Gironde Vigilante

03 décembre 2021

Covid-19

Sud-Ouest du 3 décembre 2021

2021 12 03 SO Omicron la course contre la montre

Sud-Ouest du 3 décembre 2021 

Le variant Omicron réveille partout l’insécurité sanitaire 

La diffusion rapide du nouveau variant fait ressortir l’insuffisance de la couverture vaccinale dans le monde. Elle menace d’accroître encore la fracture sanitaire

2021 12 03 omicronL’Allemagne a décidé, hier, d’interdire l’entrée des commerces « non-essentiels » aux personnes non-vaccinées. JOHN MACDOUGALL/AFP

Parti d’un foyer en Afrique australe, le nouveau variant du Covid-19, Omicron, déjà dominant en Afrique du Sud où il se répand de façon exponentielle, fait son chemin, suscitant les constats alarmistes des organismes internationaux, Nations Unies, FMI (Fonds monétaire international), OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) et OMS (Organisation mondiale de la santé) multiplient les constats alarmistes. 

« La fin de la pandémie est une question de choix », affirme Tedros Ghebreyesus. Pour le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, seules une meilleure couverture vaccinale et l’extension du dépistage permettront de vaincre le virus. Or, pour le moment, les lacunes béantes des pays pauvres dans ces domaines forment un « cocktail toxique ». 

1 Une progression rapide du virus 

Disons-le d’emblée : aucun décès associé à Omicron n’a été signalé à ce stade. En tout cas officiellement. Mais la propagation du variant, détecté désormais sur les cinq continents, est menaçante. En Afrique du Sud, où il a été identifié fin novembre, seulement un quart de la population est vacciné, ce qui lui ouvre un boulevard ainsi que dans les pays voisins. 

Rapidement, des premiers cas sont apparus à travers le monde. Au Nigeria et au Brésil, le virus a été détecté sur des voyageurs revenus d’Afrique australe. En Arabie saoudite, le voyageur infecté revenait d’Afrique du Nord. Le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis, les Émirats arabes unis ont leurs premiers cas. Et l’Europe est touchée à son tour : au Danemark, le premier cas est associé à une personne rentrée du Qatar. La Norvège est à la même enseigne. La France n’y échappe pas. 

2 L’obligation vaccinale fait son chemin 

Mercredi, la présidente de la Commission européenne a mis sur le tapis l’hypothèse d’une obligation vaccinale. C’est un tournant. 

Ursula von der Leyen a bien précisé que la décision relevait des États membres mais l’Autriche a déjà décidé d’y passer en janvier. Et en Allemagne, le nouveau chancelier Olaf Scholz y est très favorable : le successeur d’Angela Merkel va le proposer à sa majorité « tricolore » (gauche, Verts et libéraux) et la mesure a d’autant plus de chance d’aboutir que les Allemands, jusqu’ici réticents, sont désormais 64 % à approuver le vaccin obligatoire. 

La France, à ce stade, écarte cette piste, mais l’extension du passe sanitaire est une façon d’instaurer l’obligation sans le dire. L’Allemagne, elle, a ainsi décidé jeudi d’interdire l’entrée des commerces « non-essentiels » aux non-vaccinés. Et à travers l’Europe, l’arsenal anti-Covid s’étoffe à nouveau : ainsi le Portugal a-t-il rétabli le port obligatoire du masque dans tous les lieux clos et, sans se satisfaire d’un taux record de vaccinés, lance une nouvelle campagne d’injections. 

3 La tentation des frontières fermées 

Un peu partout, les restrictions de voyages et les contrôles aux frontières sont de retour. Les États doivent-ils se barricader ? Non, répond fermement le secrétaire général de l’ONU : « Les fermetures de frontières ne sont pas seulement injustes et punitives, elles sont inefficaces. » Pour Antonio Guterres, « nous avons les instruments pour voyager en toute sécurité » et leur usage permettrait d’éviter de placer l’Afrique dans une situation « d’apartheid ». 

En Afrique du Sud, le mot est repris par le président Cyril Ramaphosa, qui regrette l’isolement imposé à son pays par les restrictions aux voyageurs alors que ses scientifiques ont été les premiers à alerter sur l’existence d’Omicron. Cette « stigmatisation » est aussi dénoncée par le président de l’Union africaine, qui demande pourquoi le continent n’a encore que 6 % de vaccinés alors que la moitié de la population mondiale (soit 3,5 milliards de personnes) a reçu une première injection. 

4 L’urgence d’accélérer la vaccination La priorité ? 

« Elle est de s’assurer que les vaccins sont produits et distribués le plus vite possible à travers le monde, y compris les doses de rappel », estime l’OCDE. Car l’organisme de coopération économique redoute l’effet boomerang d’Omicron sur la reprise mondiale. Et sa cheffe économiste avance une comparaison saisissante : selon elle, vacciner la planète coûterait 50 milliards de dollars, 200 fois moins que ce que les pays du G20 ont dépensé pour se protéger depuis le début de la crise. 

Vacciner massivement dans les pays pauvres est d’autant plus urgent que la pandémie, qui entre dans sa troisième année, cause des ravages : 20 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans la grande pauvreté en 2021, révèle le bureau des affaires humanitaires de l’ONU. Il cite aussi la dégradation des systèmes de santé et des campagnes de lutte contre des fléaux aussi mortels que le Covid-19, à savoir le Sida, la tuberculose et le paludisme.

2021 12 03 SO Plus contagieux Plus dangereux Ce que l'on sait vraiment

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2021 12 03 SO Plus contagieux Plus dangereux Ce que l'on sait vraiment2

 

2021 12 03 SO Jean Castex Notre arme majeure est le rempart vaccinal

2021 12 03 SO Jean Castex Notre arme majeure est le rempart vaccinal3

2021 12 03 SO Jean Castex Notre arme majeure est le rempart vaccinal4

LCI du 2 décembre 2021 

Variant Omicron et 5e vague du Covid : un nouveau conseil de défense sanitaire prévu lundi

ÉPIDÉMIE - Le Premier ministre et le ministre de la Santé étaient ce jeudi en visite au centre hospitalier d'Angoulême. À cette occasion, Jean Castex a fait un point sur la situation sanitaire "préoccupante" en France et annoncé un nouveau conseil de défense dès lundi.

Première sortie publique de Jean Castex ce jeudi depuis sa mise à l’isolement pour cause de Covid. Le Premier ministre était en déplacement à Angoulême, en compagnie d'Olivier Véran, pour présenter les conséquences locales du Ségur de la santé. Les deux hommes ont visité une pharmacie de la ville et se sont rendus ensuite au centre hospitalier de Girac où ils ont notamment visité les urgences. L'occasion de faire un point sur la situation sanitaire alors que la présence du variant Omicron est désormais officielle  en France métropolitaine, où trois premiers cas ont été détectés ce jeudi.

"La 5ᵉ vague de la pandémie qui frappe le monde et l'Europe en particulier, est particulièrement forte", a souligné le Premier ministre. "On sait déjà qu'elle est plus forte que la quatrième vague", a-t-il prévenuÀ ce sujet, "un nouveau conseil de défense sanitaire se tiendra lundi prochain", a-t-il indiqué afin de "voir s'il y a lieu de prendre des mesures complémentaires". 

Hausse de 60% des cas en une semaine 

"La situation est préoccupante", a relevé Jean Castex, en citant des chiffres orientés à la hausse, avec une "progression de 60% des cas constatés en une semaine et un taux de reproduction désormais à 1,55, tandis que le taux de positivité des tests est à 5,7%", a-t-il précisé, indiquant que cela se répercutait sur l'hôpital. "La pression augmente, il y avait 1900 patients en réanimation mercredi", a-t-il dit. 

Face au découragement qui pourrait gagner les citoyens, le Premier ministre s'est voulu déterminé. "On a su à chaque fois s'adapter. Mais cette pandémie repose avant tout sur la responsabilité individuelle et collective et sur nos efforts qu'il faut sans cesse poursuivre et amplifier", a-t-il martelé, rappelant qu'"une personne vaccinée a quatre fois moins de chance d’attraper le virus qu’une personne non-vaccinée ou qui refuse la vaccination. Et surtout, douze fois moins de chance de développer une forme grave de la maladie""La vaccination est et demeure l’arme majeure pour faire face à la pandémie", a-t-il insisté. 

Concernant la troisième dose de rappel, Jean Castex a assuré que "personne ne sera laissé sans possibilité de faire son rappel avant l'échéance du 15 janvier", date à laquelle le pass sanitaire commencera à ne plus être valable pour les personnes n'ayant pas reçu d'injection complémentaire dans les temps impartis. Il a par ailleurs indiqué qu'un record a été battu mercredi "avec 500.000 doses de rappel administrées en une journée", tout en précisant que "plus de 4 millions de rendez-vous ont été pris depuis une semaine" et les annonces d'Olivier Véran. Pour répondre à la demande, "300 nouveaux centres de vaccination vont rouvrir dans les prochaines semaines", a-t-il annoncé.  

LCI du 2 décembre 2021 

Cinquième vague : l'épidémiologiste Arnaud Fontanet appelle les Français à réduire leurs contacts de "10 à 20%"

CINQUIÈME VAGUE - Invité ce jeudi sur LCI, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet a conseillé, pour enrayer la progression du virus, de réduire légèrement nos contacts tout en poursuivant la vaccination.

Malgré la vaccination d'une très large frange de la population, la cinquième vague enfle et inquiète à l'approche des fêtes de fin d'années. Invité ce mercredi matin sur LCI, Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du Conseil scientifique estime cependant que des mesures sanitaires drastiques ne sont pas forcément nécessaire pour casser la dynamique épidémique.

"À la différence d'octobre ou novembre 2020 où 90% de la population était à risque d'être infectée et où seuls les couvre-feux et confinements pouvaient stopper la vague, il suffirait, en plus de la vaccination, de fournir un effort limité qui serait une réduction de 10 à 20% de nos contacts", affirme-t-il.

Télétravailler davantage et voir un peu moins ses proches 

Pour donner un ordre d'idée, le professeur indique qu'un confinement permet la réduction des contacts d'environ 80% et un couvre-feu de 50%. "Pour réduire nos contacts de 10 à 20%, il suffit de jouer sur le télétravail et de prendre ses responsabilités au niveau individuel", explique-t-il. "On peut par exemple se dire qu'il serait bien d'éviter de faire une fête de famille le week-end prochain, ou encore d'inviter 6 personnes au lieu de 12 à son prochain dîner." 

Arnaud Fontanet recommande également de recourir aussi souvent que nécessaire, comme le font les Britanniques, aux autotests. "A la pharmacie, ça vous coûte 5 euros et ça vous permet de savoir tout de suite si vous êtes contagieux ou non", indique-t-il. "Si vous êtes vaccinés, vous pouvez aussi vous faire tester gratuitement en montrant votre pass sanitaire." 

"Dans l'étude ComCor que l'institut Pasteur a réalisée sur les lieux de transmission, un tiers des gens disaient savoir qui les avait infecté et dans la moitié des cas cette personne était symptomatique au moment du contact infectant. Et ça, ça n'a pas de sens", ajoute le professeur. "Quand vous avez des symptômes, vous restez chez vous, vous vous faites tester, mais vous n'allez pas au travail ni voir des amis."

Pour ce qui est des fêtes de fin d'années, Arnaud Fontanet conseille de s'assurer que les personnes fragiles ont bien reçu leur dose de rappel. Car, insiste-t-il, celle-ci permet de diviser par 10 les risques d'infection et par 20 les risques d'hospitalisation par rapport à des personnes n'ayant eu que deux doses. L'épidémiologiste recommande également de les placer si possible "un peu à l'écart", d'aérer la pièce régulièrement et de porter un masque aussi souvent que possible. 

Sud-Ouest du 2 décembre 2021 

« J’assume les conséquences » : en Dordogne, des personnels soignants ayant refusé de se faire vacciner témoignent

2021 12 02 dordogne

Infirmières, aide médico-psychologique et travailleuse sociale : des salariées qui ont refusé l’obligation vaccinale racontent leur changement de vie et leur reconversion

Suspendus, mais pas abattus. Après l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale contre le Covid-19, les personnels de santé refusant de s’y soumettre se sont retroussé les manches pour trouver un emploi ou une formation professionnelle leur laissant entrevoir la possibilité d’une reconversion rapide.

À Bergerac, en Dordogne, Agnès, âgée de 55 ans, a démissionné de son poste d’infirmière à la Fondation John-Bost, sitôt l’annonce de l’obligation vaccinale pour les soignants et les personnels du secteur médico-social. « J’ai pris ma décision quand j’ai compris qu’il n’y aurait pas de recul possible du gouvernement sur le sujet, explique celle qui est anti-vaccin depuis longtemps. Ma direction n’a même pas eu le temps de me suspendre. »

Souhaitant retrouver une activité professionnelle au plus vite, Agnès a fait toutes les démarches possibles pour intégrer dès la rentrée scolaire 2021 une formation en CAP petite enfance dans un établissement de Bergerac. « J’ai rapidement compris que le niveau d’exigence ne serait pas le même, mais la perspective d’avoir 14 semaines de stage au programme me stimule beaucoup. » Partie sans indemnités de la Fondation John-Bost, la quinquagénaire finance elle-même sa formation. Un luxe qu’elle ne se serait probablement pas autorisé si elle n’avait pris soin de faire des économies lorsqu’elle occupait encore son poste. « J’assume les conséquences de mes choix et c’est bien normal, indique-t-elle. Reste que pour une majorité de soignants suspendus, la situation est financièrement délicate. »

« Recrutement très rapide »

Avant sa suspension, annonciatrice de sa démission, Nathalie, 38 ans, était travailleuse sociale dans un établissement du Périgord vert spécialisé dans la prise en charge d’adultes handicapés. Depuis, elle a retrouvé du travail dans la protection de l’enfance, un secteur qui n’exige pas le vaccin. « Du moins pas encore », glisse la trentenaire, consciente d’une évolution possible des règles selon celle de l’épidémie.

Attachée à son travail, qu’elle a eu « beaucoup de mal à quitter », Nathalie estime avoir eu finalement « beaucoup de chance » en retrouvant très vite un poste près de chez elle, sans pour autant perdre trop de salaire. « Je perds un peu parce que nous ne sommes pas dans le cadre des accords du Ségur de la santé, mais cela n’est pas très important, relativise la travailleuse sociale, qui redoutait de devoir se contenter d’un emploi alimentaire après sa démission. J’ai pensé à changer totalement de domaine, mais je ne savais pas quoi faire. Ce serait sûrement devenu un travail pour gagner ma croûte, mais cela ne m’enthousiasmait pas vraiment. »

« J’ai la chance d’être en couple et bien soutenue par mon conjoint »

Amélie, qui travaillait à la Protection maternelle et infantile (PMI) comme infirmière puéricultrice dans l’est du département, a quant à elle commencé à se projeter dans une vie de soignante « tournée vers la médecine naturelle, tout en [se] laissant la possibilité de passer son permis poids lourd ». Problème, son statut de soignante suspendue ralentit son projet de reconversion. « Quand on est suspendu, on est encore sous contrat. Il faut demander à son employeur de bien vouloir nous accorder un congé en disponibilité pour pouvoir travailler ailleurs. C’est ce que je suis en train de demander. Si je ne l’obtiens pas, alors je démissionnerai. » Pour le moment, Amélie vit sur ses réserves. « J’ai la chance d’être en couple et bien soutenue par mon conjoint », confie la jeune femme.

Dans le social

À 28 ans, Anna est dans la même expectative. Suspendue par le foyer de vie pour personnes handicapées pour lequel elle travaillait en Périgord vert, elle a, fait bon gré mal gré, une croix sur son métier d’aide médico-psychologique (AMP). « Je ne me fais pas d’idée quant à un éventuel allégement de l’obligation vaccinale au foyer de vie. Du coup, je suis en train de regarder les formations qui me permettraient de me reconvertir dans le secteur du social », confie Anna. Consciente des conséquences immédiates que provoquerait une éventuelle démission de sa part, elle a préféré pour l’heure solliciter un congé de mise en disponibilité auprès de son employeur. « Je suis en train de faire les démarches pour que cela aboutisse avant la fin de l’année. D’ici là, ma mère m’a proposé de m’aider financièrement pendant quelques mois, le temps que je puisse me retourner. Je n’en abuserai pas. »

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Nouvelles pharmacies

Sud-Ouest du 3 décembre 2021 

Dans les coulisses des « nouvelles » pharmacies 

Des « marques » de pharmacie regroupent un nombre croissant d’officines. Ce modèle, qui séduit la clientèle et les professionnels, se développe dans le département

2021 12 03 pharmaciePascal Loos, cofondateur du groupe Rocade, dans la pharmacie de Villenave-d’Ornon où tout a commencé en 1999. STÉPHANE LARTIGUE / « SUD OUEST » 

Les pharmacies girondines d’antan ont subi un sérieux lifting en quelques années. Adieu l’officine de centre-ville, ses jarres d’apothicaire aux inscriptions latines et le nom de la dynastie familiale sur la devanture. Ce sont des noms de groupes qui, de plus en plus, s’étalent sur des vitrines flashy. Et de grands espaces de vente, garnis de bacs vantant les promos du moment, qui voient le jour en banlieue bordelaise et sur le bassin d’Arcachon, dans le sillage de la dynamique démographique du département. 

Comment sont nées ces pharmacies nouvelle formule ? « Si elles étaient restées telles qu’elles étaient il y a trente ans, elles seraient mortes », estime Pascal Loos, cofondateur du groupe Rocade, l’un des principaux acteurs locaux de cette mutation. 

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Même nom, mêmes prix 

Pour son partenaire Jean-Marc Lespinasse et lui, l’aventure commence en 1999 avec le rachat d’une pharmacie en dépôt de bilan. « À l’époque, il y avait trop de pharmacies en centre-ville. En revanche, poursuit Pascal Loos, on en manquait en banlieue, notamment à Villenave, où la population augmentait. » 

Les deux associés ont donc racheté une officine qui périclitait dans le centre bordelais pour la transférer au bord de la rocade – d’où le nom du groupe. Ils ont récidivé à Biganos, Gujan-Mestras, Bruges, Saint-Médard-en-Jalles et Audenge. « En dix ans, nous avons placé des titulaires, possédant un pourcentage des parts, dans des pharmacies ayant le même nom, les mêmes services et les mêmes prix, négociés en gros. » 

On ne crée pas une chaîne de pharmacie comme une chaîne de boulangerie ou de bricolage. La profession est réglementée, pas question de franchise. Derrière chaque officine, doit se tenir un pharmacien titulaire et propriétaire majoritaire. Et il est censé être le maître à bord. «Avant, les pharmaciens étaient des fils de famille, expose Pascal Loos. On nous a décrits comme de méchants capitalistes, mais nous avons ouvert la profession à des gens qui n’auraient pas pu devenir titulaires. » À partir de 2015, l’expansion de Rocade change de modèle. « Des gens ont demandé à nous rejoindre par affiliation. Comme une franchise, mais sans liens capitalistiques. » 

« Réseau d’indépendants » 

Aujourd’hui, une quarantaine d’officines roulent avec Rocade et appliquent sa recette. « Quand j’ai commencé, les pharmaciens faisaient plus de 30 % de marge avec le médicament. Mais elle n’a cessé de baisser. Il fallait nous diversifier vers le paramédical, l’orthopédie, le maintien à domicile… » Là où une pharmacie classique fait 80 % de médical et 20 % de paramédical, chez Rocade, la proportion est de 60 %-40 %. En France, le principal acteur dans ce jeu de regroupement est sans doute Lafayette Santé. Née à Toulouse en 1995, l’enseigne s’est développée en appliquant les méthodes de la distribution et du discount au secteur de la pharmacie. Plus précisément, à son volet parapharmacie et produits non remboursés – les prix des médicaments sont pour leur part réglementés. 

La formule vitaminée lui a valu une croissance express : racheté en 2016 par un fonds d’investissement de Rothschild, Lafayette rassemble aujourd’hui 250 pharmacies partout en France. Les pharmaciens rejoignent le groupe via un contrat d’adhésion et d’assistance… « Nous sommes le premier réseau de pharmaciens indépendants », revendique Pascal Fontaine, le directeur commercial. « En nous organisant autour d’une marque, nous assurons à nos adhérents une reconnaissance, des prix bas négociés avec les laboratoires… Et, pour le client, c’est l’assurance de trouver partout les mêmes promotions, le même environnement commercial et de pouvoir utiliser sa carte de fidélité sur tout le territoire. » Selon Lafayette, le chiffre d’affaires annuel moyen de ses officines monte à 5,5 millions d’euros contre une moyenne nationale à 1,7 million. 

Un tiers de médicaments 

Mais ces nouvelles pharmacies ne vendent-elles pas surtout de la parapharmacie ? « Je ne communiquerai pas en détail sur le panier moyen, prévient Pascal Fontaine. Notre chiffre d’affaires est ventilé en trois gros tiers : un tiers de médicaments, un tiers de compléments alimentaires et médicaments non remboursés, et un tiers de parapharmacie. » Beaucoup moins de médicaments, en proportion, qu’un pharmacien « classique »… « Mais, en volume, c’est autant sinon plus, rétablit Pascal Fontaine, et nous restons avant tout des pharmacies de proximité qui mettent en avant la notion de service et l’accompagnement du patient. » 

En Gironde, Lafayette regroupe sept pharmacies. « Les plus récentes à nous avoir rejoints sont Biganos en 2021, Saint-Loubès en 2020, Cenon en 2018… » Le navire amiral se situera très bientôt rue Sainte-Catherine. Et ce n’est pas fini, annonce Pascal Fontaine : « Nous avons d’autres projets en centre-ville, en périphérie et sur le bassin d’Arcachon. » 

2021 12 03 SO Et l'indépendance dans tout ça

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02 décembre 2021

Les mesures du Ségur de la santé

Sud-Ouest du 2 décembre 2021

2021 12 02 SO Hôpitaux Ehpad 1 milliard 300 millions pour la région

 

Sud-Ouest du 2 décembre 2021 

Olivier Véran dévoile le Ségur de la santé pour la Nouvelle-Aquitaine

2021 12 02 ségur

 Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran seront ce jeudi à Angoulême où ils livreront leur plan de bataille à 1,3 milliard d’euros. En amont, le second lève le voile 

Un Ségur de la santé en plein milieu d’une crise sanitaire sans précédent. Tandis que la cinquième vague de Covid menace le système hospitalier éreinté, un nouveau variant s’invite et remet les compteurs à zéro. Jour après jour, les nouvelles s’effacent pour laisser d’autres informations écraser celles de la veille. Nous voilà tels des Sisyphe modernes, à remonter une pente, qui n’en finit pas. Olivier Véran, ministre de la Santé dans ce chaos organisé, n’a pourtant pas lésiné sur les effets d’annonces : «1,3 milliard d’euros d’investissements pour l’hôpital et les Ehpad publics de Nouvelle-Aquitaine, via le Ségur de la santé. Un investissement historique, nécessaire… » 

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Quel est l’investissement global du Ségur sur tout le pays ? 

19 milliards d’euros pour assainir, désendetter les hôpitaux de France. Pour assurer des investissements, fournir aux établissements des plateaux techniques, du matériel indispensable, pour revaloriser les salaires des professionnels de santé. On parle de venir en aide à 3 000 hôpitaux et Ehpad. 

En Nouvelle-Aquitaine, l’investissement est de quelle hauteur globale ? 

Il est de près de 1,3 milliard d’euros. Très exactement, 1,183 milliard pour les hôpitaux et plus de 108 millions pour les Ehpad et établissements médico-sociaux, soit 156 établissements en tout. 

Pour la région, le plus lourd investissement du Ségur est-il celui qui concerne le CHU de Bordeaux ? 

En effet, avec 240 millions d’euros, le CHU de Bordeaux va financer dix opérations de travaux, 90 000 mètres carrés à construire et autant à restructurer, sur trois de ses sites, les hôpitaux Pellegrin, Haut-Lévêque et Saint-André. Ce CHU accueille un million de patients par an et constitue le premier employeur de Nouvelle-Aquitaine. Cet accompagnement sera renforcé pour monter à hauteur de 290 millions, car il est le plus vétuste de tous les CHU. 

Juste derrière, vous annoncez une grosse enveloppe pour l’hôpital de La Rochelle… 

Oui, c’est la somme la plus conséquente après Bordeaux, il s’agit de reconstruire l’hôpital Saint-Louis de La Rochelle pour adapter l’établissement à la prise en charge d’une population qui augmente tous les étés sur un territoire très touristique. Tout le groupement hospitalier Littoral Atlantique va également se moderniser et profiter des nouvelles technologies. 

L’hôpital d’Agen-Nérac en Lot-et-Garonne va bénéficier lui aussi du Ségur pour se moderniser ? 

Il en avait besoin. À Agen, le centre hospitalier date de la fin des années 1970. L’hôpital s’est doté en 2019 d’un nouveau plateau technique, un bloc opératoire obstétrical, une chirurgie ambulatoire, stérilisation, néonatologie, dialyse. 

Aujourd’hui, le Ségur vient non seulement assainir les finances de l’établissement, mais aussi permettre la restructuration du service des urgences, l’amélioration du confort des patients. 

Quels sont les autres sites de la région qui émergent du plan Ségur ? 

En Creuse, à Noth, nous allons soutenir le projet du centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle André-Lalande, avec l’achat de matériel de pointe. 

En Gironde, à Blaye, le Ségur va permettre à la fois de rénover la maternité, de construire un nouveau bâtiment doté de 50 lits de médecine ou encore de développer l’activité de soins de suite et de réadaptation comme la prise en charge ambulatoire. C’est l’exemple typique des projets Ségur. 

Enfin, dans les Landes, à Saint-Vincent-de-Paul, l’établissement de soins de suite et réadaptation Saint-Louis verra son site d’hébergement enfin rénové et doté d’un plateau technique de rééducation moderne. 

Les urgences hospitalières sont toutes en situation de saturation dans la Nouvelle-Aquitaine, particulièrement à Bordeaux-Métropole. Comment répondre à ce flux incessant de patients ? 

Les urgences sont en difficulté face à ces nouveaux flux dans toute la France. Il faut faire baisser la pression sur les urgences et mobiliser les cliniques privées, la médecine de ville, la solidarité de médecins pour qu’ils participent à la permanence des soins à l’hôpital. 

La crise sanitaire a aggravé la désaffection des infirmiers. À Bordeaux, au CHU, 230 lits sont fermés par manque de ce personnel. Ils partent en disponibilité, changent de métier ou vont dans le libéral. Comment les retenir ? 

Beaucoup sont épuisés après deux ans de vagues épidémiques de Covid, c’est un métier exigeant. Il n’y a pas de fuite des infirmiers, on a plus de soignants que jamais dans les hôpitaux. Mais nous manquons de candidats. En Nouvelle-Aquitaine, j’ai créé 500 places de formation de plus pour les infirmiers et 600 places pour les aides-soignantes. On parle de 1 000 soignants formés en plus chaque année. À propos du cas particulier du CHU de Bordeaux, vous notez que 230 lits ont été fermés faute de soignants en novembre 2021. Il y a un an, ce chiffre était le même, et ce, malgré l’épuisement lié à la crise. Le phénomène est chronique. 

Les sages-femmes réclament une reconnaissance de leurs statuts, de leurs études, de leurs compétences. Ont-elles été un peu oubliées dans ce Ségur ? 

J’ai signé la semaine dernière un accord majoritaire de sortie de grève avec les sages-femmes. Le conflit doit désormais être derrière nous, les attentes ont été entendues. Elles ont toutes obtenu 500 euros nets de plus par mois, qui leur seront versés dès mars 2022, une sixième année d’étude, et la réaffirmation de leur rôle particulier au sein de l’hôpital, ainsi que leur statut de personnel médical. Elles attendaient ça depuis quinze ans ! 

Nous sommes confrontés à des déserts médicaux et pas seulement en milieu rural. Manque de médecins généralistes qui prennent leur retraite et ne trouvent pas de remplaçants et manque de spécialistes. Quelles solutions ? 

Nous avons mis fin au numerus clausus et aujourd’hui on forme plus de médecins. Quand nous sommes arrivés au gouvernement, seulement 8 000 intégraient la deuxième année, ils sont aujourd’hui 10 500. Mais il faut dix ans pour former un médecin ; en attendant, nous devons trouver des solutions de substitution efficaces. La télémédecine en est une, ainsi que les CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé, NDLR) qui développent des protocoles de collaboration entre professionnels permettant de dégager du temps médical. Le corporatisme de notre pays a empêché l’apparition de coopération entre professionnels. Par exemple, les orthoptistes pourront prescrire des lunettes, nous avons voté l’accès direct à des kinés, des orthophonistes, on déploie des solutions, des infirmières de pratiques avancées. Nous luttons avec acharnement.

2021 12 02 SO L'hôpital va à sa perte avec une hémorragie de personne selon Sud Santé

2021 12 02 SO L'hôpital va à sa perte avec une hémorragie de personne selon Sud Santé2

2021 12 02 SO L'hôpital va à sa perte avec une hémorragie de personne selon Sud Santé3

2021 12 02 SO Marmande 4 millions et demi pour la restructuration des urgences

2021 12 02 SO Marmande 4 millions et demi pour la restructuration des urgences2

2021 12 02 SO Marmande 4 millions et demi pour la restructuration des urgences3

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Covid-19

Sud-Ouest du 2 décembre 2021

2021 12 02 SO 13 cas suspects du variant Omicron en France

2021 12 02 SO 13 cas suspects du variant Omicron en France2

2021 12 02 SO 13 cas suspects du variant Omicron en France3

 

2021 12 02 SO Traitement anti-Covid Pas de miracle

2021 12 02 SO Echos Covid

2021 12 02 SO Echos Covid2

 

2021 12 02 SO Echos Covid3

2021 12 02 SO Margaux-Cantenac Un point sur la situation Covid en Médoc

LCI du 1er décembre 2021 

Covid-19 : la vaccination obligatoire n'est "pas le choix de la France", assure Olivier Véran

2021 12 01 lci vaccination obligatoire

POSITION - "Qui dit obligation dit contrôle et sanction, donc la faisabilité n'est pas évidente", a expliqué ce mercredi le ministre de la Santé alors que la question de la vaccination obligatoire contre le Covid-19 fait son chemin en Europe.

La Commission européenne a appelé mercredi les pays de l'UE à réfléchir dès maintenant à la vaccination obligatoire contre le Covid-19, dont le variant Omicron continue de se propager dans le monde. Au sein de l'Union, cette option a déjà été retenue en Autriche et est envisagée par l'Allemagne.

Mais ce "pas le choix de la France", a assuré ce mercredi le ministre de la Santé, Olivier Véran. Et de détailler : "Qui dit obligation dit contrôle et sanction, donc la faisabilité n'est pas évidente". 

Pas "impossible" 

"On sait faire une obligation vaccinale chez les tous petits, chez les nourrissons (...). Chez les adultes, c'est plus compliqué", a-t-il insisté, tout en soulignant que ce n'était toutefois pas "impossible". 

"Nous avons fait le choix du pass sanitaire qui a été un incitatif puissant, et nous avons fait le choix de multiplier toutes les opérations 'd'aller vers'", a poursuivi Olivier Véran, précisant que la couverture vaccinale en France, avec plus de 90% de la population éligible ayant reçu une première injection, était "beaucoup plus importante" que celle de nos voisins qui envisagent la vaccination obligatoire. "Bien sûr, je souhaite ardemment que ceux qui n'ont pas encore fait cette démarche de se faire vacciner le fassent, et sans obligation si possible, évidemment", a ajouté Olivier Véran, précisant que "ces derniers jours, 30.000 à 40.000 Français qui n'étaient pas jusqu'ici vaccinés, se sont rendus chez leur médecin ou pharmacien". 

S'agissant de la troisième dose, "l'effet coupe-feu d'une campagne de rappel vaccinal massive a fonctionné dans d'autres pays, ça fonctionnera chez nous", a conclu le ministre de la Santé, alors que toute la population adulte y est désormais éligible. "Près de 8 millions de rappels ont été effectués", a-t-il annoncé plus tard sur Twitter, estimant que "nous pourrons d’ici la fin de cette semaine dépasser les 10 millions de Français ayant reçu leur rappel" dans un contexte où "la campagne de vaccination bat son plein". 

LCI du 1er décembre 2021 

Covid-19 et grossesse : des risques accrus pour la maman, pas d'effet sur le cerveau du bébé

 MATERNITÉ - Deux études, parues mardi 30 mardi 30 novembre, éclairent sur les conséquences du Covid-19 pendant la grossesse. Une infection augmenterait les risques de complications chez les futures mamans, mais n'aurait toutefois pas de conséquence sur le développement du cerveau du fœtus.

"Il est prouvé que la vaccination protège la femme enceinte." Le 17 novembre dernier, les sociétés savantes de gynécologie insistaient sur l'importance pour les futures mamans, plus vulnérables et ayant une immunité amoindrie, d'être immunisées contre le Covid-19. "Des études ont montré que les femmes enceintes vaccinées sont moins souvent infectées", soulignaient le Groupe de recherche sur les infections pendant la grossesse (GRIG) et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) dans un communiqué qu'ils ont cosigné. Mieux vaut donc être vaccinée avant ou pendant la grossesse.  

Une étude, publiée dans la revue PLOS Medicine, et rapportée par Le Parisien, mardi 30 novembre, tend ainsi à prouver que les femmes enceintes, qui contracteraient le SRAS-CoV-2, seraient plus à même de rencontrer des complications au cours de la grossesse et de l'accouchement. S'appuyant sur la base de données française des hospitalisations, les chercheurs ont étudié les près de 245.000 naissances sur la période de janvier à juin 2020. Les facteurs de risque, liés au Covid, ont été pris en compte, comme l'âge de la future mère, l'obésité ou encore les antécédents de diabète et d'hypertension. 

Sud-Ouest du 1er décembre 2021 

Covid-19 chez les enfants : le taux d’incidence explose, le Sud-Ouest largement au-dessus des moyennes nationales

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En une semaine, le taux d’incidence a quasiment doublé chez les jeunes enfants de 6 à 10 ans. Et presque tous les départements du Sud-Ouest sont largement au-dessus de la moyenne nationale

Alors que les indicateurs nationaux s’envolent et dépassent désormais les pics de la précédente vague de l’épidémie, les tranches d’âge les plus atteintes par le virus ces dernières semaines sont les plus jeunes, en particulier les 6-10 ans dont le taux d’incidence dépasse les 654 cas pour 100 000 habitants, largement au-dessus de la moyenne de la population qui était de 292 pour la semaine du 21 au 27 novembre, selon les données de Santé Publique France.

Le taux d’incidence chez les écoliers est même supérieur à 1 000 dans huit départements dont les Pyrénées-Atlantiques (1 195 cas pour 100 000 habitants) et le Lot-et-Garonne (1 013).

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Des niveaux inquiétants dans le Sud-Ouest

Les autres départements du Sud-Ouest ne sont pas épargnés par cette tendance puisque pratiquement tous affichent pratiquement des taux d’incidence beaucoup plus élevés que la moyenne nationale : les Landes sont à 895 cas pour 100 000 habitants et la Gironde à 893. Le taux est à 706 en Charente et à 546 en Charente-Maritime.

Cet indicateur a explosé par rapport aux semaines précédentes. Au niveau national, le taux d’incidence dans cette tranche d’âge a augmenté de 92 % en une semaine. Le même rythme est observé en Gironde (+83%) ou en Dordogne (+86%). Et la hausse est aussi très soutenue en Charente-Maritime (+65%) ou dans les Landes (+37%).

En revanche, cette augmentation est encore plus rapide dans les Pyrénées-Atlantiques (+155%) et dans le Lot-et-Garonne (+137%) qui figurent parmi les dix départements français où le taux d’incidence est le plus élevé chez les 6-10 ans.

Les élèves de maternelle sont également de plus en plus concernés par le Covid, avec là aussi des taux d’incidence supérieurs à la moyenne nationale (300) : c’est aussi dans les Pyrénées-Atlantiques que cette tranche d’âge est la plus touchée avec 558 cas pour 100 000 habitants. Le taux atteint 434 en Gironde, 388 dans le Lot-et-Garonne, 385 dans les Landes, 369 en Charente. Et il frôle la moyenne en Dordogne (295) et en Charente-Maritime (275).

Depuis le début de la pandémie en 2020, les taux d’incidence chez les 0-2 et les 3-5 ans n’avaient jamais atteint ces niveaux.

Les collégiens plus touchés que les lycéens

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Les taux d’incidence chez les collégiens sont également plutôt élevés, avec des pics à 696 dans les Landes, 643 dans le Lot-et-Garonne, 522 dans les Pyrénées-Atlantiques et 456 en Gironde, bien au-dessus de la moyenne nationale à 387. Alors même que cette tranche d’âge a pu bénéficier de la vaccination, contrairement aux 6-10 ans.

Ce sont finalement les lycéens, eux aussi largement vaccinés, qui semblent le plus à l’abri pour le moment : le taux d’incidence national des 15-17 ans est de 234 cas pour 100 000 habitants, en-dessous de la moyenne en population générale. Dans le Sud-Ouest, seuls les départements du Lot-et-Garonne (416), des Landes (297) et des Pyrénées-Atlantiques (287) se situent au-dessus.

Davantage de tests, davantage de positifs

Dans le même temps, les dépistages des plus jeunes ont également très fortement augmenté : un élève sur dix a été testé dans la semaine du 21 au 27 novembre. Dans le primaire, près de 9 000 classes ont dû être fermées la semaine dernière, et les élèves ont dû se faire tester. Dans le secondaire, le protocole sanitaire incitait aussi au dépistage dès lors qu’un élève était déclaré positif, ses camarades devant se faire tester pour pouvoir retourner en classe.

Depuis cette semaine, tous les établissements scolaires ont intégré le nouveau protocole sanitaire préconisé par le ministère de l’Éducation : pas de fermeture de classes mais dépistage systématique, et obligatoire, pour les élèves dans le cas où un camarade est testé positif. Seuls les « négatifs » peuvent retourner en classe.

En Italie, l’incidence hebdomadaire en milieu scolaire ne dépasse pas les 125 cas pour 100 000 habitants, mais le gouvernement a choisi de revenir à une mise en quarantaine pour tous les élèves d’une classe, dès le premier cas confirmé parmi les enfants ou les enseignants.. 

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01 décembre 2021

Incendie de logement

Sud-Ouest du 1er décembre 2021

2021 12 01 SO Une femme retrouvée morte après un incendie

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Covid-19

Sud-Ouest du 1er décembre 2021

2021 12 01 SO Variant Omicron Notre stratégie reste inchangée

2021 12 01 SO Variant Omicron Notre stratégie reste inchangée2

2021 12 01 SO Indicateurs Covid-19 le taux d'incidence s'envole

2021 12 01 SO Indicateurs Covid-19 le taux d'incidence s'envole2

2021 12 01 SO Dose de rappel et passe sanitaire

2021 12 01 SO Echos Covid

2021 12 01 SO Echos Covid2

LCI du 30 novembre 2021 

Covid-19 : plus de 10.000 patients hospitalisés, "la situation est en train de s'aggraver", annonce Olivier Véran

ETAT DES LIEUX - La barre des 10.000 personnes hospitalisées a été franchie ce mardi tandis qu'environ 47.000 contaminations ont été recensées au cours des 24 dernières heures, faisant craindre une hausse "de plus de 60% par semaine d'ici la fin de la semaine".

"La situation est en train de s'aggraver sur le front de l'épidémie". Devançant les chiffres annoncés dans la soirée par l'agence Santé publique France, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait état ce mardi après-midi d'une moyenne de contaminations journalières qui pourrait bientôt dépasser celle du pic de la troisième vague de l'épidémie de Covid-19. 

"Nous déplorons 47.000 contaminations au cours des 24 dernières heures", a-t-il annoncé lors de la séance de questions à l'Assemblée nationale.  

Plus de 1.800 patients en soins critiques 

Cela "continue de marquer une augmentation de la diffusion du virus sur le territoire national, avec une moyenne du nombre de contaminations par jour qui dépasse les 30.000 et qui pourrait être, si on poursuit cette dynamique, de plus de 60% par semaine, supérieure au pic de la 3e vague d'ici à la fin de la semaine", a-t-il ajouté. 

Répétant que la vaccination permet de limiter le nombre de cas graves, d'hospitalisations, de réanimations et de décès, le ministre de la Santé a souligné que "le nombre de cas graves continue de monter" d'où la nécessité, d'"amplifier la campagne de rappel".  D'autant qu'un nouveau risque plane : le variant Omicron, dont on ignore encore s'il sera plus contagieux que le Delta et s'il résistera en partie aux vaccins. Un premier cas positif à ce variant, qui se répand à travers le monde, a été identifié en France sur l'île de La Réunion. "D'autres cas pourraient être identifiés dans les heures à venir, je tiendrai évidemment les Français au courant", a promis Olivier Véran. 

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Selon le dernier bilan communiqué ce mardi,  10.249 personnes sont actuellement hospitalisées en France, soit 389 de plus que la veille, dont 1.824  en soins critiques (+75). 114 décès ont par ailleurs été recensés ces dernières 24 heures.

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Sida

Europe1 du 1er décembre 2021 

Sida : 40 ans après sa découverte, les préjugés ont la vie dure

À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida ce mercredi, Europe 1 revient sur cette maladie qui touche 200.000 personnes en France. Il y a 40 ans, les premiers cas du VIH étaient découverts aux Etats-Unis. S'il est possible de vivre avec grâce aux traitements, les préjugés demeurent.

La pandémie de Covid-19 a fait passer au second plan un autre virus tout aussi redoutable : le VIH, responsable du sidaLe nombre de dépistage a diminué de 14% en un an en France, selon les autorités sanitaires. La Journée mondiale de lutte contre le sida est l'occasion de faire un point sur cette pathologie sujette aux préjugés. Si 200.000 personnes vivent avec le VIH, elles doivent aussi vivre avec le regard des autres, comme en témoigne Flavie, 57 ans.

Pas de risque de transmission pour les personnes sous traitement

"C'est vrai qu'on croise encore des dentistes, des services gynéco qui vous demandent de passer en dernière. On vous explique que c'est plus prudent, qu'on vous prendra en fin de journée", dévoile Flavie, 57 ans, dont 35 ans de séropositivité. Au quotidien, les personnes touchées par le VIH sont confrontées aux préjugés et aux discriminations liées à une méconnaissance, celle d'ignorer qu'une personne séropositive sous traitement ne peut pas transmettre le virus. Selon une enquête du CSA pour le Centre régional d'information et de prévention du sida : 73% des Français l'ignorent.

>> À LIRE AUSSI - 40 ans après les premiers cas de sida, la PrEP, traitement clé pour contrôler le virus

Une situation difficile pour ces malades. "J'ai été blessée, j'ai été humiliée, j'ai pleuré, j'ai crié. Maintenant, j'ai 35 ans de recul. Maintenant, je suis étonnée", souligne Flavie. Comme elle, ils sont cinq séropositifs à avoir accepté de l'assumer au grand jour et de poser visage en gros plan pour la nouvelle campagne de l'association Aides. Une première depuis sa création en 1984 et surtout, un nouveau pas pour faire du sida une maladie chronique comme les autres.

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Erosion

Sud-Ouest du 1er décembre 2021

2021 12 01 SO Les plages du Pyla seront réensablées avant mars

2021 12 01 SO Les plages du Pyla seront réensablées avant mars2

2021 12 01 SO Pendant les tempêtes la dune du Pilat recule

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30 novembre 2021

Covid-19

Europe1 du 30 novembre 2021 

Covid-19 : face au variant Omicron, Gabriel Attal écarte toute fermeture des frontières

L'apparition du variant Omicron dans le monde change la donne dans la crise sanitaire. Invité de Sonia Mabrouk dans Europe Matin mardi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, assure que le gouvernement met tout en œuvre pour juguler cette cinquième vague épidémique et qu'à ce stade, "il n'est pas prévu de fermer les frontières".

Alors que le nouveau variant Omicron se propage progressivement dans plusieurs pays, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'inquiète d'un "risque très élevé". Si les connaissances scientifiques concernant la dangerosité d'Omicron sont pour le moment incomplètes, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l'assure : "Il n'est pas prévu de fermer les frontières". L'exécutif mise avant tout sur la suspension des vols en provenance de l'Afrique australe pour protéger les Français. "On a pris cette mesure, de précaution, de suspendre l'intégralité des vols où ce variant circule, certains pays n'ont pas pris cette décision", a-t-il lancé mardi au micro de Sonia Mabrouk dans Europe Matin.

Un variant qui inquiète

De nombreuses inconnues subsistent sur ce variant. Pour le moment, seul sept pays sont concernés par la fermeture des frontières de la France : l'Afrique du Sud, le Lesotho, le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique, la Namibie, l'Eswatini. Mais l'exécutif pourrait bien envisager de prendre de nouvelles mesures pour stopper la propagation d'Omicron. "Il peut y avoir des mesures pour renforcer les tests aux frontières", a précisé Gabriel Attal sur Europe 1.

>> À LIRE AUSSI - Omicron : un premier cas identifié en France

Une situation inévitable. Quelques jours après avoir pris connaissance d'un nouveau variant du Covid-19, la France a détecté son premier cas positif au variant Omicron sur son sol mardi. Il s'agit d'un homme de 53 ans résidant à La Réunion, ayant séjourné au Mozambique du 14 au 19 novembre. Dans Europe Matin, le porte-parole du gouvernement rapporte que six personnes de son entourage sont des cas contacts à risque. Des personnes qui sont placées "à l'isolement et qui vont être testées régulièrement".

"Quand ce variant a été identifié, on a pris des décisions immédiates : la suspension des vols en provenance de l'Afrique australe et évidemment, la recherche de tous les passagers qui s'étaient rendus dans les 15 jours précédents dans ces pays", a avancé Gabriel Attal. Si la souche du variant Omicron est dite plus contagieuse que celle du variant Delta et potentiellement résistante au vaccin anti-Covid, "rien n'indique à ce stade que le vaccin n'est pas efficace ou que ce variant serait plus dangereux avec des formes plus graves", a-t-il poursuivi. 

Développer le séquençage

Pour lutter contre les variants du Covid-19, la France mise aussi sur le séquençage, seule technique permettant d'identifier la nature d'un virus. "On est dans les premiers pays européens en termes de séquençage... L'an dernier, sur l'année 2020, on a fait 2.000 séquençages, sur l'année 2021, on est déjà à 242.000", a-t-il argumenté. "On a des capacités de séquençage importantes qui vont nous permettre de réagir et de garantir l'isolement des personnes concernées et de leurs contacts. On continuera à prendre des mesures de protection", a-t-il conclu.

Sud-Ouest du 30 novembre 2021

2021 11 30 SO Le Conseil scientifique fait le point sur le variant Omicron

2021 11 30 SO Le Conseil scientifique fait le point sur le variant Omicron2

2021 11 30 SO Le Conseil scientifique fait le point sur le variant Omicron3

2021 11 30 SO Echos Covid

2021 11 30 SO Covid-19 et entreprise quel est le nouveau protocole

2021 11 30 SO Covid-19 et entreprise quel est le nouveau protocole2

Sud-Ouest du 29 novembre 2021 

Covid-19 : Omicron, 5e vague… Pourquoi la question de la vaccination obligatoire se pose de nouveau ?

2021 11 29 omicron 5e vague

Face à la recrudescence de l’épidémie et la menace du nouveau variant Omicron, l’hypothèse d’une vaccination obligatoire de l’ensemble de la population refait surface. On fait le point

Depuis samedi dernier, tous les Français de plus de 18 ans sont invités à effectuer leur rappel du vaccin contre le Covid-19. En dépit des incertitudes liées au variant Omicron, et dans un contexte de cinquième vague épidémique, le vaccin reste l’arme la plus efficace contre la propagation du virus. À tel point que la petite musique de la vaccination obligatoire pour tous fait son chemin. Décryptage.

Qui y est favorable ?

Ce lundi matin, François Bayrou a été clair : « Je pense qu’il faut réfléchir à l’obligation vaccinale », a déclaré le président du MoDem, allié du parti présidentiel. « C’est le moment. […] Je ne comprends pas la réticence, maintenant qu’on sait que les effets secondaires ne sont pas là », a-t-il ajouté. La position du maire de Pau est loin d’être isolée. « Pourquoi pas ? », a répondu dimanche la candidate du PS à la présidentielle, Anne Hidalgo, à la question de savoir s’il fallait généraliser l’obligation. Une idée que défendait le candidat EELV, Yannick Jadot, dès la fin d’année dernière. Selon un sondage publié le 24 novembre par le JDD, plus de deux Français sur trois sont favorables à une telle mesure (68 % pour, 32 % contre). Politiquement sensible, à quelques mois de la présidentielle, l’obligation ne semble, à ce stade, pas envisagée par le gouvernement : « Le choix fait par le président de la République est celui de la pédagogie », a rappelé ce lundi Gérald Darmanin.

Qui est déjà concerné par la vaccination obligatoire ?

En France, l’obligation vaccinale existe déjà pour certaines professions. Depuis la mi-septembre, les personnels des établissements de santé, les aides à domicile, les ambulanciers, les pompiers ou encore les militaires sont tenus de présenter un parcours vaccinal complet pour exercer leur métier. Dans le reste de la population, aucune obligation mais l’instauration du passe sanitaire constitue une incitation volontairement forte, avec des tests PCR ou antigéniques désormais valables pendant seulement 24 heures.

Chez nos voisins européens, l’obligation chez les soignants est déjà en vigueur, ou va bientôt l’être, en Belgique, en Grèce, en Hongrie, au Royaume-Uni et en Italie. Cela pourrait bientôt être le cas aussi en Allemagne, alors que le gouvernement s’était jusqu’ici refusé à envisager cette mesure. L’Autriche, elle, va beaucoup plus loin. Le 19 novembre, elle a annoncé qu’elle allait rendre la vaccination obligatoire pour tous les adultes dès le 1er février 2022.

Où en est la couverture vaccinale en France ?

Selon Santé publique France, 77,4 % des Français étaient vaccinés avec au moins une dose à la date du 25 novembre. Cela représente 51,8 millions de personnes, et 89,9 % de la population âgée de 12 ans et plus. Un chiffre qui place la France parmi les meilleurs élèves du vieux continent. Mais la préoccupation majeure des autorités concerne les quelque 5,8 millions de nos concitoyens éligibles toujours pas vaccinés…

Comment le vaccin freine l’émergence de variants ?

En incluant les moins de 12 ans, la France compte environ 15 millions de non-vaccinés. Or, l’OMS rappelle que « plus le virus a la possibilité de se propager, plus il y a de réplications, et plus il y a de chances qu’une mutation intervienne ». L’un des intérêts d’une vaccination obligatoire pour tous est donc de restreindre drastiquement les possibilités de voir apparaître de nouveaux variants. En Afrique du Sud, où est apparu le variant Omicron, les personnes vaccinées ne représentent que 28 % de la population. L’objectif est de généraliser la vaccination partout sur la planète. Une nécessité que résume ainsi l’OMS : « Personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas ».

Quelle efficacité des vaccins sur Omicron ?

L’émergence du variant Omicron pose depuis quelques jours la question de l’efficacité des vaccins. Celui-ci possède un nombre de mutations inhabituellement élevé, dont une trentaine dans la protéine spike, la clé d’entrée du virus dans l’organisme. Certaines de ces mutations peuvent être associées à une plus grande transmissibilité et à une baisse d’efficacité des vaccins. « Il faut vérifier si les anticorps produits par nos vaccins actuels fonctionnent toujours, à quel niveau ils fonctionnent et si cela empêche toujours les cas graves », explique Vincent Enouf, spécialiste des virus respiratoires à l’Institut Pasteur. Raison d’être optimiste : jusque-là, aucun variant n’a réduit à néant l’efficacité des vaccins, au moins en ce qui concerne le risque de développer des formes graves.

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Ehpad

Sud-Ouest du 30 novembre 2021

2021 11 30 SO 108 millions pour les Ehpad

2021 11 30 SO 108 millions pour les Ehpad2

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