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Sud-Ouest du 27 janvier 2022 

Covid-19 à l’école : « Torture nasale », des parents préfèrent fournir de fausses attestations d’autotests

2022 01 27 autotests enfants

Fatigués de réaliser des autotests plusieurs fois par semaine, des parents d’élèves préfèrent fournir de fausses attestations pour que leur enfant retourne en cours

Ils préfèrent rédiger de fausses attestations sur l » honneur plutôt que d’infliger une « torture nasale » à leurs enfants. Certains parents sont épuisés de réaliser plusieurs autotests par semaine pour leur enfant cas contact à l’école. Selon le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles, un élève doit réaliser un premier autotest le jour où il apprend être cas contact, puis un deuxième à J + 2, et un troisième à J + 4. S’il est de nouveau cas contact après sept jours, il doit recommencer la série de tests. « Trois cotons-tiges dans les narines trois fois par semaine, c’est trop. On dit stop », témoigne au Parisien Sébastien, un parent d’élève vivant à Niort (Deux-Sèvres).

« Ce n’est plus possible »

Pour assurer que l’autotest est bien négatif et permettre le retour de l’enfant en classe, les parents doivent écrire une attestation sur l’honneur. Afin d’éviter les tests à son fils en classe de CM2, Sébastien n’a pas hésité à réaliser une fausse attestation. Et ce n’est pas le seul. « Si on avait continué à tester notre fille de 6 ans cette semaine, elle en serait à son neuvième autotest depuis la rentrée. Ce n’est plus possible », déplore un autre père. « Elle a eu peur que je sois venu pour la tester à nouveau. J’ai décidé d’arrêter la torture nasale. »

Certains parents font même preuve de ruse pour éviter que leur enfant ne les « dénonce » à l’enseignante. Un trentenaire explique qu’il « chatouille à peine les narines » avec l’écouvillon pour faire semblant de réaliser l’autotest à son fils de 3 ans. Même si ses attestations sont des « mensonges », il affirme que la situation serait « ingérable » pour lui, en raison de ses activités professionnelles. Il préfère ne pas prendre le risque que le test de son fils soit positif, surtout s’il ne présente aucun symptôme. Dans le cas contraire, il assure qu’il effectuerait un test directement en pharmacie, avec un antigénique ou un PCR.