Sud-Ouest du 25 novembre 2021

2021 11 25 SO Dose de rappel pour tous et passe sanitaire renforcé

2021 11 25 SO Dose de rappel pour tous et passe sanitaire renforcé2

2021 11 25 SO Dose de rappel pour tous et passe sanitaire renforcé3

2021 11 25 SO Les vaccins efficaces à 40 pour cent selon l'OMS

Europe1 du 25 novembre 2021 

Covid-19 : pourquoi les tests salivaires patinent à l'école

Alors que le gouvernement espérait pouvoir réaliser 600.000 tests salivaires hebdomadaires à l'école, seulement 142.000 sont effectués. Un chiffre bien loin de l'objectif qui s'explique essentiellement par deux facteurs : les parents et mais également le manque de personnel. 

Relancés à la rentrée de septembre, les tests salivaires sont déployés massivement dans les écoles maternelles et élémentaires pour limiter la propagation du Covid-19. Mais malgré le confort par rapport à des tests classiques, cela ne prend pas : sur les 600.000 tests espérés par semaine par le gouvernement, on en dénombre seulement 142.000. Un chiffre bien loin de l'objectif, qui s'explique par deux facteurs.

Le refus des parents et le manque de personnel

Tout d'abord, plus de 30% des parents refusent de faire tester leur enfant à l'école. S'il y a de la méfiance, c'est surtout l'angoisse de devoir gérer la garde en cas de test positif qui apparaît comme l'une des raisons principales à ces refus. Mais ce n'est pas tout, puisque même dans le cas d'un accord des parents, le manque de personnel pour réaliser ces tests est également un véritable frein. Résultat : le dépistage tourne au ralenti, et Jean-Michel Blanquer a annoncé que 6.000 classes étaient fermées en France à cause du Covid-19, soit 2.000 de plus en quelques jours

Des fermetures qui ciblent particulièrement les écoles primaires, celles-là même où sont déployés les tests salivaires, a d'ailleurs précisé le ministre de l'Éducation nationale. Pourtant, avant même cette 5ème vague fulgurante, le ministère a réagi pour éviter les fermetures systématiques de classes au premier cas déclaré. Depuis le printemps, 10 départements font partie d'une expérimentation de tests salivaires à l'école pour contourner le problème lié au non-consentement des parents. 

Une expérimentation sur 10 départements

Concrètement, s'il un cas de coronavirus, l’élève positif est isolé 10 jours, mais la classe ne ferme pas. En fait, les élèves dont les parents ont consenti au dépistage sont testés le jour même et restent en classe, les élèves qui refusent le test sont eux isolés 7 jours et poursuivent leur apprentissage à la maison. "La directrice académique nous a annoncé qu'elle avait pu ainsi éviter la fermeture de 140 classes sur le département", explique au micro d'Europe 1 Olivier Flipo, délégué SE UNSA.

Mais, revers de la médaille, cette expérimentation "va générer une multiplication des cas dans les écoles et donc un nombre de fermetures considérable puisque les laboratoires n'arrivent plus à assurer et aller dans les écoles", pointe par ailleurs celui qui est également directeur d'un établissement dans le Val-d'Oise, l’un des 10 départements pilotes de cette expérimentation. Reste que face à la flambée de l’épidémie dans le primaire, améliorer et généraliser cette méthode fait partie des pistes de réflexion actuelle du Ministère de l’Éducation. 

Europe1 du 25 novembre 2021 

Covid-19 : ce que devrait annoncer le ministre de la Santé Olivier Véran

Face à la menace grandissante de la cinquième vague de Covid-19, quelles seront les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement ? Le ministre de la Santé Olivier Véran tient une conférence de presse à ce sujet jeudi à 12h30. Certaines de ces mesures sont déjà connues.

Tout pour éviter les restrictions de l'automne dernier. Le gouvernement doit annoncer aujourd'hui les mesures prises lors du conseil de défense sanitaire mercredi pour contenir la cinquième vague de Covid-19 en France. Quelques informations ont déjà filtré. On sait notamment que l’accès à la dose de rappel sera élargi à l’ensemble de la population. Elle pourra être réalisée cinq mois après la dernière injection, et non plus six mois comme aujourd’hui. À noter, le pass sanitaire sera désactivé sept mois après avoir reçu la dernière dose. Autres mesures : la validité des tests PCR sera réduite à 24 heures et le port du masque sera à nouveau obligatoire dans les établissements recevant du public.

Enfin, en ce qui concerne les écoles, les classes ne seront plus systématiquement fermées dès qu’un élève est testé positif. Désormais, lorsqu’un cas sera déclaré, les autres élèves seront aussitôt testés. Ceux qui présenteront un test négatif pourront directement revenir en classe.

Éviter couvre-feu et confinement

L’objectif pour le gouvernement est d’éviter absolument les couvre-feux et autres confinements, déjà de retour dans certains pays voisins. L'idée est donc d'accélérer le calendrier de la dose de rappel, pour "sauver les fêtes de fin d’année et traverser l’hiver" selon les informations du service politique d'Europe 1. L’Élysée sait aussi que le sujet est particulièrement sensible, y compris politiquement, à cinq mois de l’élection présidentielle. "À tout point de vue, on a intérêt à bien gérer cette vague", confie un ministre.