Sud-Ouest du 14 décembre 2018 

« Pas de fermeture à la centrale »

pas de fermetureLa centrale du Blayais a été mise en service dès 1981. ARCHIVES «SO» 

La députée La République en marche de Haute Gironde l’affirme : « Le Centre nucléaire de production d’électricité de Braud-et-Saint-Louis ne fermera pas ! » Par son communiqué, Véronique Hammerer répète le discours du président de la République et du ministre de la Transition écologique et solidaire : « Aucune fermeture complète de centrale n’est prévue. Mais ces propos ne doivent pas freiner les ambitions d’une transition énergétique efficace. Pour ce faire, le gouvernement a mis à disposition des territoires le contrat de transition écologique qui doit impliquer tous les élus, acteurs économiques, partenaires sociaux, services déconcentrés ou citoyens autour d’un projet durable ». 

Dans le détail cependant, rien ne permet d’affirmer que l’activité de la centrale du Blayais ne sera pas affectée dans les années à venir. Pour tenir ses engagements, l’État devra fermer des réacteurs : la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans l’électricité française (71 % en 2017) devra être atteinte en 2035. Pour y arriver 14 réacteurs devront être démantelés. Rien n’exclut donc que la fermeture de l’un des quatre réacteurs de Braud. D’autant que ce sont les installations nucléaires les plus âgées qui sont concernées. Celles du Blayais auront quarante ans en 2021. 

Ceci étant, dépolluer et démanteler un réacteur nucléaire ne se fait pas en un jour : ce type de chantier court sur plusieurs années et demande beaucoup de main-d’œuvre.