Gironde Vigilante

23 mai 2022

Noyades

Sud-Ouest du 23 mai 2022

2022 05 23 SO Sur la plage entre prudence et insouciance

 

2022 05 23 SO C'est vrai que cene sont pas les plages les plus sûres

2022 05 23 SO C'est vrai que cene sont pas les plages les plus sûres2

2022 05 23 SO C'est vrai que cene sont pas les plages les plus sûres3

2022 05 23 SO Une baigneuse hélitreuillée au Pyla

2022 05 23 SO Un enfant de 3 ans en arrêt respiratoire

2022 05 23 SO Une femme sauvée de la noyade

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Erosion du littoral

Europe1 du 23 mai 2022 

Érosion au Cap Ferret : un homme lutte contre la mer avec une digue de 450 mètres

2022 05 23 europe1

Le gouvernement a dévoilé, mercredi 4 mai, la liste des 126 communes classées prioritaires face à l’érosion côtière et au recul du trait de côte aggravé par le réchauffement climatique. Le texte prévoit de nouvelles contraintes d’urbanisme et des interdictions de construire. Reportage au Cap Ferret, où une homme lutte contre la mer avec une digue de 450 mètres.

REPORTAGE

Devant sa maison en bois, Benoît Bartherotte fait face à la mer et à la dune du Pilat, seul, tout au bout de la pointe du Cap Ferret. En pointant son doigt vers la mer, il décrit : "Là, vous voyez cette plage à droite, elle continuait avec des dunes et maintenant vous ne voyez que de la mer !".

"Tout serait balayé très vite si ma digue ne tenait pas"

Pour sauver son petit paradis que les eaux engloutissent, l’homme a construit une digue de 450 mètres avec ses propres fonds pendant 37 ans, sur tous les contours de la pointe, pour faire face aux courants. Des rochers, du béton et du sable repoussent l’eau depuis plus de 20 ans.

L’homme de 75 ans l’affirme, sans sa digue, le Cap Ferret aurait aujourd’hui disparu. "Si elle part, il y a deux cents ou trois cents baraques qui disparaissent dans les deux ou trois ans qui suivent. Vous imaginez, le courant qui nous arrive dessus ! C’est 400 millions de mètres cubes deux fois par jours, ça serait balayé très vite si ma digue ne tenait pas". D’abord controversée parce que construite dans le domaine public, sa construction est aujourd’hui jugée d’utilité publique par le Plan de prévention des risques littoraux.

Des risques de submersion d'ici à 2050 à 2100

La ville de Lège-Cap-Ferret fait partie de la liste des 126 communes dévoilée par le gouvernement, qui devront s’adapter en priorité à l’érosion aggravée par le réchauffement climatique. La mairie va devoir cartographier les zones menacées par la montée des eaux, à 30 et 100 ans, pour établir de nouvelles règles d’aménagements du territoire. Car si la digue construite par Benoît Bartherotte a repoussé l’échéance naturelle et soulagé les habitants, le maire de la ville reste très réaliste.

Malgré l’édifice, deux cents logements sont toujours menacés par l’érosion d'ici à 2050 à 2100. Des biens d’une valeur de 5 à 10 millions d’euros, situés en front de mer. Alors le maire, Philippe de Gonneville est très inquiet : "Où les relocaliser au Cap Ferret ? Je ne sais pas. Si on reste sur la même commune, on pourra les relocaliser dans le bourg. Mais dans le bourg, il n’y a ni la proximité du bassin d’Arcachon, ni de la mer".

"On ne peut pas se battre contre les forces de la nature"

L’élu propose donc un fond d’indemnisation pour encourager les habitants à déménager progressivement, lorsque la mer aura repris ses droits. Il n’est d’ailleurs pas le seul à être inquiet de la situation du Cap Ferret. Élodie Martinie-Cousty, pilote du réseau océan, mer et littoraux de France Nature Environnement, condamne vivement la digue de Benoît Bartherotte : "Elle pose problème ! Un point dur sur une côte sableuse et mouvante ça modifie les mouvements du sable, les courants, et donc l’érosion va s’accélérer sur les parties qui ne sont pas directement concernées par la digue, mais juste à côté. La meilleure solution, c'est de laisser faire la nature et de reculer les points durs. Que ce soit les maisons sur le littoral ou les digues. De toute façon, elles ne sont pas assez hautes pour vous protéger de la montée des eaux".

Selon elle, ce serait aussi le moyen de préserver le paysage : "On ne peut pas en construire sur toutes les côtes, sinon on aurait plus de plages de sable, on aurait plus le plaisir de profiter de nos littoraux encore un peu sauvage. On ne peut pas se battre contre les forces de la nature qui sont bien supérieures aux nôtres". 

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Fermeture temporaire des urgences et suspension prise en charge accouchements et urgences obstétricales

Europe1 du 23 mai 2022 

Fermeture de la maternité de Chinon : où sont réorientées les futures mamans ?

La direction du centre hospitalier du Chinonais a annoncé la fermeture temporaire du service des urgences et la suspension de la prise en charge des accouchements et des urgences obstétricales, faute de personnel. La direction conseille de se diriger vers la médecine de ville ou le Samu. Le personnel comme les patients sont donc plongés dans l’incertitude et l’inquiétude.

Un nouvel hôpital est contraint de réduire ses activités, faute de personnel. Depuis mercredi dernier, le service des urgences et la maternité de Chinon, en Indre-et-Loire, sont fermés. Une conséquence directe de l’épuisement des soignants. Ces dernières années, ils se sont vu attribuer de plus en plus de tâches, sans recrutement supplémentaire. La direction conseille de se diriger vers la médecine de ville ou le Samu. Le personnel comme les patients sont donc plongés dans l’incertitude et l’inquiétude. Reportage d'Europe 1. 

"Les journées sont épuisantes"

Un petit local défraichi du centre-ville, au premier étage d’un café d’habitués, où il n’y a plus qu’un sujet de conversation : "Tout à l'heure, une dame me l'a dit et je lui ai dit 'oui, je suis au courant'", confie François sur Europe 1.

Car François est infirmier à l’hôpital, en arrêt maladie, comme 21 de ses collègues, harassés par des cadences qu’ils n’arrivent plus à tenir. "Les journées sont épuisantes (…) de se dire qu’on n'a pas le temps de changer les protections d’une dame de 90 ans, c’est compliqué psychologiquement à accepter", explique-t-il. 

Une fermeture prévisible mais qui inquiète les femmes enceintes

La fermeture était ainsi prévisible, estiment les soignants. Mais, la suite reste incertaine, souligne Tiphaine. Depuis une semaine, la sage-femme renvoie des dizaines de patientes vers les hôpitaux de Tours et de Saumur pour accoucher.

Cécile, le ventre arrondi et le regard furieux, ne cache pas son angoisse. "On ne va pas appeler à Tours puisqu’on n'a pas été suivie là-bas, ni à Saumur", déplore-t-elle sur Europe 1. Reste d’ailleurs à savoir si ces deux hôpitaux pourront accueillir toutes les nouvelles patientes, lance un syndicaliste de Force Ouvrière. Il dit craindre un effet domino et l’épuisement de nouveaux soignants.

 

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Solution contre la sécheresse

Francetvinfo du 22 mai 2022 

Sécheresse : l’alimentation artificielle des nappes phréatiques comme solution

L'été s'annonce compliqué, notamment dans une vingtaine de départements où le niveau des nappes phréatiques est très bas. Il existe quelques solutions, comme utiliser l’eau des fleuves pour alimenter artificiellement les nappes phréatiques.

Dans les Yvelines, l’eau de la Seine est transformée en eau propre pour recharger artificiellement les nappes phréatiques. Première étape : les branchages et les détritus sont enlevés. Deuxième étape : l’eau est traitée puis filtrée. Les matières en suspension finissent au fond des bassins : c’est la décantation. L’eau est ensuite envoyée dans des cuves remplies d’une couche de charbon actif. "L’eau, on va quand même la filtrer et c’est là où le charbon va permettre de retirer les dernières petites particules de l’eau après l'étape de décantation", explique Gaston Luisin, technicien de traitement Suez.  

Une traversée en deux jours seulement   

Devenue pure, l’eau est ensuite déversée dans des grands bassins. C’est l’infiltration jusqu’aux nappes phréatiques. Elle traverse un sol perméable en deux jours seulement, alors qu’il faudrait plusieurs semaines en milieu naturel. Chaque année, 15 à 30 millions de mètres cube sont pompés dans la Seine, de quoi alimenter en eau potable 1 million de personnes. L’alimentation artificielle des nappes d’eau existe déjà dans une vingtaine de sites en France mais elle n’est pas possible partout.   

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22 mai 2022

Accès aux soins

Sud-Ouest du 22 mai 2022

2022 05 22 SO Priorité à l'accés aux soins pour tous

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Covid-19

Sud-Ouest du 22 mai 2022

2022 05 22 SO Covid-19

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fortes chaleurs et orages

Sud-Ouest du 22 mai 2022

2022 05 22 SO De fortes chaleurs et des orages attendus aujourd'hui

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Alerter des dangers de l'océan

Sud-Ouest du 22 mai 2022

2022 05 22 SO A Lacanau hommage à Guy-Yann

2022 05 22 SO A Lacanau hommage à Guy-Yann2

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Appel à la vigilance

Sud-Ouest du 21 mai 2022 

Baïnes, vagues de bord… Baignade « dangereuse » et « déconseillée » dans le Sud-Ouest

2022 05 21 baïnes

Les conditions de baignade sont particulièrement dangereuses ce week-end sur le littoral. Du Pays basque à la Charente-Maritime, les préfectures appellent à la vigilance alors que trois personnes sont décédées et qu’une autre a disparu en Gironde cette semaine

Après une semaine meurtrière sur le littoral girondin, où trois personnes sont mortes et une autre a disparu, la préfecture de Gironde avait déjà, mercredi, déconseillé la baignade en raison des conditions « particulièrement dangereuses ». Vendredi, elle a une nouvelle fois appelé à la prudence en demandant d’éviter de se baigner en dehors des zones surveillées des communes de Lacanau, Hourtin, Carcans et Vendays-Montalivet.

« Il est primordial d’adopter un comportement responsable basé sur la prudence, la vigilance, le respect strict des consignes de sécurité », a souligné la préfète dans un communiqué rappelant que l’hélicoptère de Sécurité civile de la base de Bordeaux (Dragon 33) sera positionné à Lacanau samedi et dimanche.

C’est en fait l’ensemble du littoral aquitain qui est concerné par cet appel à la prudence.

En effet, en Charente-Maritime, la préfecture a, elle aussi, publié un communiqué dans lequel elle déconseille aux baigneurs de se mettre à l’eau, notamment sur les plages de Saint-Georges-d’Oléron, Le Grand-Village-Plage, Saint-Trojan-les-Bains et La Tremblade, où les baïnes seront particulièrement dangereuses.

Dans les Landes, l’Etat a également alerté sur les conditions de baignade « particulièrement dangereuses ». Et le Syndicat mixte de gestion des baignades Landaises a, lui aussi, demandé aux baigneurs de privilégier les plages surveillées, à savoir, dans le département, celles de Capbreton centre, Hossegor sud, Seignosse le penon, Vieux Boucau centre, Mimizan la garluche, Biscarrosse Sud de 12 h 30 à 18 h 30.

Même chose dans les Pyrénées-Atlantiques où la préfecture également publié un communiqué, ce samedi, pour rappeler « les dangers des courants marins et notamment des baïnes ».

D’où vient le danger ?

Houles et vagues de bord, forts courants et formation de baïnes, températures de l’eau et de l’air élevées pour la saison… C’est en fait une concordance de plusieurs phénomènes qui rend la baignade particulièrement dangereuse ces jours-ci. Selon la préfecture de Charente-Maritime, Météo France a d’ailleurs « confirmé un risque maximum pour les baïnes, samedi, sur le littoral (de 5 sur une échelle de 5) ».

Les baïnes, présentes environ tous les 400 mètres sur le littoral aquitain, sont des petits bassins formés entre deux bancs de sable dans lesquels le courant est très fort. Si elles sont facilement repérables à marée basse, il est plus difficile de savoir où elles sont lorsque la marée est haute. 

Le risque de la baïne est de se faire emporter au large par le courant : en quelques minutes seulement, une personne peut se retrouver à plus de 800 mètres du bord. Dans ce cas, les sauveteurs conseillent de ne pas paniquer et, surtout, de ne pas lutter contre le courant, ce qui est impossible et rapidement épuisant. Il faut alors se laisser porter par celui-ci qui, en moins de dix minutes, vous ramènera près de la plage, en dehors de la baïne.

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Moustiques

Sud-Ouest du 21 mai 2022 

Les pièges à moustiques sont-ils vraiment efficaces ?

2022 05 21 moustique

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Certaines collectivités, à l’exemple de Libourne, ont décidé de déployer des « pièges à moustiques » ou « bornes à moustiques » électriques. Mais est-ce vraiment efficace ?

Cet article a été initialement publié sur The Conversation.

Avec le retour des beaux jours, la nuisance liée aux moustiques constitue une préoccupation grandissante pour de nombreuses personnes et collectivités à la recherche de moyens de lutte efficaces pour se protéger des piqûres et des maladies susceptibles d’être transmises par ces insectes. Rappelons qu’en métropole, le moustique tigre (Aedes albopictus) est le seul capable de transmettre les virus responsables de la dengue, du chikungunya et du Zika. Arrivé en métropole en 2004 dans les Alpes Maritimes, il est remonté vers le nord et a colonisé 67 départements.

Depuis le décret du 29 mars 2019, les maires ont des responsabilités nouvelles en matière de vecteurs, puisqu’il entre désormais dans leurs compétences « d’agir aux fins de prévenir l’implantation et le développement d’insectes vecteurs sur (leur) commune ». À ce titre, ils peuvent notamment informer la population sur les mesures préventives nécessaires et mettre en place des actions de sensibilisation du public, voire un programme de repérage, de traitement et de contrôle des sites publics susceptibles de faciliter le développement des insectes vecteurs.

Dans ce cadre, certaines collectivités, à l’exemple de Libourne ou de la commune de Sambuc, en Camargue, ont décidé de déployer des « pièges à moustiques » ou « bornes à moustiques » électriques placés en extérieur afin de réduire la présence des moustiques et diminuer la nuisance due aux piqûres.

Cependant, ces dispositifs sont chers (quelques centaines à plus de 2 000 € l’unité), exigeants en termes d’entretien (remplacement des consommables : bouteille de CO, leurre olfactif, filet de capture…) et leur efficacité est relative.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un avis et un rapport d’expertise sur l’efficacité des pièges utilisés contre les moustiques Aedes vecteurs d’arboviroses en septembre 2021 auquel nous avons contribué.

Elle a également émis des recommandations pour que des études destinées à évaluer les méthodes de piégeage en termes de coût-efficacité et de faisabilité suivant un protocole scientifique d’évaluation rigoureux soient menées.

Plusieurs types de pièges existent

Il existe deux principaux types de pièges utilisés pour lutter contre les moustiques femelles, qui sont les seules à piquer : les pièges pondoirs létaux ciblant les femelles en recherche d’un gîte pour pondre leurs œufs et les pièges ciblant les femelles à jeun en recherche d’hôte (car elles ont besoin d’un repas sanguin pour porter leurs œufs à maturité).

Les premiers, imitant un lieu de ponte, sont constitués d’un récipient rempli d’eau stagnante et permettent de piéger par divers moyens (support de ponte imprégné ou traité avec un insecticide ou bandes collantes à l’intérieur du piège) les femelles cherchant à pondre. Ces pièges visent à réduire le nombre de moustiques femelles adultes et celui de leur future progéniture (les larves pouvant également être tuées dans le piège par les résidus d’insecticides ou à l’aide d’un grillage qui empêche l’émergence des adultes). Cependant, si ces pièges ne sont pas entretenus (changement d’eau régulier), ils peuvent eux-mêmes devenir des gîtes productifs en moustiques adultes.

Le second type de pièges attire les moustiques femelles en recherche d’hôte en simulant la respiration d’un être vivant par la diffusion de gaz carbonique (CO) et/ou à l’aide de lumière et/ou d’un leurre olfactif (par exemple en simulant l’odeur corporelle humaine avec de l’acide lactique).

Les moustiques attirés dans le piège sont alors aspirés par une ventilation électrique et précipités dans un filet de capture. Contrairement aux pièges pondoirs dits « passifs », ceux-là sont dits « actifs » car ils ont besoin d’électricité pour fonctionner et utilisent un leurre.

Les pièges commercialisés doivent apporter la preuve de leur efficacité

D’après les données disponibles dans la littérature scientifique (qui concernent les modèles de pièges BG GAT, CDC AGO, BG sentinelle, MosquiTRAP, et BioBelt Anti-Moustiques), les pièges passifs et actifs peuvent contribuer à diminuer significativement les populations de moustiques du genre Aedes à moyen et long termes (sur plusieurs semaines, mois, voire années), à condition qu’ils soient bien entretenus et qu’il y ait un nombre de pièges suffisant dans la zone à protéger.

L’efficacité des autres pièges commercialisés en France pour réduire la densité de moustiques n’est, quant à elle, pas encore documentée.

En attendant d’avoir ces données, les allégations publicitaires employées par certains fabricants, du type « zéro nuisance » ou « maison sans moustique » paraissent abusives. De telles allégations ne devraient pas être avancées sans que la preuve de ce qu’elles revendiquent soit établie et seulement pour des produits répondant par ailleurs pleinement aux exigences réglementaires applicables.

Dans le cadre de notre revue de la littérature scientifique, aucune donnée probante n’a par ailleurs été trouvée concernant l’efficacité des pièges à moustiques pour limiter rapidement la propagation des maladies vectorielles lorsque des virus sont déjà en circulation. La transmission de virus par les moustiques est un phénomène multifactoriel, et la densité de moustiques n’est que l’un des facteurs qui permettent d’expliquer la circulation de virus parmi d’autres (tels que des facteurs socio-économiques, comportementaux, environnementaux et de gestion des cas).

Si certains pièges peuvent avoir une efficacité pour réduire les populations de moustique, leur efficacité pour diminuer la propagation des maladies vectorielles n’est pas démontrée Nous recommandons donc de mener des recherches pour collecter de telles données et déterminer les conditions de déploiement optimales de ces pièges. En attendant ces données complémentaires, les pièges à moustiques ne devraient être utilisés que lorsqu’il n’est pas possible de recourir aux traitements insecticides actuellement recommandés autour des cas, par exemple lorsque la zone à traiter est proche d’un cours d’eau ou inaccessible ou, en complément d’autres mesures préventives.

Certains pièges commercialisés sont soumis à une autorisation de mise sur le marché

Le CO, l’acide lactique et les autres substances utilisées pour attirer les moustiques femelles sont des substances « biocides ». Les pièges les utilisant doivent donc être conformes à la réglementation européenne sur les biocides et bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). L’instruction du dossier de demande d’AMM d’un produit permet d’évaluer l’efficacité du produit, ainsi que les risques pour l’être humain et l’environnement.

À ce jour, aucun des pièges à moustiques utilisant du CO commercialisés en France ne dispose d’AMM. La commercialisation des pièges à base de CO produit par combustion de butane/propane est autorisée selon un régime transitoire jusqu’au 1 juillet 2022. Après cette date, les pièges n’ayant pas d’AMM ne pourront plus être commercialisés en France.

Les pièges doivent être utilisés en complément d’autres mesures préventives

Les pièges ne constituent pas une solution miracle. Pour être plus efficaces, ils doivent être utilisés en complément d’autres moyens de lutte, à commencer par le traitement du problème à la source et l’élimination des gîtes larvaires. En effet, l’élimination efficace des dépôts d’eau stagnante est le principal moyen de lutter contre la propagation des moustiques. Pour cela, chaque geste compte (vider les coupelles sous les pots de fleurs, veiller au bon écoulement des gouttières, ramasser les déchets pour qu’ils ne se transforment en réceptacle d’eau de pluie…) et il est indispensable que chaque citoyen s’implique dans la lutte contre les gîtes larvaires.

Pour en savoir plus sur les mesures que peuvent prendre les maires dans ce domaine, il existe un Guide à l’attention des collectivités souhaitant mettre en œuvre une lutte contre les moustiques urbains vecteurs de dengue, de chikungunya et de Zika publié en 2016 par le Centre national d’expertise sur les vecteurs. Même si ce guide n’est plus à jour sur les questions réglementaires, il est riche de conseils et de recommandations pour mener une lutte intégrée combinant des mesures biologiques, physiques, chimiques et de mobilisation sociale, dans un double objectif d’efficacité pour lutter contre la population de moustique ciblée et de respect de l’environnement.

 

 

 

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