Sud-Ouest du 23 novembre 2018 

Biganos : Les pompiers fêtent la Sainte-Barbe

biganos les pompiers(de g.à d.) Nathalie Le Yondre, Bruno Lafon et le capitaine Estevéz, lors de la remise des décorations. PHOTO M. S. 

Samedi dernier avaient lieu les célébrations de la Sainte-Barbe du centre de secours de Biganos en présence de Bruno Lafon, le maire de Biganos et de Nathalie Le Yondre, la maire d’Audenge. 

Après une cérémonie commémorative au cimetière, le capitaine Xavier Estevès faisait le point des activités de l’année et donnait le ton dès ses premiers mots : « La notion de courage ne peut exister individuellement. » Et d’exprimer sa fierté de la qualité de l’engagement des sapeurs-pompiers de Biganos encadrés par ses nouveaux adjoints, les lieutenants Stéphane Jacquelin et Pascal De Marco, qui ont assuré 1 500 interventions de secours cette année. « La jeunesse ne se désintéresse pas des devoirs civiques, nous constatons une réelle dynamique collective. » 

Mais avant la remise de décorations et les félicitations adressées à Philippe Chiquet qui quittait son rôle de président de l’Amicale du centre de secours de Biganos, c’est avec gravité qu’il abordait aussi les nouvelles situations auxquelles les sapeurs-pompiers sont, eux aussi, confrontés : « Nous sommes entraînés à vivre des situations choquantes mais pas à être victimes d’agressions, d’incivilités ou d’insultes ». Il a ensuite appelé l’assistance à soutenir la campagne « Touche pas à mon pompier ». 

En attendant, plusieurs réalisations ont été menées à bien cette année sur le territoire comme la restructuration totale du centre de secours de Marcheprime, la rénovation des centres de secours de Belin-Beliet, Saint-Jean-d’Illac, Cestas, Arcachon, Mios et Gujan-Mestras. Et c’est avec impatience que les sapeurs-pompiers attendent la construction du nouveau centre de secours de Biganos, dont la première pierre sera posée au premier semestre 2019 pour ouvrir au premier semestre 2020.

« Nouveaux risques » 

Prenant la parole à son tour, le maire, Bruno Lafon, exprimait le soutien inconditionnel de sa commune au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) : « La municipalité fait son possible pour aider les pompiers à gérer les besoins qu’exigent les nouveaux risques sur un territoire en mutation et en augmentation » avant d’exprimer son sentiment de colère et d’impuissance face à la déshérence du système hospitalier. 

« Est-il normal de déshabiller nos centres ruraux au profit des métropoles ? Par exemple, nos ambulances attendent des heures aux urgences des hôpitaux bordelais en attendant que les lits se libèrent, sans aucun remboursement des services hospitaliers. Et si nous sommes prêts à participer au financement des activités du Sdis, nous sommes bridés par la loi de démocratie de proximité qui limite la contribution des communes à son niveau de 2002. » 

Rappelons que pour 10 nouveaux habitants dans une commune, il faut compter une intervention de secours supplémentaire chaque année.