Incendies en Colombie-Britannique
Sud-Ouest du 3 juillet 2021
Ouest France du 2 juillet 2021
Les incendies au Canada et aux États-Unis forment des pyrocumulus, des nuages « cracheurs de feu »
Les incendies qui sévissent en Colombie-Britannique (Canada) et dans l’Ouest des États-Unis forment de spectaculaires pyrocumulus. Comment se forment ces nuages « cracheurs de feu » et quels risques représentent-ils ?
Les pyrocumulus sont de spectaculaires symptômes des importants incendies qui sévissent en ce début du mois de juillet dans le Nord-Ouest des États-Unis et le Sud-Ouest du Canada.
Ces nuages d’un genre particulier se forment en effet « au-dessus d’une source de chaleur intense, lors de feux de forêt ou d’éruptions volcaniques par exemple », rappelle Futura Sciences .
Lire aussi : RÉCIT. La semaine infernale de Lytton, épicentre du « dôme de chaleur » ravagé par le feu au Canada
« La fumée et l’air chaud des incendies peuvent s’élever dans l’atmosphère et y provoquer la condensation de l’humidité » et donc des nuages, précise l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique dans un tweet montrant l’un de ces pyrocumulus en Colombie-Britannique.
#DidYouKnow that smoke and heated air from fires can rise into the atmosphere and cause moisture there to condense? When this happens, a thick, dense "pyrocumulus" cloud full of soot and ash forms. #GOESWest spotted some over wildfires in British Columbia yesterday. pic.twitter.com/y6FDhe5yAL
— NOAA Satellites (@NOAASatellites) July 1, 2021
« De véritables cumulus peuvent se former par l’apport de chaleur et d’humidité issues des incendies », abonde Météo France. « Coexistant avec la fumée, ils sont denses, sombres et bourgeonnants. Leur extension verticale peut se montrer importante ».
Des nuages parfois très spectaculaires
Des nuages de ce type ont été observés à de nombreuses reprises ces derniers jours dans la zone touchée par le « dôme de chaleur » qui étouffe une partie du continent nord-américain et attise les incendies.
L’un d’entre eux, très spectaculaire, a été signalé sur Twitter par le site spécialisé Keraunos.
Spectaculaire pyrocumulus consécutif à un incendie dans la région d'Ashcroft en Colombie Britannique où il a fait 48°C ces dernières heures. https://t.co/0rsWBnemUk
— Keraunos (@KeraunosObs) June 30, 2021
Des risques de nouveaux incendies
La légende veut que la Nasa surnomme ces pyrocumulus les « cracheurs de feu ».
Pourquoi ? Parce qu’ils peuvent être responsables de nombreux éclairs qui, s’ils touchent le sol, peuvent provoquer d’autres incendies.
On aperçoit d’ailleurs certains de ces éclairs dans un autre tweet de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique.
#DidYouKnow that smoke and heated air from fires can rise into the atmosphere and cause moisture there to condense? When this happens, a thick, dense "pyrocumulus" cloud full of soot and ash forms. #GOESWest spotted some over wildfires in British Columbia yesterday. pic.twitter.com/y6FDhe5yAL
— NOAA Satellites (@NOAASatellites) July 1, 2021
De nouveaux incendies pourraient donc dans les prochains jours, sinon dans les prochaines heures, être déclenchés par ces pyrocumulus.

