Sud-Ouest du 9 avril 2018 

Désert médical en Lot-et-Garonne : pourquoi les maisons de santé ne suffisent pas

désert médical en lot et garonne

A Laplume, la maison médicale portée par un projet dynamique va s’agrandir. PHOTO THIERRY SUIRE

"Ces structures qui coûtent cher aux collectivités n’ont pas attiré des quantités de jeunes médecins. Certains élus doutent de leur efficacité.

A Saint-Barthélémy-d’Agenais, à Tonneins et maintenant dans le Fumélois. Dans ces secteurs du département où la tension médicale est quasi maximale, c’est désormais le recours au salariat d’un médecin que les collectivités prescrivent pour lutter contre ce désert médical qui les gangrène. Cette solution, qui a le mérite de séduire la nouvelle génération de médecins pour qui l’exercice libéral ne serait plus la panacée, signifierait-elle de facto l’échec des Maisons de santé ? 

La réalisation de ce type de structure qui coûte cher aux collectivités – le département en compte une douzaine – et qui faisait l’unanimité chez les élus aurait-elle trouvé ses limites ? Force est de reconnaître que celles-ci ne se sont pas garnies de fringants et jeunes médecins."...

..."L’élu s’interroge donc sur les moyens mis en œuvre pour des résultats qu’il juge insuffisants. « A un million d’euros la maison de santé, on peut se poser des questions », insiste-t-il, même s’il convient que l’absence de Maison de santé peut être « un handicap ». « Les médecins seraient peut-être partis ailleurs, convient-il. Mais ce qui est une certitude, c’est que cela ne règle rien sur le plan de la désertification médicale »."...

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