Covid-19
Sud-Ouest du 16 mars 2022
Ouest-France du 15 mars 2022
CARTE. Covid-19 : plus de 116 000 nouveaux cas ce mardi, le point par département
La hausse des cas de Covid-19 s’amplifie en France, avec 116 618 nouveaux cas annoncés ce mardi 15 mars 2022. À l’hôpital, où les tendances sont toujours décalées de quelques jours, le nombre de patients reste stable.
Un test est réalisé par un volontaire avec un autotest dans un centre de dépistage à Montaigu (Vendée) le 19 janvier 2022. | OUEST-FRANCE / FRANCK DUBRAY.
Dans son bilan quotidien de l’épidémie de Covid-19 du 15 mars 2022, Santé publique France fait état de 116 618 nouveaux cas recensés en 24 heures. C’est un chiffre en nette hausse par rapport au mardi de la semaine précédente ; 93 050 cas avaient été recensés le mardi 8 mars.
Le nombre de contaminations quotidiennes dépasse le seuil de 100 000 pour la première fois depuis mi-février.
Signe de l’augmentation constante ces derniers jours, la moyenne quotidienne sur 7 jours glissants des nouvelles contaminations s’établit à près de 70 000 par jour.
Pour la période du 6 au 12 mars, selon les données dédoublonnées de Santé publique France diffusée à J + 3, le taux d’incidence national s’établit à 675,4 cas pour 100 000 habitants, en hausse de près de 24 % en une semaine.
Le taux de positivité des tests est lui aussi en hausse : 23,2 % des tests réalisés étaient positifs au 12 mars.
Cette tendance l’augmentation se retrouve dans presque tous les départements métropolitains, ainsi qu’en Guyane, Martinique et Guadeloupe.
Voici le taux d’incidence par département pour la période du 6 au 12 mars :
Huit départements métropolitains, situés dans l’est et l’ouest, sont repassés au-dessus de 1 000 cas pour 100 000 habitants : Finistère, Côtes-d’Armor, Manche, Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle et Bas-Rhin.
Ces départements ont enregistré des hausses allant de 20 à plus de 40 % en une semaine.
Voici l’évolution du taux d’incidence par département :
Plateau à l’hôpital
Ces dernières 24 heures, 1 553 personnes ont été admises dans les hôpitaux avec une infection au Covid-19, et 141 patients Covid-19 ont été pris en charge dans un service de soins critiques.
Mardi, 20 919 personnes étaient hospitalisées en France pour ou avec le Covid, soit 6 de moins que la veille. Parmi elles, 1 783 étaient prises en charge en soins critiques, un chiffre en baisse de 43 par rapport à la veille.
Dans les hôpitaux, 146 décès supplémentaires liés au Covid-19 survenus ces derniers jours ont été recensés. Santé publique France relève également 2 décès en Ehpad.
Depuis le début de l’épidémie, 140 440 décès liés au Covid-19 ont été recensés en France.
Alors que les restrictions sanitaires viennent d’être allégées, l’Institut Pasteur a publié une mise à jour de son modèle de prévisions qui anticipe une augmentation des hospitalisations dans les prochains jours.
Ouest-France du 15 mars 2022
Covid-19. L’Institut Pasteur prévoit une hausse des admissions à l’hôpital dans les prochains jours
Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, l’Institut Pasteur publie des projections sur l’évolution de la situation sanitaire. Ce mardi 15 mars 2022, le modèle prévoit « une hausse des admissions à l’hôpital dans les jours qui viennent ».
Dans le service réanimation Covid au Centre Hospitalier de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le 17 janvier 2022. | VINCENT MICHEL/OUEST-FRANCE
Au lendemain de la levée du passe vaccinal et de l’obligation du port du masque en intérieur, l’Institut Pasteur publie une mise à jour de ses projections sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19 dans les prochains jours.
L’Institut a établi des modèles permettant d’anticiper les besoins hospitaliers à venir. Rétrospectivement, ce modèle avait prédit les besoins en lits de soins critiques avec une marge d’erreur de 6 % à 7 jours, et de 9 % à 14 jours.
Dans la mise à jour du 14 mars, l’Institut Pasteur prévoit au niveau national et dans les régions métropolitaines une hausse des admissions à l’hôpital dans les jours qui viennent. Cette étude vient rappeler que s’il n’est plus obligatoire, il est encore raisonnable de garder le masque dans certaines situations.
Il est précisé que ces projections ne prennent pas en compte un éventuel impact de la levée des mesures sanitaires au 14 mars (allègement du port du masque, fin du passe vaccinal).
Les dernières projections de notre modèle d'ensemble sont en ligne. Notre modèle anticipe une hausse des admissions à l’hôpital dans les jours qui viennent. https://t.co/Qqbygz6eAE pic.twitter.com/Zssy0PMyWo
— Simon Cauchemez (@SCauchemez) March 15, 2022
Changement de tendance à l’hôpital
Au 14 mars 2022, selon les données de Santé publique France, on comptait 20 925 patients hospitalisés pour ou avec Covid-19 dans les hôpitaux français. Parmi eux, 1 826 étaient pris en charge dans les services de soins critiques.
Voici l’évolution des hospitalisations et des réanimations :
Après avoir frôlé les 33 000 début février, le nombre d’hospitalisations a fortement baissé, mais on note un ralentissement de la décrue depuis quelques jours. Depuis samedi, le nombre de personnes hospitalisées a même très légèrement augmenté.
Le nombre de patients en soins critiques continue de baisser lentement. Ces deux indicateurs seront à suivre avec attention dans les prochains jours.
Le taux d’incidence national, quant à lui, est reparti en hausse depuis le 4 mars. Du 5 au 11 mars, 656 nouveaux cas pour 100 000 habitants ont été recensés en France, en augmentation de 20 % sur une semaine.
Ouest-France du 15 mars 2022
Fin du passe vaccinal. Qu’en est-il pour voyager en avion en France et à l’étranger ? On vous répond
Depuis ce lundi 14 mars 2022, le passe vaccinal est suspendu dans tous les lieux où il était exigé. Vols intérieurs ou déplacements internationaux, le sésame est-il toujours requis pour voyager ? On fait le point.
Une jeune femme attend d’embarquer dans un aéroport. Photo d’illustration. | FOTOLIA ARCHIVES.
Après deux années de crise sanitaire et la levée des restrictions sur les déplacements, qu’en est-il des voyages en avion en France et à l’étranger ? « Pour prendre l’avion, est-ce qu’il me faut le passe vaccinal ? », s’interroge Malika. Ouest-France vous répond.
Si vous voyagez en France, vous n’avez désormais plus besoin de montrer patte blanche et de présenter votre passe vaccinal ou sanitaire pour prendre l’avion depuis sa suspension le lundi 14 mars.
Par contre, si Jean Castex a annoncé la fin du port du masque, il reste dans les établissements de santé et les transports publics : bus, trams, métros, trains et avions. « Le port du masque restera obligatoire dans les transports collectifs de voyageurs, compte tenu de la promiscuité », avait précisé le Premier ministre.
« Dans ces milieux clos et confinés (mal ventilés), cette aération et au-delà, le respect de la distanciation physique, reste difficile, explique la Direction générale de la Santé (DGS). Le port du masque fait partie d’un ensemble de gestes barrières (aération, lavage régulier des mains, distanciation, etc.) qui permet la réduction de la circulation virale et la protection des usagers. Lorsque les autres gestes barrières ne peuvent être respectés, comme c’est le cas dans les transports, le masque permet de limiter au plus possible les contaminations. »
Lire aussi : Voici les endroits où le port du masque reste obligatoire
Et si vous partez à l’étranger ?
Pour se rendre à l’étranger, le schéma peut être différent. « Les règles de contrôle sanitaire aux frontières varient en fonction du pays d’arrivée », nous répond la DGS.
Concrètement, si vous avez prochainement un vol vers l’étranger, vous devez vous conformer aux conditions d’entrée du pays. Un passe sanitaire ou vaccinal peut vous être demandé selon votre destination. N’hésitez pas à consulter le site du gouvernement, dans les pages dédiées aux déplacements, pour obtenir plus d’informations sur votre lieu d’arrivée.
Les principales organisations d’aéroports et de compagnies aériennes souhaitent d’ailleurs en finir avec les certificats de vaccination, de tests et même le masque pour voyager en avion en Europe, estimant que l’immunité collective est suffisante pour revenir aux règles d’avant-crise. « Le Covid-19, et en particulier le variant Omicron, est désormais tellement répandu dans toute l’Europe, et l’immunité de la population est telle que le risque d’hospitalisation et de décès a spectaculairement diminué, en particulier pour les vaccinés », argumentent les organisations Airport council international (ACI) Europe et Iata (association du transport aérien international) dans un communiqué commun publié vendredi 11 mars.













