Sud-Ouest du 22 novembre 2021

2021 11 22 SO Attal et la montée fulgurante de la cinquième vague

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2021 11 22 SO Salles Vaccibus sollicité pour une 3e dose de vaccin

Sud-Ouest du 21 novembre 2021 

Covid-19 : la montée de la cinquième vague est « fulgurante », alerte Attal

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Le porte-parole du gouvernement a toutefois mis en balance « des éléments qui peuvent nous inquiéter et des éléments qui peuvent nous rendre confiants »

« Cette cinquième vague, elle démarre de façon fulgurante », a constaté le secrétaire d’État invité sur Europe 1, CNEWS et « Les Échos ».

En moyenne calculée sur 7 jours (ce qui en donne une vision plus fidèle), le nombre de cas quotidiens a presque doublé en une semaine : il était de 18 189, contre 10 023 le dimanche précédent. Cela représente une progression de 81,4 %.

Et cette hausse est exponentielle, signe que l’épidémie va vite : avant cela, il avait fallu trois semaines pour que le nombre de cas quotidiens augmente dans les mêmes proportions.

Mais comme lors des vagues précédentes, l’enjeu est de savoir si cette flambée des infections entraînera un afflux massif à l’hôpital.

Pour l’instant, ça n’est pas le cas, ce que les autorités attribuent à la vaccination, qui reste très efficace pour empêcher les formes graves de la maladie (même si elle l’est moins contre les contaminations au variant Delta).

Une augmentation de « 102 % » des contrôles

Dimanche, 8 038 malades du Covid étaient hospitalisés en France, dont 1 339 dans les services de soins critiques (les cas les plus graves), contre respectivement 6 500 et 1 000 un mois auparavant.

« On voit qu’il y a une augmentation très forte des contaminations, mais on sait aussi qu’en France, on a une très large couverture vaccinale (et) on est plutôt en avance par rapport à nos voisins sur le rappel de vaccination », a souligné dimanche M. Attal, vantant la mise en place en juillet du passe sanitaire, alors que « la plupart des pays qui nous entourent l’ont mis en place après ».

Questionné sur l’efficacité du passe, il a mis en avant une augmentation de « 102 % » des contrôles ces derniers jours par rapport à la semaine précédente, soit « sur les quatre premiers jours de cette semaine, 70 000 contrôles de personnes et plus de 4 300 contrôles d’établissements recevant du public ».

Avec le passe sanitaire, le gouvernement assume, a-t-il insisté, « ce choix de faire peser les contraintes sur les personnes non-vaccinées plutôt que sur les personnes vaccinées ».

LCI du 21 novembre 2021 

Covid-19 : le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale ouvre la voie à la 3e dose pour tous les adultes

CAMPAGNE VACCINALE - Dans un nouvel avis, le groupe d’experts encourage ouvre la porte à l'extension de la campagne de rappel à l’ensemble de la population adulte.

Alors que le nombre de contaminations repart à la hausse depuis plusieurs semaines dans de nombreux pays européens, la campagne de rappel continue de prendre de l’élan en France. Depuis le lancement de cette campagne le 1er septembre, plus de 5,2 millions de Français ont reçu une troisième injection. Mais pour Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, il va sans nul doute falloir accélérer le pas en élargissant les conditions d’accès à la dose de rappel à tous les adultes. 

Dans un avis rendu public ce dimanche, l'instance indique que "les données de la modélisation de l’épidémie incitent à envisager la vaccination de l’ensemble de la population adulte 6 mois après la primo-vaccination afin de freiner l’épidémie et réduire le nombre de formes graves". Le Pr Alain Fischer, président du Conseil, avait déjà indiqué mercredi 17 novembre sur Europe 1, que l'ouverture de la troisième dose pour tous était "très probable" 

Le rappel pour les plus de 50 ans pourrait diviser par deux le nombre d’hospitalisations 

Dans ce même avis, daté du 19 novembre, le Conseil s’est également montré favorable à l’abaissement du seuil d’éligibilité à l’âge de 50 ans, ce qui a été annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution le 9 novembre. Dès le début du mois de décembre, les 50-64 ans pourront recevoir leur troisième dose. Une décision "susceptible de réduire de l’ordre de 40 à 50% le nombre d’hospitalisations et d’admissions en soins critiques", salue le COSV dans son avis. 

Cette recommandation vaut aussi pour les femmes enceintes, qui, selon l'instzance, devraient obtenir leur troisième dose "compte-tenu à la fois de la bonne tolérance au vaccin et des risques inhérents de la maladie pour ces personnes", avertissent les auteurs.  

Vendredi 19 novembre, le président Emmanuel Macron s’était déjà montré favorable à l’élargissement de la dose de rappel à tous les adultes, estimant que "c'est un peu le sens de l'histoire". Quelques heures après, la Haute autorité de Santé a préconisé une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 aux personnes âgées de 40 ans et plus"L’élargissement du rappel aux moins de 50 ans sera étudié prochainement", avait alors annoncé Olivier Véran sur Twitter. 

Le conseil rappelle dans cet avis que selon plusieurs études récentes, il existe "une diminution avec le temps de l'efficacité de la primo-vaccination contre les infections (symptomatiques ou non) par le variant Delta, passant de 80-90% deux mois après la deuxième dose à 50% à six mois", une baisse qui se poursuit ensuite. 

L’efficacité du rappel, elle, court au moins pendant deux mois et demi après l’injection. Mais les auteurs signalent que les données manquent encore au sujet des effets indésirables du rappel chez les plus jeunes, car peu de pays ont adopté la troisième dose pour l’ensemble de sa population à ce jour. 

Le recours aux traitements anti-viraux encouragé 

Le document met aussi la lumière sur les traitements anti-Covid déjà autorisés en France, comme le Ronapreve, qu’il recommande pour les personnes ne pouvant pas être protégées par la vaccination, ainsi que les traitements antiviraux par voie orale, en cours d’évaluation par les autorités de réglementation, qui devraient "rapidement être disponibles en France"

Les experts recommandent ainsi un dépistage précoce et la prescription de ces médicaments pour les personnes les plus à risque pour limiter le nombre de contaminations et de cas graves dans les mois à venir.

Invitée de LCI jeudi 18 novembre, Clarisse Lhoste, présidente de Merck France, avait indiqué que le médicament anti-viral Molnupiravir, la pilule Merck, "sera disponible dans les pharmacies en France en décembre". Le lendemain, l’Agence européenne du médicament a autorisé le comprimé anti-covid en cas d’urgence. 

Au rang de ses recommandations, le groupe d’experts signale aussi l’importance de poursuivre encore la primo-vaccination, les personnes non vaccinées ayant "un risque de l’ordre de 12 fois supérieur d’hospitalisation et de séjour en soins critiques", mais aussi de veiller au maintien des gestes barrières et au recours au test "au moindre symptôme", même chez les vaccinés. 

LCI du 21 novembre 2021 

Covid-19 : Pays-Bas, Belgique, Autriche... l'Europe se rebelle contre les restrictions sanitaires

FEU AUX POUDRES - Des heurts violents en Belgique aux nouvelles émeutes aux Pays-Bas, la colère gronde en Europe face aux mesures anti-Covid adoptées pour enrayer la cinquième vague. Ce week-end, la tension est montée d'un cran.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Un peu partout en Europe, les chiffres s'affolent. Le 8 novembre 2020, en pleine deuxième vague, 287.103 cas avaient été comptabilisés. Un an plus tard, pour le quatrième jour de suite, ce "record" a été effacé. Plus de 324.000 nouvelles contaminations ont été enregistrées dimanche 21 novembre, selon des données gouvernementales regroupées par Our World in Data. En parallèle de cette flambée épidémique, qui touche les pays à des degrés différents, les restrictions sanitaires refont leur apparition sur le Vieux Continent, redevenu l'épicentre de la pandémie.

Couvre-feu, confinement, vaccination obligatoire... Une partie de la population en Europe n'adhère pas aux mesures anti-Covid. Ce week-end, la protestation s'est durcie face aux mesures anti-Covid adoptées pour endiguer la recrudescence de l'épidémie, qui s'emballe en Europe. Si les images de la Guadeloupe, au bord de l'embrasement, ont beaucoup tourné, la situation est tout aussi tendue ailleurs. Ce dimanche, quelque 35.000 manifestants, selon la police, ont participé à une marche à Bruxelles. Alors qu'il avait débuté pacifiquement, le rassemblement a dégénéré. Des heurts ont éclaté, obligeant la police à utiliser des canons à eau et des gaz lacrymogènes face à un groupe de personnes lançant des projectiles. 

Des affrontements d'une rare violence 

Le face-à-face avec les forces anti-émeutes s'est déroulé dans le quartier de l'administration belge et du gouvernement de l'Union européenne, juste à côté des ambassades des États-Unis et de Russie. Dans ce violent affrontement, plusieurs manifestants portaient des cagoules et brandissaient des drapeaux nationalistes flamands, tandis que d'autres individus arboraient des étoiles jaunes rappelant l'occupation nazie. Des palettes en bois ont été brûlées au beau milieu de la chaussée, et des images sur les réseaux sociaux montraient des manifestants s'en prenant à des véhicules de police.

Avec près de 10.300 nouvelles infections par jour en moyenne sur la semaine écoulée, la Belgique retrouve un rythme de propagation du virus qui n'avait plus été atteint depuis un an, comme de nombreux autres pays d'Europe. Le pays connaît des niveaux d'hospitalisation de patients Covid qu'elle n'avait plus enregistrés depuis mai (plus de 2000 patients, dont plus de 25% en soins intensifs). Pour endiguer cette reprise, les autorités ont annoncé la généralisation du port du masque et l'interdiction faite aux personnes non vaccinées d'accéder à des lieux publics, comme des restaurants et des bars.

Une "orgie de violence" aux Pays-Bas 

Des épisodes similaires ont eu lieu aux Pays-Bas, où les protestations ont viré à l'émeute, au lendemain d'une "orgie de violence", qui a frappé Rotterdam où 51 personnes ont été arrêtées et trois blessées par balle. De nouveaux heurts ont éclaté, samedi 20 novembre, à La Haye, où siège le gouvernement, en marge du cortège contre le confinement partiel et l'interdiction de certains lieux aux non-vaccinés, notamment les bars et les restaurants. La police locale a annoncé dimanche avoir arrêté 19 fauteurs de troubles. Des violences ont également éclaté à Urk et dans plusieurs localités de la province du Limbourg. 

Dans la soirée, à Enschede, à la frontière allemande, où l'état d'urgence a été décrété. Des casseurs se sont livrés à des dégradations pour la troisième soirée consécutive. Au moins cinq personnes ont été interpellées "pour incitation à la violence publique", selon la police. Les protestataires ont aussi tiré des feux d'artifice et saccagé ce qui leur tombait sous la main dans les villes de Groningue, Leeuwarden et Tilburg, ont rapporté les forces de l'ordre ainsi que les médias locaux.