 10:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Gestion des forêts publiques

Sud-Ouest du 12 novembre 2018 

«L’industrialisation de la forêt doit cesser» 

ONF Syndicalistes et ONG se sont rassemblés fin octobre dans l’Allier pour publier un manifeste sur la gestion des forêts publiques

industrialisation de la forêt

Le 25 octobre, quelque 1 200 personnes se sont rassemblées au pied de la chênaie de Tronçais, dans l’Allier, pour dénoncer les méthodes industrielles d’exploitation de la forêt publique française et la «privatisation en cours» des activités de l’Office national des forêts (ONF). Cette initiative regroupait à la fois des syndicalistes de l’ONF et des associations de protection de la nature comme France Nature Environnement, la LPO et Greenpeace. Explications avec Philippe Berger, le secrétaire national du Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel (Snupfen ). 

« Sud Ouest » L’ONF a rétorqué qu’aucun projet de privatisation n’était en cours. Maintenez-vous l’accusation ? 

Philippe Berger L’ONF joue sur les mots. Il ne perdra pas son statut d’établissement public industriel et commercial. Mais il arrête de recruter des fonctionnaires pour les remplacer par du personnel sous contrat de droit privé. Ceci entrave les missions régaliennes de l’Office puisque ces personnels ne peuvent plus assurer les missions de police qui sont l’apanage des fonctionnaires: la surveillance du domaine, l’application du code de l’environnement et du code forestier. 

L’ONF vous oppose aussi que les prélèvements en bois sont stables dans les forêts domaniales… 

Sur les dernières années, peut-être. Mais l’augmentation de la récolte en forêt publique est sensible sur le long terme. On le voit bien dans la gestion des plantations. Auparavant, on laissait le pin maritime sur pied jusqu’à 70/80 ans. Aujourd’hui, c’est 35 ans. L’évolution est similaire sur le sapin pectiné ou le chêne, qui a été ramené de 180 à 120 ans. Il peut y avoir des évolutions dictées par les changements climatiques, mais on sait très bien que les forêts anciennes sont les plus riches en biodiversité. Comme les forêts mélangées. Or on pratique de plus en plus de monoculture, par exemple pour le Douglas et l’épicéa. Ce faisant, on affaiblit les sols. 

Quels seraient les motifs de cette évolution ? 

Transformer l’ONF en très grosse coopérative forestière dans une perspective de rendement. Nous n’avons pas en France de problème de déforestation, mais nous avons bel et bien un problème de «malforestation». Nous avons toujours, à l’ONF, des personnels indépendants qui luttent contre cette logique d’industrialisation. Elle doit cesser. Des générations de forestiers ont résisté à l’enrésinement des massifs réclamé par les marchands de bois. Cet enrésinement est aujourd’hui manifeste, par exemple avec le Douglas dans le Morvan. 

Quelle suite comptez-vous apporter au mouvement ? 

Ce lien entre lutte syndicale et combat pour la biodiversité avec le monde associatif est assez inédit. Nous avons publié un manifeste que nous soumettons aux politiques. Nous souhaitons que les citoyens se l’approprient. 

Recueilli par Jean-Denis Renard

Posté par j_f_seguy à 09:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]