Métropolitain du 11 décembre 2018 

Urgences : le 112 devrait devenir le numéro unique d’appels

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Deux rapports, l’un de l’Inspection générale de l’administration (IGA), l’autre de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) commandé par les ministères de la santé et de l’intérieur sur la pertinence d’une plateforme d’appel et d’un numéro d’urgence unique est favorable à un regroupement des numéros d’urgence au profit du 112, selon le quotidien L’Opinion. 

Cette mission inter-inspections Igas/IGA devait « évaluer l’application du référentiel d’organisation du secours d’urgence à personne et de l’aide médicale urgente » et a rendu son rapport avec retard aux ministères de l’intérieur et des solidarités et de la santé. 

Adieu, le 18, 17 et 15 

Cette mission avait pour but d’évaluer la pertinence de la création d’une plateforme commune de réception des appels d’urgence et d’un numéro unique. Les deux inspections auraient tranché en faveur du 112, le numéro d’urgence européen  qui entraînerait la disparition des trois autres numéros d’urgence, le 18 -pompiers-, le 17 -police et gendarmerie et le 15 pour le Samu. 

Un délégué interministériel 

Les rapporteurs penchent pour « la nomination d’un délégué interministériel pour coordonner le travail de terrain des différents corps concernés ». Concernant les modalités de réception des appels, le rapport n’aurait pas tranché entre une fusion des plateformes du Samu, de la police/gendarmerie et des pompiers, ou la création d’une plateforme coordinatrice. 

Dans l’Hérault, la plateforme du Centre départemental d’appels d’urgence -CDAU 34- ne serait pas démantelée dans l’hypothèse de la mise en oeuvre d’un numéro unique.

Une réponse coordonnée 

« La ministre de la santé ne va plus dans le sens de plateformes régionales de Samu -Centre 15-, mais dans le sens de ce que nous préconisons, à savoir le maintien d’un échelon départemental avec une plateforme d’interconnexion 15-18 Samu-pompiers », révèle le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France -Amuf-, Christophe Prud’homme. Il constate que, « Ce qui nous importe, c’est que ce soit transparent pour l’appelant, qu’il appelle le 15 ou le 18 et qu’il y ait une réponse coordonnée ». 

Fin septembre, l’ancien ministre de l’intérieur Gérard Collomb avait fait part la volonté de l’exécutif de mettre en place un numéro d’urgence unique, lors du congrès des sapeurs-pompiers de France.