Sud-Ouest du 13 janvier 2022

2022 01 13 SO Les chiffres de l'épidémie en France au 12 janvier 2022

 

Sud-Ouest du 13 janvier 2022

2022 01 13 SO Y aura-t-il assez de doses de Pfizer pour les moins de 30 ans

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2022 01 13 SO Y aura-t-il assez de doses de Pfizer pour les moins de 30 ans3

2022 01 13 SO Omicron met l'école sens dessus dessous

Sud-Ouest du 13 janvier 2022 

Face à Omicron, les établissements scolaires en quête d’air 

Depuis septembre 2021, la Région Nouvelle-Aquitaine distribue capteurs de CO2 et purificateurs d’air. Reportage au lycée des Graves de Gradignan (Gironde)

2022 01 13 l'écoleÀ Gradignan, en Gironde, au lycée des Graves, le purificateur d’air fait partie du paysage. GUILLAUME BONNAUD / « SUD OUEST » 

À pas de loup, en plein cœur d’une matinée studieuse, on pénètre dans le CDI du lycée des Graves de Gradignan (33). Silence. On entend juste des murmures étouffés, des pages qui se tournent et des raclements de gorge. Ici, un garçon travaille seul avec ses cours étalés sur la table, là, un groupe de quatre filles, le nez plongé sur des bouquins, d’où émerge un pouffement vite étranglé. Plus loin, Louis et Clément rédigent une dissert’ de philo avec, à leurs pieds, une étrange boîte couleur gris métallisé. Un purificateur d’air. Sur la table de la professeur documentaliste, Sandrine Gouffrand, trône un boîtier sur lequel une émoticône se marre. C’est un capteur de CO2 qui dit que tout va bien. 

Tout est ok. Une trentaine d’élèves dans cette salle du CDI qui n’offre aucune ouverture, sinon des puits de jour fermés, peuvent bosser tranquilles. L’air qu’ils respirent est, a priori, pur, avec le moins d’aérosols virulents possible. Ils portent le masque, puisque c’est obligatoire. « Je suis beaucoup plus détendue depuis qu’on a installé le purificateur d’air, franchement, admet Sandrine Gouffrand. D’autant que, jusque-là, nous n’avions qu’un capteur de CO2 qui, parfois, s’emballait… Là, il est beaucoup plus tranquille. » Un capteur de CO2 ne hurle pas quand il s’emballe, ni ne pose des heures de colle. Juste, il fait la gueule, via son émoticône. La région Nouvelle-Aquitaine en a posé 300 à la rentrée de septembre, pour chacun des lycées de la région. À 300 euros le capteur à l’époque, on peut souligner la « chère expérimentation ». Parce qu’un capteur par lycée, c’est cher, mais c’est maigre. 

Sécurité psychologique 

Ce matin-là, autour du vice-président en charge de l’éducation et des lycées, l’ancien recteur Jean-Louis Nembrini, Xavier Yvart, proviseur du lycée des Graves, expose sa situation, face à Philippe Mittet, directeur général adjoint, et François Jolly, directeur des constructions, tous deux à la Région Nouvelle-Aquitaine. Le lycée des Graves a anticipé, acheté sur ses fonds propres, ses capteurs de CO2 et son propre purificateur d’air pour la cantine et le CDI où n’existait aucune ouverture. « Ils fonctionnent en permanence, admet le proviseur. Nous avons préféré prendre de l’avance pour assurer la sécurité de nos élèves. Les capteurs et les purificateurs ne sont utilités que dans les espaces qui ne disposent pas de fenêtres. » 

Explication de Jean-Louis Nembrini : « Les capteurs fonctionnent comme une soupape de sécurité, un signal d’alerte, qui doit venir en plus du purificateur. Cela permet de sensibiliser à la question de la qualité de l’air, de l’importance de l’aération dans un espace clos. Le lycée des Graves a fait partie des premiers établissements dans la région ayant souhaité participer au déploiement de ces outils, mis en place sur la base du volontariat. Et leur retour, après des mois de pratique, nous intéresse. » 

Côté retour d’expérience, le bilan est très subjectif, forcément. Les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air ont un effet placebo évident, ils apportent une espèce de sécurité psychologique. Ainsi, les deux philosophes, Louis et Clément, se sont-ils installés sciemment près de l’engin, pensant qu’ils seraient ainsi mieux protégés. « On a l’impression de respirer mieux, c’est sûr, on se sent plus à l’aise… », remarque Clément. Dans les faits, comment mesurer l’impact de la présence de ces outils ? Mystère… La semaine après les vacances de Noël, sur 1 405 élèves, le lycée en a comptabilisé 200 restés à la maison. 15 % d’absentéisme. 

Prix tirés vers le bas 

L’expérimentation des capteurs du mois de septembre a basculé en déploiement au fil des mois, et aujourd’hui, il s’impose, étant donné le taux de reproduction fulgurant du variant Omicron. Ainsi, au 3 janvier, 183 lycées ont demandé des capteurs de CO2 et 77 autres ont choisi des purificateurs. Entre-temps, les prix ont été tirés vers le bas, ce qui va permettre d’en déployer encore davantage. Chaque établissement qui en fait la demande à la Région obtient son capteur ou son purificateur dans les deux jours. 

François Jolly a profité de cette crise sanitaire exceptionnelle pour revisiter l’ensemble des lycées de la Région, en s’intéressant particulièrement à la ventilation des classes et à la qualité de l’air. « On a réussi à augmenter le taux de renouvellement de l’air dans les salles de classe en agissant sur les systèmes de ventilation mécanique, les VMC, en poussant les puissances, commente-t-il. Nous avons fait le tour de tous les établissements pendant les vacances d’été. » En attendant, un conseil simple : ouvrir les fenêtres dix minutes toutes les heures !

2022 01 13 SO A Cenon des Windcatchers pour aérer les classes au naturel

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2022 01 13 SO A Cenon des Windcatchers pour aérer les classes au naturel3

2022 01 13 SO L'école est ouverte au virus on ne peut plus y faire face

LCI du 12 janvier 2022 

Covid-19 : votre pass sanitaire risque-t-il d'être invalidé ? Les dates et délais à connaître

ÉPIDÉMIE - À compter du 15 janvier, le pass sanitaire est conditionné à la dose de rappel pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus. Si le délai pour être éligible au rappel vaccinal a été réduit à trois mois, votre pass sanitaire reste valide sept mois après votre dernière injection.

Fin novembre, en ouvrant le rappel de vaccin à tous les majeurs, le gouvernement avait annoncé qu'il serait nécessaire pour prolonger le pass sanitaire - lequel sera bientôt remplacé par un pass vaccinal. Faute de rappel ou de certificat de rétablissement, le pass pourra être désactivé à partir du 15 janvier. Mais cela ne veut pas dire que le rappel doit forcément avoir été fait avant cette date, qui correspond simplement à l'entrée en vigueur du mécanisme.

Dans quel délai la dose de rappel doit-elle être faite ?

Depuis le 15 décembre :

Les personnes de 65 ans et plus vaccinées avec des vaccins à double dose (Pfizer, Moderna, Astrazeneca) doivent avoir reçu leur dose de rappel (3e dose) 7 mois après leur dernière injection (3 mois pour l'éligibilité plus 4 mois pour le délai supplémentaire). Jusqu'au 27 décembre 2021, ce délai était de 7 mois également : 5 mois pour l’éligibilité plus 2 mois pour le délai supplémentaire. Les personnes vaccinées avec le vaccin Janssen, quel que soit leur âge, doivent avoir reçu leur dose additionnelle 2 mois maximum après l'injection de leur monodose (1 mois pour l'éligibilité plus 1 mois pour le délai supplémentaire).

À partir du 15 janvier :

Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus devront avoir reçu une dose de rappel au maximum 7 mois après leur dernière injection ou infection au Covid pour bénéficier d'un pass sanitaire valide (3 mois pour l'éligibilité plus 4 mois pour le délai supplémentaire). Au-delà de ces délais, le QR code de leur ancien certificat de vaccination sera désactivé automatiquement, il sera placé dans la catégorie "certificat expiré" et ne pourra plus être utilisé dans le cadre du pass sanitaire. À noter : pour connaître la date limite à laquelle vous devez recevoir votre dose de rappel pour ne pas perdre votre pass sanitaire, l'Assurance maladie propose un nouveau téléservice Mon rappel Vaccin Covid. Vous pouvez également utiliser le simulateur de MesconseilsCovid 

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La situation à partir du 15 février :

Depuis le 2 janvier, une nouvelle date s'est ajoutée au calendrier : le 15 février. À cette date, le délai pour recevoir sa dose de rappel est réduit à 4 mois, comme l'avait annoncé Olivier Véran début janvier dans une interview au JDD"Nous avons décidé de faire évoluer ces règles, mais en laissant à chacun le temps de faire son rappel : à partir du 15 février, il faudra l'effectuer quatre mois – et non plus sept – après sa deuxième dose pour avoir un schéma vaccinal complet", avait indiqué le ministre de la Santé, rappelant au passage qu'une infection au Covid vaut toujours pour une injection. Ainsi, à compter de cette date, les personnes n'ayant pas reçu leur troisième dose dans un délai de quatre mois maximum après la seconde injection, perdront leur pass. 

"Un exploit logistique jamais vu" 

Entre 500.000 et 700.000 personnes qui n'ont pas fait leur rappel de vaccin contre le Covid-19 risquent théoriquement de voir leur pass sanitaire désactivé samedi, un nombre toutefois sans doute surestimé, a indiqué ce mercredi le ministre de la Santé. 

Cependant, pour que chacun puisse avoir son pass vaccinal le 15 février, le ministre de la Santé avait fixé dans le JDD "l’objectif collectif le plus ambitieux de l’histoire de la vaccination" en France, à savoir "nous devons atteindre en cinq semaines au moins 25 millions d’injections. Soit en moyenne près de 5 millions d’injections par semaine. Ce qui serait un exploit logistique jamais vu".

En vue de cette échéance, en Occitanie, par exemple, où l'épidémie est au plus haut avec plus de 21.000 nouveaux cas par jour en moyenne, l'ARS anticipe déjà un possible embouteillage et appelle les habitants de la région à ne pas attendre le dernier moment pour prendre un rendez-vous vaccinal.

Selon les chiffres de Santé publique France, au 9 janvier, 28.388.922 doses de rappel ont été réalisées. En outre, depuis le début de la campagne de vaccination, 53.267.068 personnes ont reçu au moins une injection (soit 78,9 % de la population totale2) et 52.020.924 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,1 % de la population totale).