Sud-Ouest du 24 avril 2018 

L’offre médicale sous tension

l'offre médicale sous tension

Santé de la population, équipements, conditions de vie… L’Agence régionale de santé s’est intéressée à une kyrielle d’indicateurs. PHOTO « SUD OUEST » 

"Malgré la présence de structures sanitaires, la raréfaction des médecins généralistes et spécialistes, entraîne des difficultés d’accès aux soins.

Même en l’auscultant de près, pas facile de poser un diagnostic sur l’arrondissement de Libourne, et en particulier sur l’accès aux soins pour les habitants de ce vaste territoire. Les analyses moyennes et les quelques symptômes forts ne permettent pas de prescrire une ordonnance magique qui soignerait tous les maux."...

À l’ouest, la ville de Libourne concentre la plupart des établissements sanitaires. Outre l’offre de la clinique chirurgicale du Libournais, l’hôpital Robert-Boulin est équipé d’un service d’urgences. À l’est, Sainte-Foy bénéficie aussi de la présence d’un centre hospitalier doté d’urgences. 

« Les situations sont très différentes mais les grandes tendances et les enjeux sont les mêmes », assure Xavier Beillevaire. Les personnes âgées de 75 ans et plus représentaient 10 % de la population de l’arrondissement en 2014 (16 000 habitants). Elles seront 12 % en 2027, 14 % en 2037Un défi pour l’avenir afin d’assurer leur prise en charge médicale. Mais quels que soient les publics, face à la concentration des structures médicales dans l’arrondissement, ils sont obligés de se déplacer pour consulter ou se faire soigner. Comme pour l’emploi, la mobilité est devenue un enjeu essentiel pour la santé. 

Des généralistes vieillissants 

Car même si le paysage libournais est loin de ressembler à un désert médical, partout le territoire est en manque de médecins. Au 1er janvier 2017, 134 médecins libéraux étaient en exercice dans le territoire. Avec une densité de 86 professionnels pour 100 000 habitants, le Libournais est en dessous de la moyenne départementale de 113 médecins. Au dernier comptage, en février 2018, 127 professionnels exerçaient dans le Libournais. Un quart d’entre eux ont 60 ans ou plus. « La priorité, c’est la médecine générale, le pivot du système. » Xavier Beillavaire compte sur les mesures incitatives de l’ARS pour inverser la tendance."...

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