Sud-Ouest du 19 janvier 2022

2022 01 19 SO Covid-19 toujours plus de contaminés

2022 01 19 SO Covid-19 toujours plus de contaminés2

2022 01 19 SO En bref

2022 01 19 SO Passe vaccinal une décision vendredi

2022 01 19 SO Passe vaccinal une décision vendredi2 

2022 01 19 SO Le Teich Des détecteurs de dioxyde de carbone installés dans les écoles

2022 01 19 SO Le Teich Des détecteurs de dioxyde de carbone installés dans les écoles2

2022 01 19 SO Le quotidien chamboulé d'un collège girondin en mode Covid

2022 01 19 SO Le quotidien chamboulé d'un collège girondin en mode Covid2

LCI du 19 janvier 2022 

EN DIRECT - France, Allemagne, Brésil... Les cas de Covid-19 atteignent des niveaux records

CORONAVIRUS - Ces dernières 24 heures, des records de cas ont été battus en France mais aussi au Brésil. En Allemagne, plus de 112.000 cas ont été observés. Suivez les dernières infos.

2022 01 19 LCI

LCI du 18 janvier 2022 

Covid-19 : "Sans le pass sanitaire, il y aurait eu 30% d'hospitalisations et 4000 décès supplémentaires"

INTERVIEW - Dans une étude publiée ce mardi, le Conseil d'analyse économique estime que l'instauration du pass sanitaire a permis d'éviter plusieurs milliers de décès dus au Covid-19, mais aussi de protéger l'économie. Philippe Martin, son président délégué, nous éclaire.

La mesure phare du gouvernement pour lutter contre le Covid-19 a-t-elle porté ses fruits ? Dans une étude publiée ce mardi, le Conseil d'analyse économique a estimé l'impact du pass sanitaire en France sur la santé publique, mais aussi sur l'économie. Et les résultats semblent plutôt bons. Selon ces travaux menés par les chercheurs Miquel Oliu-Barton, Bary Pradelski et Nicolas Woloszko, ce précieux sésame entré dans le quotidien des Français a permis d'améliorer considérablement la couverture vaccinale.

Conséquence : entre juillet et décembre 2021, les hospitalisations ont été moins nombreuses qu'en l'absence de pass sanitaire, la vie de plusieurs milliers de Français a été sauvée et six milliards d'euros de perte pour le pays ont été évités, estiment les auteurs. Comment sont-ils parvenus à ces résultats ? Peut-on attendre le même effet pour le pass vaccinal ? Philippe Martin, prédisent délégué du Conseil d'analyse économique, co-auteur de l'étude et professeur d'économie à Sciences Po, nous répond. 

Votre étude permet de mesurer l'impact du pass sanitaire sur la couverture vaccinale. Comment avez-vous réalisé ce calcul ? 

Nous avons cherché à savoir ce qui se serait passé sans le pass sanitaire. Pour cela, nous avons construit un contrefactuel, une histoire qui n'a pas existé. Dans notre étude, nous avons analysé la France, l'Italie et l'Allemagne, trois pays qui ont instauré un pass sanitaire cet été. La clé, c'est le taux de vaccination. Pour comprendre ce qu'aurait été la dynamique de vaccination sans le pass sanitaire, nous avons comparé ces pays avec d'autres, qui se trouvaient cet été dans des situations similaires, mais qui n'ont pas instauré le pass. Nous émettons donc l'hypothèse qu'en l'absence de pass sanitaire, la France se serait comportée comme ces pays. Et selon nos calculs, une partie non négligeable de l'augmentation du taux de vaccination en France est liée au pass sanitaire, environ 13 points.

Le pass sanitaire a évité les restrictions administratives au coût beaucoup plus fort sur l'économie- Philippe Martin

Quel a été l'impact de cette augmentation sur les hospitalisations et les décès ? 

Pour le savoir, nous avons bénéficié des conseils du Pr Arnaud Fontanet sur les questions épidémiologiques. Les travaux sur l'efficacité du vaccin, en particulier sur les formes graves, nous ont permis d'estimer le nombre d'hospitalisations que la France aurait connu avec un taux de vaccination inférieur, ainsi que le nombre de morts. D'après cette étude, il y aurait eu 30% d'hospitalisations en plus et 4000 décès supplémentaires si nous n'avions pas eu le pass sanitaire. 

D'un point de vue économique, le pass sanitaire a contraint l'accès à de nombreux lieux publics. Pourtant, vous estimez qu'il a évité au pays de perdre six milliards d'euros entre juillet et décembre 2021. Pourquoi ? 

Il y a d'abord un mécanisme direct : avec le pass sanitaire, la population a moins de craintes d'avoir des interactions sociales. L'activité économique est donc positivement impactée par le taux de vaccination. Ensuite, il y a un mécanisme indirect : si le taux de vaccination est plus faible, il y a un risque plus important de saturation des hôpitaux, ce qui oblige les gouvernements à imposer des restrictions, comme des confinements, des couvre-feux ou la fermeture de certains lieux. Le pass sanitaire a évité ces restrictions administratives, qui ont un coût beaucoup plus fort sur l'activité économique.

Le pass sanitaire a donc eu un effet positif sur la santé publique et l'économie ? 

Absolument. En réalité, les deux sont liés. C'est parce que l'instauration du pass sanitaire a eu un impact positif sur la santé que cela a permis ces bons effets sur l'économie.

Avec le pass vaccinal qui devrait bientôt entrer en vigueur, une partie de la population sera, cette fois, totalement exclue de certains lieux. Les conséquences sur l'économie pourraient-elles être différentes ? 

Je ne pense pas que cette étude puisse être utilisée pour tirer des conclusions, positives ou négatives, sur le pass vaccinal. Désormais, seule une petite minorité de Français n'est pas vaccinée. La question est de savoir si cette incitation à la vaccination va fonctionner sur cette population. Notre étude n'est pas capable de le dire. 

Le Journal du Dimanche du 18 janvier 2022

Opérations déprogrammées à cause du Covid-19 : des médecins craignent de se voir mis en cause

Avec la multiplication des reports d'opérations ou d'examens, de nombreux médecins s'inquiètent de se voir mis en cause en justice.

2022 01 18 JDD

Avec la multiplication des plans blancs imposant des reports d'opérations ou d'examens et l'allongement des délais pour les reprogrammer à cause du Covid-19 , des blouses blanches s'inquiètent de se voir mises en cause en justice. "Si un patient estime qu'il a été pénalisé dans sa prise en charge, il va se retourner contre son médecin ou son chirurgien, indique le gastro-entérologue Patrick Gasser. Ce n'est pas au directeur d'hôpital ou d'agence régionale de santé qu'on demandera des comptes." Un argument de plus, pour le président du syndicat Avenir Spé, pour que les déprogrammations ne soient pas administrativement décidées sans concertation avec le corps médical dans chaque établissement.

L'alerte d'une chirurgienne pédiatrique

"Oui, la situation est très tendue mais ce n'est pas une raison pour prendre des décisions ubuesques par précaution", s'emporte de son côté Hélène Le Hors, chirurgienne pédiatrique à Marseille et présidente du syndicat des chirurgiens pédiatres français. L'agence régionale de santé y a activé juste avant Noël et jusqu'à fin janvier le pallier le plus élevé du plan blanc imposant de déprogrammer toutes les opérations, excepté les urgences vitales et celles pouvant engendrer des pertes de chance majeures.

Lire aussi - ENQUETE. Le désarroi de ces victimes indirectes du Covid-19 en attente d'une opération ou d'un examen

"En cas d'attentat, lorsqu'il faut réquisitionner tous les blocs et tous les personnels disponibles pour gérer un afflux de blessés, d'accord… Mais fonctionner ainsi pendant plus d'un mois, c'est ridicule! s'agace le Dr L e Hors. On désorganise des filières de soin sans lien avec le Covid et on crée des délais d'attente irrattrapables." Cette semaine, alors qu'elle devait opérer en urologie ambulatoire dans un établissement sans lits de réanimation, elle n'a pu aller au bloc que pour deux cas urgents.

Les autres interventions, qui concernaient des hernies inguinales sans gravité, ont dû être reportées à la fin mars. Résultat, le personnel a attendu, désoeuvré, que passe la matinée.