Ouest France du 14 février 2019 

Santé. 1,1 milliard de jeunes menacés de surdité, l’OMS pointe du doigt les smartphones

1 milliardL'écoute de musiques trop fortes sur les smartphones serait notamment responsable de la perte d'audition chez les 12-35 ans au niveau mondial (photo d'illustration)/Jasmine Saunier/PIXABAY 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 50 % des jeunes entre 12 et 35 ans dans le monde risquent de souffrir de troubles auditifs à cause d’une exposition prolongée et excessive à des niveaux sonores trop élevés. 

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1,1 milliard de jeunes entre 12 et 35 ansdans le monde sont menacés de surdité due « à l’exposition prolongée et excessive à des sons trop forts »La musique écoutée trop fort via les smartphones ou autre appareil d’écouteest particulièrement pointée du doigt par l’agence de l’ONU.

Pour tenter de remédier à ce problème de santé, l’OMS et l’Union internationale des télécommunications (UIT) ont décidé de publier une nouvelle norme internationale pour la fabrication et l’utilisation des smartphones. 

Si les jeunes « perdent l’audition, elle ne reviendra plus » 

Le directeur général de l’OMS explique que si les jeunes « perdent l’audition, elle ne reviendra plus. Cette nouvelle norme OMS-UIT permettra de bien mieux préserver ces jeunes consommateurs pendant qu’ils profitent de quelque chose qu’ils aiment beaucoup ». 

La norme recommande que les constructeurs de smartphones intègrent un profil d’écoute individualisé pour permettre à l’auditeur d’être acteur de sa pratique d’écoute, une option pour limiter le volume sonore et un « logiciel suivant le niveau et la durée d’exposition de l’utilisateur exprimés en pourcentage ». 

900 millions de personnes d'ici 2050

Actuellement, 466 millions de personnes dans le monde dont 34 millions d’enfants en souffrent. Au total, 900 millions de personnes, soit une personne sur dix, pourraient souffrir de surdité d’ici 2050. 

L’OMS estime qu’environ « la moitié des cas de déficience auditive peuvent être évités en prenant des mesures de santé publique ». Chez les enfants de moins de 15 ans, ce sont même 60 % des cas qui pourraient être évités.