Gironde Vigilante

29 mai 2020

Porté disparu dans l'océan

Sud-Ouest du 29 mai 2020

2020 05 29 SO Un nageur porté disparu

Posté par j_f_seguy à 11:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Coronavirus

Sud-Ouest du 29 mai 2020

2020 05 29 SO Bilan

Sud-Ouest du 29 mai 2020 

«Maintenant la liberté va redevenir la règle» 

DÉCONFINEMENT Édouard Philippe annonce la fin de la plupart des mesures restrictives. Cafés et restaurants, parcs et jardins peuvent rouvrir. La règle des 100 km est abrogée

2020 05 29 déconfinementL’intervention du Premier ministre, Édouard Philippe, hier après midi. PHOTO MAXPPP 

C’est sans doute la première fois depuis le début de mois de mars qu’un dirigeant français tenait un discours aussi optimiste à propos de l’épidémie de coronavirus. Et pas n’importe quel dirigeant, puisqu’Édouard Philippe ne passait pas jusqu’à présent pour le plus laxiste de nos gouvernants. Pourtant, pour sa conférence de presse destinée à détailler la phase 2 du déconfinement, le Premier ministre est arrivé avec des mots que l’on avait perdu l’habitude d’entendre. « Les résultats sont bons sur le plan sanitaire, a-t-il égrainé. Tous les indicateurs sont au vert (sauf dans le Val-d’Oise et à Mayotte). Le virus est encore présent sur tout le territoire, mais sa vitesse de propagation est sous contrôle. Nous en sommes là où nous espérions être, et même un peu mieux ». N’en jetez plus… 

Trop beau pour être vrai ? D’un naturel prudent, l’élu normand qu’est aussi Édouard Philippe a ajouté quelques restrictions d’usage. « Nous ne pouvons pas courir le risque de la désinvolture. Le début d’un relâchement pourrait faire repartir l’épidémie. » Et le chef du gouvernement de pointer « les nombreux clusters qui surgissent partout en France », «l’hôpital qui reste sous tension», «le virus qui reste virulent en milieu fermé ou dans les grands rassemblements » (« notre plus grand adversaire », dira-t-il), et «qui circule plus qu’ailleurs en Île-de-France ». 

Néanmoins, quelque chose a changé, l’air est soudain plus léger, aurait chanté Barbara. La philosophie des mesures annoncées n’est plus la même, ce qu’Édouard Philippe a résumé d’une formule: « La liberté va redevenir la règle et l’interdiction l’exception ». 

La France passe au vert 

Résultat : le rouge, dans quatre jours, ne sera plus de mise en France. Seules subsisteront quelques tâches orange, en Île-de-France, en Guyane et à Mayotte, où, dixit le Premier ministre, « le déconfinement sera plus prudent qu’ailleurs ». Toutes les écoles vont rouvrir, « toutes les familles doivent pouvoir scolariser leurs enfants, du moins une partie de la semaine », a insisté Jean-Michel Blanquer; de même tous les collèges seront ouverts, y compris en zone verte les classes de 4e et de 3e ; ainsi que les lycées, mais progressivement (lire par ailleurs). Le ministre de l’Éducation a, d’ailleurs, annoncé l’annulation de l’épreuve orale du bac français. 

C’est pour les cafés et restaurants que la différence entre zones orange et verte sera la plus sensible. Ils pourront rouvrir dès mardi presque partout en France, moyennant bien sûr le respect de strictes règles sanitaires (distances entre chaque table, nombre maximum de convives…) En Île-de-France, seule les terrasses auront droit de cité. De même, et c’est une bonne surprise, parcs et jardins seront accessibles dès demain; les maires pourront cependant demander que l’on s’y promène masqué. Les piscines, salles de sport, théâtre et parcs de loisir rouvriront dès mardi en zone verte. Autre heureuse surprise : la réouverture dès le 22 juin des cinémas. 

Une autre mesure spectaculaire – et très attendue – est la suppression de la limite des 100 kilomètres, laquelle – quoi qu’en ait dit hier le Premier ministre – était de moins en moins respectée. «Elle a été très utile, assurait-il, mais aujourd’hui cette mesure n’a plus de justification.» Néanmoins, «la fin de cette interdiction ne doit pas signifier un relâchement. Moins on se déplace, moins le virus se propage ». 

Un nouveau front 

Restent donc les quelques interdictions qui ne seront pas levées avant, au moins le prochain rendez-vous, celui du 22 juin qui devrait ouvrir la phase 3 du déconfinement: interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public, et de plus de 5 000 personnes pour les manifestations en plein air; fermeture maintenue des salles de jeu, stades et discothèques ; proscription des sports collectifs. Le télétravail reste encouragé, de même que l’activité partielle pour ceux qui ne peuvent y avoir recours. 

Très pédagogue, mais voulant éviter les procès en infantilisation qui furent intentés au gouvernement, Édouard Philippe a mis l’accent sur la responsabilité de chacun. « L’esprit de ces règles est encore plus important que leur lettre, a-t-il dit alors que se profile un autre combat : la « mobilisation pour faire face à la crise économique et sociale ». Laquelle ne fut qu’à peine évoquée hier, sauf quand le Premier ministre a mentionné le chiffre « malheureusement historique » des 800 000 demandeurs d’emploi supplémentaires annoncés par Pôle Emploi pour le mois d’avril. Gageons que ce « nouveau front qui s’ouvre», selon l’expression d’Édouard Philippe, sera au cœur de sa prochaine conférence de presse.

2020 05 29 déconfinement 2

2020 05 29 déconfinement 3

2020 05 29 SO Quatre indicateurs pour le suivi

2020 05 29 SO Déconfinement plus stressant ou pas

2020 05 29 SO Déconfinement plus stressant ou pas2

Posté par j_f_seguy à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un été plus chaud et plus sec

Sud-Ouest du 28 mai 2020 

Météo : vers un été plus chaud et plus sec que la normale

2020 05 29 météoLa sécheresse qui menace déjà accentue le risque de vague de chaleur. © Crédit photo : archives Quentin TOP 

Après l’hiver le plus doux depuis le début des relevés, puis le deuxième printemps le plus chaud de l’histoire, la France s’apprête à vivre un été (encore une fois) plus chaud et sec que la moyenne.  

Une grande partie de la France devrait connaître un été plus chaud et plus sec que la normale, annonce Météo-France dans ses prévisions saisonnières, sur fond de réchauffement climatique.  

Les températures devraient être "globalement supérieures aux normales" sur tout le sud de l’Europe, dont la partie sud et est de la France, notamment en raison d’une présence plus forte de l’anticyclone des Açores.  

"En revanche sur la façade Atlantique et sur le nord de l’Europe, les conditions semblent réunies pour que l’influence océanique limite la montée des températures", ajoute Météo-France. La carte des prévisions montre ainsi pour la France des températures probablement "normales" sur le quart nord-ouest (Bretagne, côte de la Manche). 

Un risque de canicule 

Mais il ne s’agit pas de cartes de prévisions de températures, insiste Météo-France. "Ce n’est pas une carte météo où on voit s’afficher des températures. Il faut garder à l’esprit que ça reste une carte de probabilités d’événements", ajoute le climatologue Christian Veil. Ce sont des statistiques à l’échelle d’une saison entière et pas pour un jour précis.

2020 05 29 météo 2© Crédit photo : Météo France 

Malgré tout, les modèles utilisés relèvent pour cet été un risque de vague de chaleur "a priori un peu plus fort que le risque moyen", même s’il est impossible d’aller plus loin en terme de localisation ou de timing, précise Christian Veil. Côté précipitation, l’organisme prévoit des "conditions globalement plus sèches que la normale" sur le sud de l’Europe, y compris la moitié sud de la France. 

Le ministère de la Transition écologique a d’ailleurs prévenu il y a quelques jours que 53 départements étaient exposés à des degrés divers à un risque de sécheresse cet été, principalement dans la moitié est et le centre. 

Cet été probablement chaud et sec fera suite à un printemps qui sera probablement le deuxième le plus chaud enregistré en France et à l’hiver le plus doux depuis le début des mesures.

"Il n’y a pas de cause à effet entre printemps chaud et été chaud. En revanche, la présence de conditions de sécheresse (qui réduit le phénomène d’évaporation de l’eau du sol limitant la montée des températures) augmente le risque de canicule"
Christian Veil

2019 a été la troisième année la plus chaude en France métropolitaine, après 2018 et 2014, avec notamment deux épisodes exceptionnels de canicule et un record absolu de 46°C.

Posté par j_f_seguy à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mai 2020

Coronavirus

Sud-Ouest du 28 mai 2020

2020 05 28 SO Bilan2020 05 28 SO Violence contre des soignants

2020 05 28 SO Suspension de l'hydroxychloroquine

2020 05 28 SO Masques obligatoires dans les transports

2020 05 28 SO Masques obligatoires dans les transports2

2020 05 28 SO L'assemblée vote en faveur de l'application StopCovid

2020 05 28 SO L'assemblée vote en faveur de l'application StopCovid2

Sud-Ouest du 28 mai 2020 

«Contents de revoir leur dentiste» 

BORDEAUX Les dentistes ont rouvert le 11 mai. En première ligne face aux postillons, transmetteurs de Covid-19, comment s’organisent-ils ? Reportage dans un cabinet de Bordeaux Bastide

2020 05 28 dentisteLe docteur Paillé-Neuffer (à gauche) et son assistante Aurélie travaillent derrière le plexiglas, qui sépare la pièce en deux, avec le siège pour les patients et le bureau. La dentiste propose une surblouse à chaque patient. En arrivant, la sonnette pour prévenir et le plexiglas devant le bureau d’accueil, c’est nouveau. PHOTOS THIERRY DAVID 

"En cette période d’épidémie de Covid-19, ils se retrouvent en première ligne face à cette arme de destruction massive qu’est le postillon, transmetteur sans pitié du virus. Les dentistes ont le nez au-dessus de bouches grandes ouvertes, prêtes à envoyer des salves de salive, voire des geysers de gouttelettes. C’est dire, sans rire, combien leur position aux avant-postes est particulièrement délicate, et combien ils doivent être préparés et redoubler de vigilance."...

2020_05_28_SO_Contents_de_revoir_leur_dentiste 

Sud-Ouest du 28 mai 2020 

La permanence d’accès aux soins de santé n’a pas fermé 

HÔPITAL SAINT-ANDRÉ Cette permanence qui reçoit des patients en situation de précarité n’a pas fermé durant le confinement mais a changé quelques pratiques en matière d’hygiène et d’accueil

2020 05 28 la permanence 

« En temps normal, nous recevons 30 à 40 personnes par semaine dans les deux cabinets de service. Nous n’en avons accueilli qu’une dizaine par semaine en cette période de confinement. Si l’hôpital ne traitait que les urgences durant ces deux mois, nous nous sommes restés ouverts tout le temps afin d’accueillir ces personnes qui sont en situation de précarité. Et maintenant nous reprenons des rendez-vous, petit à petit, en nombre assez limité, explique Marie-Cécile Badet, responsable de l’unité de la permanence d’accès au soins de santé (Pass) bucco-dentaire au sein de l’hôpital Saint-André. 

Difficiles à retrouver 

«Nous sommes une région qui a été plutôt protégée, souligne-telle. Et le service a fonctionné avec deux praticiens contre quatre d’habitude, plus des externes ou internes. C’était suffisant. Les patients étaient au courant que c’était ouvert pendant le confinement ou bien le Conseil de l’ordre nous les envoyait après téléconsultation ». 

Cette permanence est un service médico-social qui comprend deux cabinets où travaillent en étroite collaboration soignants et services sociaux afin de traiter les personnes qui se sont éloignées des services de soins. 

« La difficulté avec nos patients, c’est qu’ils sont plus difficiles à retrouver que les autres. S’ils ont tous un téléphone, ils changent souvent de numéro, ou ils partent on ne sait où. Nous sommes toujours en contact avec des associations type Médecins du monde qui nous tiennent au courant». 

Côté protection et hygiène, les protocoles ont été renforcés, avec nettoyage complet et aération de quinze minutes entre deux personnes, distribution de masque quand le patient n’en avait pas, visière en plus du masque pour le soignant, habillage avant et déshabillage après, et prise de température systématique avant la consultation. Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas été constaté de cas de Covid déclaré. 

Par ailleurs, masques, blouses, tenues et sur tenues n’ont pas manqué à l’hôpital Saint-André, mais ce n’était pas l’abondance non plus, et la distribution a été gérée avec prudence par l’équipe. 

« La majorité de nos patients sont des migrants subsahariens qui savent gérer en période d’épidémie. Donc, ils ont très bien compris les nouvelles recommandations, ajoute Mme Badet. Ils sont venus quand c’était vraiment nécessaire ou encore avant que les choses dégénèrent et deviennent trop douloureuses.»

2020 05 28 SO Un nouveau cas de Covid à la Poste de Mériadeck

Posté par j_f_seguy à 11:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Coronavirus

Sud-Ouest du 27 mai 2020

2020 05 27 SO Bilan 

Sud-Ouest du 27 mai 2020 

Le Covid depuis la cellule de crise 

CHU DE BORDEAUX Depuis le 24 janvier, une cellule de crise au CHU rassemble tous les chefs des services de première ligne Covid. Au menu : état des lieux, actions et réactions. On y était

2020 05 27 chuConcentration maximale autour de Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux, pendant la cellule de crise du mardi matin. PHOTO THIERRY DAVID 

Entrer dans le Saint des saints. Car la cellule de crise qui, depuis le 24 janvier, réunit tous les patrons des services du CHU de Bordeaux en première ligne de l’épidémie de Covid-19, est un lieu sacré, protégé. Ce qui est dit ici pèse son poids. Les médecins arrivent au pas de course, en blouse blanche, le masque ajusté, dossier ou portable sous le bras. Pas le temps de tailler le bout de gras devant la machine à café. 

L’heure tourne. Yann Bubien, directeur général, n’a pas manqué une seule de ces réunions fondatrices. La cellule de crise quotidienne a décéléré en même temps que l’épidémie, elle est devenue hebdomadaire pour s’appeler Cellule Covid. 

Tout est parti de cette cellule de crise. On y a décidé des protocoles, des stocks de masques et de médicaments, on y a discuté des modes de fonctionnement, on y partagé les doutes et les questions. On y a trouvé une marche à suivre, pas à pas, pour contenir une vague épidémique. 

Elle ne fut pas si haute. «Tous les jours pendant trois mois, puis une fois par semaine désormais, nous faisons un point de situation service par service. Le nombre de patients, de lits disponibles, la situation médicale... commence Yann Bubien. Il nous a fallu anticiper, tout le temps. On ne sait pas à ce jour quand cette épidémie sera vraiment terminée, car nous n’avons ni vaccin, ni médicament. Et nous ne sommes pas l’abri d’un sursaut d’activité durant l’été.»

Prévoir l’été , la seconde vague 

Le professeur Didier Gruson, chef du service réanimation de Pellegrin, annonce qu’il ne reste plus qu’un patient Covid hospitalisé. « Pas de nouveau Covid récemment .» Idem à Saint-André. « Depuis quinze jours, pas de Covid...» Service après service, les patrons d’unités font le même constat, l’épidémie cède, la situation retrouve une « normalité ». Mais en fond sonore demeure le doute. Le virus n’a pas dit son dernier mot, et l’été qui arrive, le déconfinement qui va s’accélérer, ne présagent rien de bon. 

Le professeur Denis Malvy, infectiologue, membre du Conseil scientifique du gouvernement, se révèle plus que prudent : « Les gens vont lâcher les mesures barrières, ils vont à nouveau se trouver dans des lieux confinés à plusieurs durant l’été... et on ne sait pas. Même si les chiffres aujourd’hui sont bas, même si on espère que le virus sera moins arrogant durant l’été, ce qui n’est pas certain puisqu’il tue en ce moment au Brésil, alors que la chaleur est caniculaire... Continuons avec humilité et audace à serrer les rangs pendant six mois.» 

Toutes les hypothèses étudiées 

Les médecins revisitent les quatre scénarios à venir. Du plus pessimiste au plus optimiste. « Nous avons écrit toutes ces hypothèses avec les mesures à mettre en place dès les premiers signes », rappelle Philippe Morlat, médecin et président du Conseil médical scientifique. Service par service. « Pas de prédiction avec des prophètes de bonheur ou de malheur, mais une préparation concrète», précise Denis Malvy. 

Les médecins rappellent que des foyers viraux apparaissent sporadiquement, sont contenus suffisamment tôt, grâce au traçage, mais... «Il ne faut rien lâcher, ces clusters doivent être maîtrisés pour continuer à protéger l’hôpital, assure le professeur Matthieu Biais, patron du service anesthésieréanimation. Si jamais on a une montée en tension dans l’été, nous ne ferons plus de services entiers dédiés au Covid, mais nous aurons la même capacité d’accueil qu’au plus fort de la crise.» «Avec la possibilité de rappeler le personnel en vacances, en lançant le plan blanc», ajoute le directeur général «on n’espère pas en arriver là ». 

Sinon, il a été question des stocks de masques qui ne posent plus problème, de médicaments, du manque de lits à nouveau, avec le retour d’activité aux urgences. Il a été question aussi de la reprise d’activité dans tous les services, des nouvelles règles d’hygiène qui feront loi désormais. « Vivre avec le risque» a suscité la création d’ateliers de compétences pour les professionnels de l’hôpital public.

2020 05 27 SO Urgences la vie d'avant a bien repris

2020 05 27 SO Urgences la vie d'avant a bien repris2 

2020 05 27 SO Les pharmacies s'inquiètent

2020 05 27 SO L'hôpital de Libourne en toute sécurité

2020 05 27 SO L'hôpital de Libourne en toute sécurité2

2020 05 27 SO Les blouses blanches déconfinées

2020 05 27 SO Les blouses blanches déconfinées2

2020 05 27 SO Les tests sérologiques enfin homologués

2020 05 26 SO L'immunité croisée permettra-t-elle d'éviter une deuxième vague

2020 05 27 SO L'immunité croisée permettra-t-elle d'éviter une deuxième vague2

2020 05 27 SO StopCovid bientôt peut-être dans vos poches

2020 05 27 SO StopCovid bientôt peut-être dans vos poches2

2020 05 27 SO Deuxième phase du déconfinement

2020 05 27 SO Deuxième phase du déconfinement2

2020 05 27 SO Reprise peu probable pour tous les élèves

2020 05 27 SO Reprise peu probable pour tous les élèves2

 Sud-Ouest du 27 mai 2020  

Le traitement de Didier Raoult sur la touche 

COVID-19 Le Haut Conseil de la santé publique et l’agence du médicament jugent inefficace l’hydroxychloroquine. Mais l’infectiologue marseillais ne s’avoue pas vaincu

2020 05 27 Raoult

Il en faudra plus pour déstabiliser le professseur Didier Raoult qui a contreattaquér dès lundi. PHOTO AFP 

Deux mois et demi d’un redoutable feuilleton scientifico-politique seraient-ils sur le point de s’achever ? Mettant un terme à une polémique d’autant plus détestable que non contente de jouer avec les nerfs des victimes du coronavirus, celle-ci a placé sur le grill l’ensemble de la communauté médicale dont les divisions ont éclaté au jour. Difficile de ne pas poser la question. 

Hier, en effet, dans deux avis distincts, le Haut Conseil de la santé publique et l’Agence du médicament, ont clairement recommandé de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine comme traitement contre le Covid-19. Pour mémoire – mais comment l’aurait-on oublié… –, l’hydroxychloroquine, c’est ce médicament défendu mordicus par le professeur Didier Raoult, le très controversé et désormais célèbre directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille. 

2020 05 27 Raoult 2

Pas d’«efficacité» 

Or, après dix semaines de débat, la conclusion du groupe de travail pluridisciplinaire du Haut Conseil de la santé publique est sans équivoque. Elle pointe «l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19 quelle que soit la gravité de l’infection.» Et ce, que ce dérivé de la chloroquine soit associé, comme le préconise Didier Raoult, à un antibiotique, en l’occurrence l’azithromycine, ou pas. 

De son côté, l’Agence du médicament a annoncé avoir lancé « une procédure de suspension des inclusions de patients dans les essais cliniques menés en France » sur l’hydroxychloroquine. Dit autrement, alors que 16 essais ont été autorisés pour évaluer l’efficacité de cette médication, il ne sera pas possible d’ajouter de nouveaux malades. Toutefois, si les patients en cours de traitement peuvent aller au bout du protocole, c’est bien une pierre de plus qui est tombée dans le jardin de Didier Raoult. 

Risques cardiaques 

Et ce n’est pas la seule. Depuis lundi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a suspendu tous les essais cliniques qu’elle mène dans plusieurs pays sur ce traitement. Par précaution. 

Derrière ce consensus émerge une étude publiée vendredi dans la prestigieuse revue médicale britannique « The Lancet ». Celle-ci, s’appuyant sur les données issues de 96 000 patients de par le monde, conclut que ni la chloroquine, ni l’hydroxychloroquine, ne sont efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés. Et plus ennuyeux encore, qu’elles augmentent le risque de décès et d’arythmie cardiaque. Ce que de nombreux médecins, y compris en France, dénoncent depuis plusieurs semaines. 

«Foireuse» 

Une issue que Mathieu Molimard, le chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux, attendait: «C’est une conclusion logique. On a aucun élément pour dire que l’hydroxychloroquine est active. Et je rappelle qu’elle a déjà aggravé l’état des patients dans deux autres viroses, le chikungunya et le VIH. L’étude de Didier Raoult a été construite sur du sable.» 

Malgré tout, le débat est, sans doute, loin d’être clos. En effet, il en faudra plus pour déstabiliser Didier Raoult. Lundi, dans une vidéo, il a jugé cette étude «foireuse ». «Ici, il nous est passé 4 000 malades entre les mains. Vous ne croyez pas que je vais changer d’avis parce qu’il y a des gens qui font du ‘‘big data’’, qui est une espèce de fantaisie complètement délirante, qui prend des données dont on ne connaît pas la qualité et qui mélange tout.»

2020 05 27 Raoult 3

2020 05 27 SO Chevaux sur plage dynamique

2020 05 27 SO Chevaux sur plage dynamique2

2020 05 27 SO A Montalivet les ambassadeurs de la plage sont en tee-shirt bleu

2020 05 27 SO A Montalivet les ambassadeurs de la plage sont en tee-shirt bleu2

 

Posté par j_f_seguy à 10:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Les incendies en Australie pourraient devenir plus fréquents et plus longs

Sud-Ouest du 26 mai 2020

2020 05 26 SO Les incendies pourraient se renouveler en Australie

2020 05 26 SO Les incendies pourraient se renouveler en Australie2

Posté par j_f_seguy à 10:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Coronavirus

Sud-Ouest du 26 mai 2020

2020 05 26 SO Trois décès de plus en nouvelle-aquitaine

2020 05 26 sept semaines pour refonder la santé

Sud-Ouest du 26 mai 2020 

L’hôpital, ce patient français aux urgences 

SANTÉ Hier, Édouard Philippe a promis « une revalorisation significative » des salaires. Si, pour les blouses blanches la priorité est là, le chantier s’annonce colossal. Réponses en juillet

2020 05 26 7 semainesAccompagné du ministre de la Santé, Olivier Véran, le Premier ministre a parlé aux professsionnels réunis virtuellement. AFP 

C’était le 25 mars dernier. Nous étions au douzième jour du confinement. Alors que le système de santé se trouvait au bord de la rupture – par manque de tests, de masques, de respirateurs artificiels…- Emmanuel Macron, depuis Mulhouse, promettait «un plan massif d’investissements et de revalorisation de l’ensemble des carrières » pour l’hôpital. Des propos que les blouses blanches, applaudies aux balcons chaque soir à 20 heures, ont aussitôt mémorisés par cœur. Et ce n’est pas le reflux de l’épidémie constaté ces deux dernières semaines qui risque d’atténuer leurs attentes. Bien au contraire. Après deux mois d’une bataille sans répit et sans précédent, et alors qu’il a multiplié les alertes ces dernières années, c’est tout le secteur hospitalier qui attend désormais le chef de l’État au tournant. Et au pied de la lettre de sa promesse. 

Aussi, hier, en ouverture du « Ségur de la santé », devant près de 300 professionnels, Édouard Philippe n’a pas cherché à temporiser: «Nous voulons aller vite », a-t-il insisté. Alors que les négociations avec les syndicats et les fédérations hospitalières débuteront dès aujourd’hui, le Premier ministre a été clair: celles-ci devront aboutir «d’ici début juillet». Soit dans sept semaines. Le chantier s’annonce néanmoins colossal. Car, à l’arrivée, il s’agira comme l’a indiqué le locataire de Matignon de « changer le quotidien des personnels soignants dans les tout prochains mois.» Rien de moins. 

300 euros de plus par mois ? 

Dès lors, à quoi peuvent s’attendre les hospitaliers? Hier, Édouard Philippe, à l’unisson du chef de l’État, a promis une «revalorisation significative » des rémunérations et du budget de l’Assurance maladie dans les années à venir. Il s’est aussi avancé sur un «vaste plan d’aide à l’investissement» et sur une «reprise massive de la dette», déjà annoncée en novembre, lors de la présentation du plan hôpital. Toutefois, s’il n’a pas donné de chiffres, c’est bien sur le volet des salaires que l’exécutif est attendu de pied ferme. Et le sujet est sensible. Le 15 mai, lors de sa visite à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Emmanuel Macron avait été vivement interpellé. « On veut du flouze, du pèze, de la fraîche, on veut de l’argent», lui avait lancé une infirmière. Ni les primes promises – de 500 à 1500 euros –, ni les médailles ne suffiront à panser les plaies.. 

Dans les faits, un infirmier français est payé autour de 1 500 euros net en début de carrière, soit un des ratios les plus bas des pays riches de l’OCDE. Selon les syndicats, le différentiel est d’environ 300 euros par mois. Martin Hirsh, le directeur des Hôpitaux de Paris, l’a dit: «L’ordre de grandeur d’une remise à niveau serait probablement de 15 à 20%». Sur ce point, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a déjà envoyé quelques gages, en indiquant que l’objectif était de parvenir à un «niveau de rémunération» équivalent «à la moyenne européenne». Étant entendu que ces augmentations devraient concerner à la fois les hôpitaux et les Ehpad. 

Fermetures de lits 

Mais, et le gouvernement le sait, les syndicats ne se contenteront pas d’un geste en direction des seuls infirmiers. Ils attendent des augmentations pour l’ensemble des personnels hospitaliers. Une nuance de taille. «Il ne s’agirait pas de revisiter que les rémunérations de quelques professionnels ou de quelques métiers », a prévenu la numéro une de la CGT-Santé, Mireille Stivala. 

Autre sujet sur la table, tout aussi corsé: renforcer l’attractivité des hôpitaux. On le sait, ces derniers peinent à recruter et à fidéliser leurs salariés. Des milliers de postes restent vacants. Ce qui conduit les établissements à fermer des lits ou à embaucher des intérimaires, plus coûteux. Il y a là un chantier à ouvrir. Sachant que la question des fermetures de lits n’échappera pas non plus à cet examen de conscience. En vingt ans, près de 100 000 lits ont été supprimés dans les cliniques et hôpitaux. 

Temps de travail 

Hier, Édouard Philippe a plaidé pour des « changements radicaux», «rapides », «assumés», s’appuyant sur des « moyens nouveaux ». Lesquels pourraient inclure l’explosive question du temps de travail à l’hôpital public. 

Ce n’est «pas un tabou», a souligné le Premier ministre. « Le maître-mot sera celui du pragmatisme. Je ne préjuge pas ici du résultat des discussions qui se tiendront dans les prochains jours, mais j’ai dit qu’il fallait lever les contraintes de toute nature. Le temps de travail doit être regardé de la même façon». 

Si les négociations promettent d’être serrées, difficile de ne pas rappeler que la dernière grande consultation, celle sur la réforme des retraites, s’était terminée par une rupture avec les syndicats. 

De quoi mettre un peu plus la pression sur les épaules de l’exécutif.

2020 05 26 SO Hollande assume sa part

2020 05 26 SO Les mesures vont dans le bon sens mais

2020 05 26 SO Maintenant on attend des actes et pas juste une prime

2020 05 26 SO Maintenant on attend des actes et pas juste une prime2

2020 05 26 SO Maintenant on attend des actes et pas juste une prime3

2020 05 26 SO 342 patients zéro identifiés dans la région

2020 05 26 SO 342 patients zéro identifiés dans la région2

2020 05 26 SO LOMS suspend les essais avec l'hydroxychloroquine

2020 05 26 SO LOMS suspend les essais avec l'hydroxychloroquine2

2020 05 26 SO SopCovid a été testé par l'armée

2020 05 26 SO Covid à la Poste de Mériadeck

2020 05 26 SO Covid à la Poste de Mériadeck2

2020 05 26 SO En France et ailleurs

Posté par j_f_seguy à 10:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mai 2020

Coronavirus

Sud-Ouest 25 mai 2020

2020 05 25 SO 24 nouveaux cas dans la région

2020 05 25 SO 24 nouveaux cas dans la région 2

2020 05 25 SO Le déconfinement se poursuit

2020 05 25 SO Le Ségur de la santé démarre aujourd'hui

2020 05 25 SO Le Ségur de la santé démarre aujourd'hui2 

2020 05 25 SO La crise du coronavirus n'est qu'une paranthèse

2020 05 25 SO La crise du coronavirus n'est qu'une paranthèse2

2020 05 25 SO La crise du coronavirus n'est qu'une paranthèse3

2020 05 25 SO Wuhan et grande-Bretagne

Posté par j_f_seguy à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Moustique tigre

Sud-Ouest du 24 mai 2020 

Moustique tigre : la carte des 58 départements concernés en France

2020 05 24 moustique tigre

Au total, l’insecte qui s’est introduit en France depuis 2004 est désormais présent dans 58 départements français selon des données à fin 2019. Il a colonisé 7 nouveaux départements en 2019, dont la Charente-Maritime. 

Le moustique Aedes albopictus, communément appelé « moustique tigre », est un moustique originaire d’Asie. Il est le vecteur de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le zika. En métropole, ce moustique s’est développé rapidement depuis 2004, d’abord dans les Alpes-Maritimes, puis il a colonisé les départements du sud du pays avant de gagner l’Île de France et le nord-est. En 2019, il est désormais implanté dans 58 départements contre 51 l’année précédente, selon les derniers chiffres communiqués par la Direction générale de la Santé. 

>> A lire aussi, notre dossier : Quand les moustiques s’invitent

2020 05 24 moustique tigre2

En 2019, 7 nouveaux départements concernés, dont la Charente-Maritime 

Les 7 nouveaux départements où le moustique tigre est désormais officiellement implanté sont : Loire-Atlantique, Deux-Sèvres, Vienne, Charente-Maritime, Cher, Haute-Savoie et Yvelines. Le moustique tigre est essentiellement urbain, note le ministère de la Santé. « Son caractère anthropophile, qui aime les lieux habités par l’homme, explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser ». 

Plus de 40% de la population exposée dans l’ex-Aquitaine 

Dans 27 départements de la moitié sud, dont la Gironde, la Dordogne, le Lot-et-Garonne, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques dans notre région, plus de 40% de la population est désormais exposée au moustique tigre, indique également le ministère de la Santé (voir la carte ci-dessous). Dans les autres départements colonisés par ce moustique, moins de 40% de la population est exposée.

2020 05 24 moustique tigre3

 

Posté par j_f_seguy à 11:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Plan santé du gouvernement

Sud-Ouest du 23 mai 2020 

"Ségur de la santé" : soignants et malades, que prévoit le plan du gouvernement ?

2020 05 23 ségurLors de manifestations dans les hôpitaux en France en novembre 2019 © Crédit photo : Archives AFP 

Le gouvernement a promis d’ouvrir plusieurs chantiers afin d’améliorer la prise en charge des malades et les conditions de travail des soignants. Tour d’horizon des sujets sur la table du "Ségur de la santé" 

Sous pression après la crise du coronavirus, le gouvernement a promis d’ouvrir plusieurs chantiers afin d’améliorer la prise en charge des malades et les conditions de travail des soignants. Tour d’horizon des sujets sur la table du "Ségur de la santé". 

A lire aussi : "Du fric pour l’hôpital public!" : des centaines de manifestants devant un hôpital parisien 

Hausses de salaires 

Interpellé lors d’une visite à l’hôpital, Emmanuel Macron a promis de "mettre fin" à la "paupérisation" des personnels soignants, en engageant une hausse des rémunérations, parallèlement aux primes annoncées face à la crise du Covid-19.  Ce geste est attendu depuis des années par les syndicats, qui pointent la faiblesse des salaires hospitaliers, notamment pour les infirmiers: ces derniers touchent 1.500 euros net en début de carrière, soit l’un des niveaux les plus faibles des pays de l’OCDE. 

S’agissant des infirmiers, l’objectif est d’atteindre un "niveau de rémunération" équivalent "à la moyenne européenne", a assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran, en précisant que les augmentations toucheraient à la fois les hôpitaux et les Ehpad. Selon les syndicats, le différentiel est d’environ 300 euros par mois. Ces derniers mettent toutefois en garde contre une mesure limitée aux seuls infirmiers. "Il faut un geste rapide pour l’ensemble des personnels hospitaliers", a prévenu Julie Ferrua, de SUD Santé 

2020 05 23 ségur 2

Temps de travail 

Olivier Véran a dit vouloir "revoir le cadre d’organisation du temps de travail à l’hôpital", estimant nécessaire de remettre en cause les "carcans qui empêchent ceux qui le souhaitent de travailler davantage". Cette annonce a fait bondir plusieurs syndicats, attachés aux 35 heures, qui rappellent que de nombreux salariés n’ont jamais pu accéder à la réduction du temps de travail, faute d’embauches suffisantes dans les hôpitaux.

La question n’est pas de "déréglementer le temps de travail", a toutefois précisé Olivier Véran, disant vouloir simplement permettre "aux salariés qui le souhaitent" d’organiser "leur temps de travail différemment". Cette réforme correspond à une demande de longue date de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui préconise un "dispositif d’autonomie avancée" pour les hôpitaux, désorganisés selon elle par la réforme des 35 heures. 

Carrières et effectifs 

L’exécutif a promis de mettre sur la table des discussions la "question des montées en compétences", pour "mieux valoriser toutes les carrières, tous les métiers et développer de nouveaux parcours professionnels". L’objectif est de renforcer l’attractivité des hôpitaux, qui peinent pour beaucoup à recruter et à fidéliser leurs salariésen raison des conditions de travail mais aussi, selon les syndicats, d’une gestion inadaptée des ressources humaines. 

Chez les infirmiers, "30% des nouveaux diplômés abandonnent la profession dans les cinq ans", souligne ainsi Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI. Dans les hôpitaux, des milliers de postes restent par ailleurs vacantsCette situation oblige les hôpitaux à fermer des lits ou bien à embaucher des intérimaires. Un choix souvent coûteux, les intérimaires profitant souvent de la pénurie pour exiger des rémunérations supérieures aux grilles salariales. 

Organisation des soins 

"Notre système de santé n’est pas encore assez centré sur le patient, sur son parcours. Il n’est pas assez performant non plus dans son pilotage", a jugé Olivier Véran, disant vouloir améliorer sa gouvernance. A ce stade, le gouvernement n’a pas précisé les réformes concrètes qu’il entendait mettre en oeuvre. Mais il a promis de combattre la "suradministration", en donnant plus de poids aux "médecins". 

L’exécutif pourrait ainsi réformer un peu plus la tarification à l’activité (T2A), instaurée en 2003. Ce système, qui fixe les ressources des hôpitaux en fonction des actes effectués, est souvent accusé de pousser à la "course au volume". Il pourrait aussi mettre un coup d’arrêt aux fermetures de lits, très critiquées par les hospitaliers: en l’espace de 20 ans, près de 100.000 lits ont en effet été supprimés dans les cliniques et hôpitaux. 

Dette et investissement 

Fin mars, Emmanuel Macron avait promis "un plan massif d’investissement" à l’issue de la crise. Ce plan, destiné notamment à renouveler le matériel, concernera à la fois les hôpitaux et les Ehpad, a précisé Olivier Véran, sans indiquer le montant de l’enveloppe allouée. 

La question de la dette des hôpitaux, aujourd’hui proche de 30 milliards d’euros, et au coeur de multiples discussions entre l’exécutif et les fédérations hospitalières, pourrait également revenir sur la table. Dans le cadre du "plan hôpital" décidé à l’automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dettes "massive" de 10 milliards d’euros sur trois ans. Lors du Conseil des ministres mercredi, Olivier Véran a évoqué un "effort de 13 milliards d’euros" 

Posté par j_f_seguy à 11:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]