Coronavirus
Sud-Ouest du 18 avril 2020
L’éclaircie se poursuit
BILAN 761 morts supplémentaires hier mais le nombre de patients hospitalisés diminue toujours
L’explosion spectaculaire du nombre de contaminés sur le porte-avions « Charles-deGaulle», plus d’un millier de marins soit près de la moitié de l’équipage, ne doit pas cacher l’essentiel. Même si le nombre de décès quotidiens reste élevé, 761 morts supplémentaires ont été recensées hier, portant le total à 18 681, la tendance observée depuis une dizaine de jours se confirme. Il y a de moins en moins de patients hospitalisés (31 190) ou en réanimation (6 027). La pression sur le système hospitalier, qui n’a pas craqué au plus fort de l’épidémie, se relâche quelque peu.
Plus de sorties que d’entrées
« La circulation du virus reste à un niveau élevé », nuance Jérôme Salomon. Hier soir, lors de la sa traditionnelle conférence de presse, le directeur général de la Santé a insisté sur deux chiffres : lors de la dernière journée, 2 167 hospitalisations et 243 entrées en réanimation supplémentaires ont été enregistrés. Si on note malgré tout une diminution de la population prise en charge, c’est parce que les sorties (les guérisons) sont supérieures aux entrées. Mais l’importance de ces flux ne peut qu’inciter à la prudence et au respect des gestes barrières et de la distanciation sociale.
Surmortalités
Les données collectées par l’Institut national des études statistiques (Insee) mettent en évidence depuis la mi-mars une surmortalité. Celle-ci touche six régions situées dans le grand quart Nord-Est de la France et le Centre-Valde-Loire. La Nouvelle-Aquitaine fait partie des zones géographiques, pour des raisons non explicitées, à ce jour relativement épargnées par la première vague. Hier, l’un des médecins de l’Agence régionale de Santé a même prononcé le mot « décrue » (lire ci-contre).
Depuis le début du mois d’avril, la diminution de l’activité sanitaire est perceptible. De Limoges à Bayonne, « les indicateurs de surveillance hospitalière et de médecine ambulatoire suggèrent un ralentissement de la circulation du virus dans le territoire », relève l’Agence régionale de santé, même si 151 nouveaux cas et 16 décès supplémentaires ont été déclarés hier. Et ici comme ailleurs, le virus frappe surtout les hommes, sans doute parce qu’ils présentent davantage de facteurs de risque.
Sud-Ouest du 18 avril 2020
Madrid s’est figée dans une longue léthargie
REPORTAGE Dans une ville où les règles de confinement sont très sévères, les habitants commencent à ne plus pouvoir le supporter. Surtout les familles avec enfants. Le gouvernement ne veut pas céder
..."La capitale, sévèrement confinée depuis le 14 mars dernier, comme le reste de l’Espagne attend toujours la décrue de l’épidémie. Elle concentre à elle seule un tiers du total des 19 000 décès qui se sont produits depuis le début de la crise sanitaire. La contagion se freine, mais trop lentement. Les services d’urgence débordés par l’afflux de malades il y a deux semaines ont commencé à retrouver un semblant de normalité, mais malgré cette amélioration, le pays s’est installé dans une longue attente sans distinguer encore le bout du tunnel."...
2020_04_18_SO_Madrid_s'est_figée_dans_une_longue_léthargie
Sud-Ouest du 18 avril 2020
La Chine sur la sellette
PANDÉMIE Plusieurs pays, dont les ÉtatsUnis, la France et le Royaume-Uni, pointent un manque de transparence qui, selon eux, a pu jouer sur la propagation du virus
"Doutes sur l’origine du virus, scepticisme autour du nombre de morts, craintes d’un contrôle du gouvernement sur la recherche… Depuis deux jours, la Chine doit répondre à un flot de critiques sur sa gestion de la pandémie de Covid19.
L’hypothèse généralement admise est que le nouveau coronavirus a fait son apparition fin 2019 dans un marché de Wuhan, où des animaux exotiques étaient vendus vivants. La chauve-souris serait l’animal réservoir du virus. Celui-ci aurait ensuite muté pour être transmis à l’homme par l’intermédiaire du pangolin.
Mais deux médias américains remettent en question cette théorie. Selon «Fox News », «plusieurs sources» pensent que le Sars-Cov-2, le virus responsable du Covid-19, émanerait en fait de l’Institut de virologie de Wuhan, qui se trouve à proximité du marché. Et selon le «Washington Post », l’ambassade des ÉtatsUnis à Pékin avait alerté il y a deux ans sur les mesures de sécurité insuffisantes de ce laboratoire, qui étudie les coronavirus chez les chauves-souris."...
















