Sud-Ouest du 26 août 2014

Une cérémonie pour ne pas oublier

Un hommage a été rendu, dimanche, aux 82 personnes qui ont péri lors des incendies du 20 août 1949.

Une cérémonie pour ne pas oublier Photo M. Saura

Au pied du monument aux morts du Puch, a été déposée la gerbe du souvenir.

C'était il y a 65 ans. Le 20 août 1949, des incendies ont ravagé la forêt entre Saucats et Cestas, plongeant dans une nuit noire, en plein après-midi, la ville de Bordeaux.

Au cœur de cette fournaise, 82 hommes ont perdu la vie pour sauver ces domaines forestiers. Depuis, à cette date, ils sont nombreux à se réunir en différents points de commémoration dans les communes sinistrées. Le rendez-vous le plus important reste celui du monument aux morts du Puch, autour de la plaque grise sur laquelle sont gravés, en lettre d'or, les noms de ces 82 victimes. 

À l'époque, il n'y avait pas de corps de pompiers réellement constitués, et, à l'annonce d'un incendie, les hommes valides sont partis au feu. Et ce, qu'ils soient de Cestas, Canéjan, Gradignan, Pessac, Talence, Marcheprime, Saucats, Le Barp, Léognan, Villenave-d'Ornon. À leurs côtés, les jeunes du 33e régiment d'artillerie de Châtellerault, qui les ont rejoints. 

En ce matin dominical de recueillement, après que tous les élus des communes ayant compté des victimes aient déposé, au pied du monument (sur la route de Bayonne), les gerbes du souvenir ; les cérémonies se sont poursuivies par un nouveau dépôt de gerbe, cette fois au lieu-dit les trois lagunes, dans les Landes, là même où le maire de Saucats a perdu la vie ; puis par un office religieux en l'église Saint-Roch de Cestas. Enfin, de nouveau à Cestas, une dernière gerbe a été déposée au monument dédié à la mémoire des soldats de Châtellerault.