Inapplicabilité manifeste du plan d'urgence
Sud-Ouest du 20 décembre 2019
Le plan contre le nématode passe mal
MASSIF DES LANDES DE GASCOGNE Un plan national de lutte contre le petit ver dévoreur de pins maritimes a été érigé en 2019. Les professionnels du massif l’ont en travers de la gorge
La Draaf Nouvelle-Aquitaine a engagé une campagne de piégeage du monochamus, ainsi que des prélèvements sur bois dans le cadre d’un plan de surveillance accrue. PHOTO ARCHIVES THIERRY DAVID/« SUD OUEST »
"Dans l’édito de novembre de la revue du syndicat, Vincent Dorlanne en remettait une souche, rappelant: «l’inapplicabilité manifeste sur notre massif (NDLR: massif des Landes de Gascogne) du plan d’urgence prévu en cas d’arrivée du nématode ». Le président du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest (SSSO) réitérait l’appel lancé quelques mois plus tôt auprès de l’État pour demander aux instances européennes une dérogation à l’ensemble des mesures érigées par l’Europe en 2012, et reprises en mars 2019 dans le plan national de lutte contre le nématode du pin.
Le fameux ver microscopique dévoreur de pin maritime, transporté dans la trachée du monochamus (petit insecte indigène inoffensif), fait trembler la forêt et ceux qui l’entretiennent et en vivent. Pour autant, les mesures officielles prévues pour venir à bout de la bestiole, en cas d’invasion, restent en travers de la gorge des professionnels du bois. Les sylviculteurs en tête. Pourquoi? «Parce que ce plan découle de la directive européenne de 2012 qui elle-même repose sur la situation vécue depuis des années par le Portugal. Le document n’est pas adapté aux spécificités du massif des Landes de Gascogne, à savoir un massif homogène en essences sensibles au nématode », lâche Éric Dumontet, secrétaire général du syndicat des sylviculteurs du Sud Ouest."...