La presqu'île du Médoc exposée en permanence à des risques naturels
Sud-Ouest du 2 janvier 2018
Ces risques naturels que le territoire doit gérer
ENVIRONNEMENT Ces dernières années, les tempêtes qui ont touché le territoire ont mis en évidence la vulnérabilité de la presqu’île. Le réchauffement climatique accentue cette fragilité
"Lorsque les éléments naturels se déchaînent, la presqu’île du Médoc est aux premières loges. La tempête Carmen de ce début d’année vient encore de nous le rappeler. Le territoire est fortement exposé. Il est entouré d’eau. Il y a l’estuaire d’un côté et l’océan de l‘autre. La pression est permanente.
Dans les années à venir, le phénomène de réchauffement climatique ne fera qu’accentuer les empreintes laissées par le passage des tempêtes. Cette gestion du risque, dit de «catastrophe naturelle », est une donnée que l’ensemble des acteurs du territoire sont maintenant contraints d’imprimer sur leur «logiciel» de gestion de la cité. Une revue de ces principaux risques.
1 Le phénomène d’érosion va s’intensifier
..."À Lacanau, Soulac et Montalivet, les élus et les services de l’État ont dû faire face à l’urgence."...
2 La frange de côte estuarienne à surveiller
..."Sur le Médoc, c’est surtout la frange de côte estuarienne qui aura été touchée. Dans la zone Sud-Médoc en particulier, les inondations ont mis en évidence la vulnérabilité de certains secteurs urbanisés. Le long de l’estuaire, la pression démographique ne fera qu’augmenter dans les années à venir. Les élus comme les services de l‘État devront être particulièrement fermes sur la gestion de cette bande côtière.
3 Coup de chaud sur la zone forestière
Dans le Médoc, la zone forestière est sous pression à l’approche de l’été. Au printemps dernier, un feu de forêt de plus de 1 000 hectares a obligé les pompiers à une lutte intense pour arrêter les flammes sur les communes de Cissac, Saint-Germain d’Esteuil et Hourtin. En 2011 et 2012, la commune de Lacanau s’était retrouvée à devoir gérer des incendies en pleine saison estivale…
À chaque fois, c’est la forêt de production qui se retrouve amputée de sa matière première. Avec le phénomène de réchauffement climatique, le massif continuera d’être très exposé à ces incendies. La gestion de ce risque passera nécessairement par plus de prévention et de moyens de lutte toujours plus efficaces. L’utilisation des Canadair aura notamment montré que les territoires forestiers ne peuvent pas se passer de cette flotte aérienne de la Sécurité civile.
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