Sud-Ouest du 17 octobre 2018 

Vingt ans de dialyse dans le Médoc 

SANTÉ Jeudi dernier, l’antenne d’autodialyse, installée à Lesparre, a fêté les deux décennies de sa création. Parmi les premiers désagréments évités aux patients : le temps de transport

vingt ans de dialyse

Pour les malades atteints d’une insuffisance rénale sévère, la maladie est suffisamment grave et handicapante en elle-même sans qu’il soit nécessaire d’y rajouter les désagréments des difficultés d’accès aux soins. Afin de traiter ces patients, deux solutions existent : la greffe du rein ou la dialyse. 

La première est considérée comme la meilleure, mais la pénurie d’organes disponibles empêche de la pratiquer systématiquement. Reste donc la dialyse, qui peut connaître plusieurs formes, et concerne 30 000 patients en France. Ce traitement revient à suppléer la fonction rénale défaillante dans le but de filtrer mécaniquement le sang pour le débarrasser des déchets et des toxines excessivement accumulés dans le corps. Si la dialyse peut être pratiquée à domicile dans certains cas, rares dans le Médoc, elle nécessite le plus souvent un déplacement du patient dans un centre ou une antenne de néphrologie.

Proximité géographique 

La fréquence de ces rendez-vous est de trois fois par semaine pour des séances d’une durée de quatre heures. Autant dire que la qualité de vie des personnes concernées est sérieusement dégradée, et qu’elles doivent fournir un effort d’adaptation important. Il l’est encore plus dans le Médoc où viennent se poser des problèmes supplémentaires de mobilité et d’éloignement géographique qui, lorsqu’il faut aller jusqu’à Bordeaux, entraînent pour le patient le sacrifice d’une journée entière et, pour la collectivité, des remboursements de frais conséquents. 

C’est pour remédier à ces inconvénients qu’avait été créée, à Lesparre, il y a vingt ans, une antenne d’autodialyse sur l’initiative de la Polyclinique Bordeaux nord. Elle a fêté son anniversaire jeudi dernier, en conviant dans ses locaux médecins, patients et élus locaux. À cette occasion, Delphine Baudoin, coordinatrice des antennes d’autodialyse de la polyclinique, rappelait : « Les patients qui peuvent venir se faire dialyser en antenne sont sélectionnés par les néphrologues en fonction de leur pathologie et de leur âge. Un infirmier est constamment présent et assure leur prise en charge administrative et technique sous la surveillance d’un néphrologue. »"...

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