SNSM
Sud-Ouest du 18 juin 2018
«La force de nos équipes c’est leur variété»
SAUVETAGE Arcachon fait partie des huit stations de France retenues pour marquer la seconde édition de la Journée nationale du sauvetage en mer, ce samedi 23 juin
Gildas Sittarame dirige la station SNSM d’Arcachon depuis deux ans. PHOTO S. M.
"Arcachon fait partie des huit stations de France retenues pour marquer la seconde édition de la Journée nationale du sauvetage en mer, ce samedi 23 juin."...
..."« Sud Ouest » Quel est le but de cette journée ?
Gildas Sittarame La SNSM (1) communique plus spécifiquement en direction des gens qui vont sur l’eau pour leur rappeler ses actions. Nous sommes une association de bénévoles et vivons des dons. C’est pour cela que nous ferons des démonstrations visibles telles que des vire-vire entre les jetées Thiers et Legallais.
Qu’est-ce qui a fait qu’Arcachon soit retenue parmi les 214 stations de France pour marquer cet événement ?
Arcachon est l’une des plus grosses stations en terme d’interventions. Nous en réalisons entre 70 et 110 par an dont 50 entre le mois de juillet et le mois d’août. À titre d’exemple, d’autres n’en font que 15. La configuration du Bassin rend nos interventions très techniques.
Est-il difficile de trouver des volontaires ?
Le renouvellement est régulier. Généralement, les sauveteurs restent trois ou quatre ans dans la station. Ensuite, les aléas de la vie les amènent à bouger. Nous n’avons que 40 % de retraités parmi nous, la limite d’âge pour l’embarquement (65 ans) ne facilite pas les choses.
Le fonctionnement de la SNSM reposant sur 100 % de bénévolat est-il viable ?
Il y a une réflexion engagée à ce sujet. Le système a ses limites. On nous demande de plus en plus de traçabilité dans les formations et les interventions et ce au même titre que les professionnels. À Arcachon, nous fonctionnons comme une entreprise, 24 heures sur 24 avec 34 bénévoles embarqués. Autour de nous, les autres pays ont adopté un système mixte, professionnel et bénévole.
Quelles sont les qualités requises pour faire partie de la SNSM ?
La bonne volonté, l’envie d’aider les autres, la camaraderie, la curiosité et la capacité à apprendre. Il ne faut pas arriver avec ses certitudes. Le sauvetage en mer est quelque chose de particulier, un travail d‘équipe très spécifique où l’expérience de la navigation ne suffit pas. Quant au côté secouriste, il faut savoir que l’on sait quand on part mais jamais quand on rentre ni ce sur quoi on va tomber.
Avez-vous toujours plus d’hommes que de femmes parmi vous ?
Oui, les femmes se font généralement une fausse idée du sauvetage en mer. Il ne nécessite pas tant de force physique. La force de nos équipes, c’est la variété et surtout l’engagement.
Quel est l’état de votre flottille… après les avaries que vous avez connues ?
Le SNS 121 vient d‘être réparé, il nous est prêté jusqu’en mai 2019 et nous sert de bateau de sauvetage pour cet été. Nous avons aussi le SNS 285 qui sera réformé lorsque nous recevrons un bateau neuf.
(1) Société nationale de sauvetage en mer
2018_06_18_SO_La_force_de_notre_équipe_c'est_leur_variété
