Sud-Ouest du 28 novembre 2018 

L’association Vive la Forêt plus vigilante que jamais 

LACANAU Réunie en assemblée générale dimanche dernier, elle a fait le point sur divers sujets d’inquiétude dont les champs captants

association vive la forêt

L’association Vive la Forêt, dont le périmètre d’action s’étend sur les dossiers sensibles liés à l’environnement, tenait dimanche dernier, à Lacanau, son assemblée générale. C’est donc devant un public composé d’environ 70 personnes que le président Patrick Point a présenté le bilan des différentes actions engagées autour du partage de l’usage et de l’accès à des ressources environnementales collectives. 

À l’issue de la réunion, Henri Sabarot, conseiller régional, Laurent Peyrondet, maire de Lacanau et Martial Zaninétti, maire du Porge, ont été invités à débattre sur les principaux dossiers sensibles, notamment les champs captants des Landes Médoc, les forêts publiques et l’érosion littorale. 

1 Inquiétudes autour des champs captants 

Vive la Forêt s’inquiète des importantes questions restées sans réponse quant à l’approvisionnement en matière d’eau potable, dans la perspective de partage de la ressource disponible. L’association s’interroge sur la durabilité de l’exploitation de la nappe de l’oligocène en zone littorale quand on sait, «que le maximum qui peut-être prélevé est fixé de façon opaque à 22 000 000 de m3 ». 

Interrogé sur le sujet, Henri Sabarot, président du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (Sage) explique: «Sur ce dossier, la solution du maître d’ouvrage de Bordeaux Métropole a été mauvaise, néanmoins le partage de l’eau est inévitable, car elle appartient à tout le monde. Quant à la durée d’exploitation de la nappe oligocène, avec le réchauffement climatique, personne ne peut savoir ce que nous réserve l’avenir et l’impact qu’il aura sur notre qualité de vie, ainsi que sur l’avenir de la forêt, mais les études qui ont été menées ont tendance à rassurer. Alors est-ce que nous avons d’autres choix que de faire confiance aux experts ? Cependant, il faut tout de même avoir une grande vigilance sur les ressources des communes du littoral.»

2 Un plan de gestion pour la forêt"...

..."3 Des mesures d’adaptations à l’érosion littorale"...

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