Sud-Ouest du 26 janvier 2019 

Macau : La rénovation de la caserne en question

la rénovation de la caserne en question

Samedi dernier, les sapeurs-pompiers de la caserne de Macau, dirigés par le capitaine Fabrice Jobert et accompagnés des jeunes sapeurs-pompiers, ont défilé jusqu’au monument aux morts, à l’occasion de la Sainte-Barbe, leur sainte patronne. Les années passent et deux constantes subsistent : la météo maussade et la question de la rénovation ou de la reconstruction de la caserne de Macau. 

À cette interrogation, le lieutenant Paul Chemitte, adjoint au chef du groupement, a redit que « la question était ouverte ». « Mais cette rénovation est indispensable à la ville, a-t-il ajouté. Le bâtiment est vieillissant et le centre doit être au plus près de ses volontaires à savoir Macau. D’autant que les sollicitations sont de plus en plus importantes et les activités en hausse 

Phénomène sur lequel Benoît Simian, le député La République en marche (LREM) du Médoc, n’a pas manqué de réagir: « À l’image de la caserne de Pauillac qui va être agrandie grâce au soutien financier de la Communauté de communes (CdC) Médoc Cœur de presqu’île, j’espère que la caserne macaudaise pourra bénéficier de la même participation de la part de la CdC Médoc Estuaire, pour sa rénovation… Compte tenu de l’augmentation démographique des interventions, il a été demandé une cotisation de 41 000 euros à Médoc Estuaire qui refuse. Ce qui bloque le projet de rénovation prise en charge à 100% par le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).» 

«Nous n’avons pas les moyens» 

«J’ai une admiration sans borne pour les pompiers volontaires, explique Gérard Dubo, le président de la CdC Médoc Estuaire. Mais nous n’avons pas les moyens de payer cette somme. D’autant que la compétence Défense incendie ne nous incombe pas. Pour rappel, entre 2013 et 2017, nous avons perdu 800 000 euros de dotation d’État, ce qui nous met en difficulté bien sûr. La compétence appartient aux communes qui paient déjà leur quote-part. Au titre de maire d’Arsac, je vais proposer à mon Conseil municipal de voter une subvention exceptionnelle pour 2019. Après, j’ai déjà dit aux pompiers trois choses : réduire leurs charges de fonctionnement, adapter les moyens aux besoins, faire payer à la même hauteur que le privé les services rendus à la personne. Quant à la caserne, il faut se tourner vers le Conseil départemental.»