Franceinfo du 16 novembre 2021 

Confinement des non-vaccinés contre le Covid-19 : le choix de l'Autriche est-il envisageable en France ?

Même si les indicateurs épidémiques repartent à la hausse dans l'Hexagone, l'hypothèse d'un confinement en fonction du statut vaccinal est, pour l'heure, écartée par le gouvernement.

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C'est une première dans l'Union européenne. L'Autriche a instauré, lundi 15 novembre, un confinement pour les personnes non-vaccinées contre le Covid-19. "La situation est grave (…). Nous ne prenons pas cette mesure le cœur léger, mais malheureusement elle est nécessaire", a justifié dimanche le chancelier autrichien, Alexander Schallenberg, pointant un taux de vaccination "honteusement bas" dans son pays.

Concrètement, les deux millions de personnes concernées par ce confinement n'auront pas le droit de quitter leur domicile sauf pour faire leurs courses, du sport ou pour des soins médicaux. Face à la hausse des contaminations en Europe, d'autres pays, comme l'Allemagne, prennent également des décisions fortes pour inciter les derniers réticents à se faire vaccinerDes mesures similaires sont-elles envisageables en France ? Eléments de réponse.

D'un point de vue sanitaire : la situation dans les deux pays n'est pas comparable

"On n'est pas sorti de l'épidémie, ni en France ni ailleurs, l'heure n'est pas venue de baisser la garde", a prévenu vendredi Jean Castex. Cependant, si la France voit ses indicateurs épidémiques repartir à la hausse, la situation n'est, pour l'instant, pas comparable avec la situation en Autriche. Dans les deux pays, on recense plus de 10 000 nouveaux cas quotidiens en moyenne sur les sept derniers jours. Mais la France compte près de huit fois plus d'habitants. La dynamique est également différente, alors que le taux d'incidence dans l'Hexagone est remonté à plus de 100 cas pour 100 000 habitants lundi (avec des départements comme la Haute-Corse ou les Bouches-du-Rhône où il s'envole à nouveau), contre plus de 850 cas en Autriche (en anglais). Samedi, le pays a par ailleurs enregistré un record de contaminations depuis le début de la pandémie, avec plus de 13 000 nouveaux cas (en anglais).

Du côté du nombre de patients hospitalisés, "qui sont en immense majorité des personnes non-vaccinées""on sent un frémissement" depuis le début du mois de novembre, mais "on est encore loin des vagues précédentes", a commenté lundi sur franceinfo François Braun, président de Samu urgences de France (SUdF). 

"La cinquième vague sera celle des non-vaccinés et des personnes fragiles 'non rappelées' [qui n'ont pas reçu de nouvelle dose de rappel]. Chaque injection éloigne un patient de l'hôpital et nous rapproche collectivement d'un hiver serein", a mis en garde mardi Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, en déplacement dans les Hauts-de-Seine. Sur le plan de la vaccination, 75% de la population française a bénéficié d'un schéma complet. Un chiffre supérieur aux 65% de personnes totalement vaccinées en Autriche. 

D'un point de vue politique : la piste d'un reconfinement écartée (pour l'instant)

"Il faut tout faire pour éviter un nouveau confinement", a martelé Bruno Le Maire dimanche sur BFMTV. Interrogé sur le confinement pour les non-vaccinés instauré en Autriche, le ministre de l'Economie a assuré que c'était "tout ce que nous voulons éviter""Pour le moment, il est absolument hors de question de parler de reconfinement", a quant à lui affirmé Gabriel Attal, samedi soir sur le plateau de l'émission "On est en direct", sur France 2.

"L'objectif, et la méthode que nous avons tenue, c'est celle de la vaccination et du rappel", a de son côté souligné Christophe Castaner, lundi sur France 2. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale a précisé que "620 000 rendez-vous" ont été pris en ce sens depuis l'allocution d'Emmanuel Macron, mardi dernier. Lors de sa prise de parole, le chef de l'Etat a lui-même lancé un appel à se faire vacciner aux six millions de personnes "qui n'ont reçu aucune dose", au nom de "l'esprit de responsabilité".

Si un confinement à l'autrichienne n'est donc pour l'instant pas à l'étude, le gouvernement ne ferme aucune porte. "Il ne faut jamais rien exclure par principe. Cette épidémie continue de surprendre le monde entier", a prudemment avancé le porte-parole du gouvernement. 

D'un point de vue juridique : un risque de rupture d'égalité

Lors des précédentes vagues épidémiques, l'éventualité d'un confinement des plus âgés et des plus fragiles avait déjà provoqué de vifs débats. En novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait écarté cette piste "pour des raisons de faisabilité et de solidarité entre les générations".

Juridiquement, un éventuel confinement appliqué aux seules personnes non-vaccinées risquerait de créer une rupture d'égalité. "Je ne pense pas que l'on puisse prendre des mesures différenciées en fonction du statut vaccinal, car la seule différenciation que permet l'état d'urgence sanitaire est territoriale"estime auprès de BFMTV Jean-Philippe Derosier, spécialiste du droit constitutionnel. "Il y a une vraie question démocratique et de cohésion sociale avec ce type de mesure", a également jugé lundi sur franceinfo Sandra Hoibian, directrice du pôle société au Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie).

La chercheuse a pointé un risque de fracture au sein de la société française. Une analyse partagée par l'épidémiologiste Pascal Crépey, auprès de 20 Minutes : "Augmenter les contraintes sur la population qui refuse le vaccin serait susceptible de la radicaliser. Sans pour autant parvenir à la faire changer d'avis."

D'un point de vue scientifique : l'efficacité d'une telle mesure n'est pas encore connue

Reste enfin à savoir si un confinement des non-vaccinés peut être réellement efficace pour contenir l'épidémie. En Autriche, le gouvernement évaluera l'effet de ces restrictions dans dix jours, a précisé le ministre de la Santé, Wolfgang Mückstein. "D'un point de vue médical", cette mesure a "du sens", plaide Gilles Pialoux. "Il faut expliquer que le remplissage des services hospitaliers, le remplissage des réanimations et les décès sont très essentiellement dus aux non-vaccinés", rappelle le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris, interrogé sur BFMTV.

"Certes, des mesures coercitives à leur encontre sont susceptibles de les protéger et de réduire le fardeau des hospitalisations", abonde Pascal Crépey. "Mais elles ne pourraient pas permettre d'enrayer la dynamique épidémique, puisque la vaccination ne protège qu'à 50% de la transmission du virus", ajoute l'enseignant-chercheur dans les colonnes de 20 Minutes.

"Aucune mesure n'est totalement satisfaisante", a pour sa part estimé lundi sur franceinfo François Braun, président de Samu urgences de France, qui plaide davantage pour une "association" de plusieurs mesures sanitaires. Ainsi, Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille, énumère auprès du Parisien (article abonnés) une liste de solutions alternatives comme aller vers les non-vaccinés, maintenir le masque à l'école, aérer au maximum les espaces clos ou encore renouer avec les gestes barrières. 

Europe1 du 15 novembre 2021 

Covid-19 : les seniors en quête d’une troisième dose se ruent dans les pharmacies

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Après le coup de boost donné par le président de la République, la campagne de rappel pour la vaccination contre le Covid-19 bat son plein. La troisième dose concerne notamment les plus de 65 ans. Les pharmacies se retrouvent en première ligne, car se rendre dans l’officine de son quartier est plus simple pour les seniors.

REPORTAGE

Alors que de nombreux vaccinodromes ont fermé leurs portes, les pharmaciens s’organisent pour répondre à cette demande croissante, parfois pressante. "Je peux de suite voir que la deuxième vaccination, il l'a eu le 11 mai. On a plus de six mois, donc on y va pour la troisième dose !" confirme François Martial, pharmacien au Bouscat en Gironde, après un coup d'œil sur son ordinateur pour s'assurer que le patient est bien éligible à cette troisième dose. À l'arrière de son officine, dans une pièce à part, le pharmacien enchaîne les vaccinations ces derniers jours.

Pallier le manque de vaccinodromes

Au total, François Martial a une quinzaine de rendez-vous quotidiens. "Là, on a senti un surplus très net. Dans mon officine, par exemple, on a largement augmenté de 50% les demandes de vaccination", assure-t-il. "Il est vrai que dans toutes les pharmacies, nous faisons l'effort de vacciner, puisqu'il y a des centres qui ferment et souvent dans les cabinets médicaux, ils n'ont pas le temps de gérer en même temps l'appel, la préparation et le rendez-vous."

Recevoir cette troisième dose vaccinale à la pharmacie, pour Serge, 68 ans, c'est beaucoup plus pratique que lors des deux premières injections. "Il a fallu que je me déplace au centre hospitalier à Libourne, ça m'a pris à peu près la demi-journée", se rappelle-t-il. "Alors que là, je suis à un kilomètre de la pharmacie à vol d'oiseau. C'est un gain de temps." Juste le temps pour le pharmacien de récupérer un flacon de vaccin anti-Covid Pfizer, et c'est déjà fini pour le retraité. "Je n'ai rien senti", témoigne-t-il.

LCI du 15 novembre 2021 

Pass vaccinal, télétravail, couvre-feu... quelles pourraient être les alternatives à un reconfinement en France ?

PANEL - En pleine explosion des cas en Europe, la reprise épidémique qui se confirme dans l'Hexagone fait ressurgir la menace d'un énième confinement. Si ce scénario semble pour l'heure écarté, d'autres options restent à envisager pour freiner la circulation du virus.

Quid des prochaines mesures ? Alors que les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 repartent à la hausse depuis plusieurs semaines en France comme partout en Europe, l'expérience des vingt-et-un derniers mois conduit certains à s'interroger sur les éventuelles nouvelles restrictions qui pourraient être prises pour enrayer la reprise épidémique. La plus redoutée étant pour tous celle d'un reconfinement.

Si toutes les options sont sur la table pour combattre l’épidémie, a indiqué ce dimanche le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur France 2, "pour le moment, il est absolument hors de question de parler" de mettre en œuvre cette option, a-t-il précisé. Pas plus qu'un scénario à l'autrichienne n'est envisagé. La majorité présidentielle "ne souhaite pas" un reconfinement des Français non vaccinés contre le Covid-19, a ainsi précisé de son côté le patron des députés LaREM Christophe Castaner ce lundi sur France 2. Pour autant, d'autres alternatives semblent, elles, plausibles en cas d'aggravation de la situation sanitaire.

Un confinement localisé ?

"Le confinement tel qu'on l'a organisé en France, c'est-à-dire localisé plutôt que généralisé, est effectivement une solution qui pourrait être envisageable en cas de recrudescence de l'épidémie", estime le Dr Edouard Obadia, médecin réanimateur à l'hôpital privé de Quincy-sous-Sénart, sur LCI.

Pour rappel, le 26 février dernier, l'agglomération de Dunkerque et une partie des Alpes-Maritimes avaient été les deux premiers territoires à expérimenter le confinement local depuis le début de la crise sanitaire, à savoir du vendredi 18 h au jusqu’à lundi 6 h. 

Un pass vaccinal plutôt qu'un pass sanitaire ?

Si le pass vaccinal n'est pas encore d'actualité en France, plusieurs scientifiques abondent en ce sens. L'Académie de médecine y est par exemple favorable et "recommande depuis plusieurs mois la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal", rappelle, dans la vidéo en tête d'article, l'un de ses membres, l'épidémiologiste Yves Buisson. "Il aurait fallu le faire depuis longtemps et ne pas laisser cette possibilité de contourner la vaccination en ayant recours à des tests à répétition", poursuit le professeur de médecine, ajoutant qu'il faudrait "non seulement revenir à un pass uniquement vaccinal, mais aussi étendre son champ d'application, notamment dans toutes les entreprises, la fonction publique, l'université ou encore l'école". 

"Je pense que l’on pourrait aller un peu plus loin et passer comme les Autrichiens d’un pass sanitaire à un pass vaccinal", qui n'admet plus comme condition d'obtention un test négatif, abonde l'épidémiologiste Martin Blachier, invité de Darius Rochebin vendredi 12 novembre sur LCI"Ce pass vaccinal ne serait obligatoire toutefois que pour les personnes concernées par la 3e dose, à savoir les plus de 65 ans, voire les plus de 50 ans", a-t-il proposé. Ce modèle "nous fera sortir de la crise, mais pas la 3e dose", a assuré l'épidémiologiste. Et de poursuivre : "S'il y a une seule décision à prendre, je pense que c'est celle-là".

Un renforcement du protocole à l'école ?

Si les élèves connaissent actuellement le niveau "jaune" du protocole sanitaire, à savoir le "niveau 2", deux autres échelons sont prévus en cas de dégradation de la situation sanitaire, à savoir le niveau orange ou "niveau 3" et le niveau rouge ou "niveau 4". Dans le détail, dès le niveau "orange", l'hybridation des cours est possible au lycée. À l’école, le masque est obligatoire à l’intérieur et à l’extérieur, les activités sportives se déroulent en extérieur, et en intérieur seulement si nécessaire. À la cantine, les tables doivent, si possible, être désinfectées après chaque repas. À l’école maternelle et primaire, les mêmes élèves déjeunent à la même table chaque jour, et doivent être distancés d’au moins 2 mètres des élèves d’autres classes. 

Au niveau rouge, le protocole prévoit que les cours deviennent hybrides au lycée, et pour les élèves de 4ᵉ et 3ᵉ. Les effectifs sont limités à 50 %. Concernant le port du masque et les règles à adopter à la cantine, celles du niveau "orange" sont appliquées. Quant aux activités sportives, elles sont exclusivement autorisées à l’extérieur, en respectant une distanciation de 2 mètres.

Un encouragement au télétravail ?

Si Elisabeth Borne a indiqué début novembre qu'un retour télétravail massif n'était "pas d'actualité", notons qu'à cette date la dégradation de la situation sanitaire n'en était qu'à ses prémices en France. En sera-t-il de même si les indicateurs poursuivent leur hausse ces prochaines semaines ? Pour rappel il y a un an, alors que la France était confrontée à la deuxième vague de l'épidémie, le télétravail à 100 % à chaque fois que c'est possible était devenue la règle pour limiter la circulation du virus. Puis, après un assouplissement en début d'année, qui avait permis un retour progressif au bureau des salariés, Emmanuel Macron avait de nouveau appelé fin mars, en pleine troisième vague, les Français à avoir massivement recours au télétravail.

Le retour massif au télétravail est d'ailleurs l'option retenue en Allemagne pour tenter d'enrayer une nouvelle vague de la pandémie de coronavirus, selon un projet de loi consulté dimanche par l'AFP.

Un abaissement des jauges de fréquentation dans certains lieux ?

Notons que jusqu'à jeudi et l'annulation d'un décret, une jauge de fréquentation à 75% de la capacité d'accueil de certains établissements était en vigueur dans les départements où le taux d'incidence a dépassé ces derniers jours les 50 cas pour 100.000 habitants. En l'occurrence, la mesure s'appliquait à tous les lieux de concerts ou spectacles, les salles de danse, les discothèques et, plus généralement, à l'ensemble des établissements recevant du public dès lors qu’ils accueillent une activité de danse ou de concert debout, qui ont vu leur capacité réduite d'un quart, mais aussi aux établissements sportifs couverts, aux salles des fêtes et aux salles polyvalentes.

Rien ne prédit donc qu'en cas de dégradation de la situation sanitaire, une telle jauge soit rétablie dans ce type de lieux, voire d'autres. Des jauges de capacité d'accueil ont notamment déjà été mises en place dans les centres commerciaux qui, pour éviter les brassages il y a an ne pouvaient par exemple accueillir des visiteurs que dans la limite d’une personne par espace de 4 m² de surface commerciale. Fin janvier, selon un nouveau décret, les commerces de moins de 400 m² pouvaient pour rappel accueillir 1 client pour 8 m² quand ceux de plus de 400 m² pouvaient accueillir 1 client pour 10 m². Le même décret prévoyait alors la fermeture des magasins de vente et centres commerciaux de plus de 20.000 m².

Retour au couvre-feu et accès limité à certains lieux ?

Aux Pays-Bas, également confrontés à une grimpée vertigineuse des cas, à compter de samedi 13 novembre, et ce, pour trois semaines, les bars, restaurants et magasins de première nécessité fermeront à 20 h, contre 18 h pour les magasins non essentiels.

Ce "confinement partiel" n'est là encore pas étranger à la France qui n'avait pas hésité à le mettre en place en octobre 2020 en pleine recrudescence épidémique. Un couvre-feu était alors imposé entre 21 h et 6 h du matin et les restaurateurs devaient baisser le rideau en conséquence pour empêcher tout rassemblement nocturne.

LCI du 15 novembre 2021 

Covid-19 : la majorité écarte un confinement des non-vaccinés mais "toutes les hypothèses sont sur la table"

REGAIN ÉPIDÉMIQUE - Le chef de file des députés LaREM, Christophe Castaner, a affirmé ce lundi que la majorité présidentielle "ne souhaite pas" un reconfinement des Français non vaccinés contre le Covid-19. Toutefois, "toutes les hypothèses" restent sur la table.

La France dans les pas de l'Autriche ? Ce n'est (pour le moment) pas d'actualité. Alors que seules les personnes non-vaccinées contre le Covid-19 sont confinées à partir de ce lundi 15 novembre en Autriche, l'exécutif français n'envisage pas une telle mesure. "Nous ne le souhaitons pas, et nous devons tout faire pour empêcher que nous ayons besoin d'aggraver les moyens de protection des Français", a ainsi déclaré lundi Christophe Castaner, invité de France 2, où il était interrogé sur ce reconfinement d'une partie de la population autrichienne.

Pour autant, l'exécutif ne se ferme aucune porte si la situation épidémique venait à se dégrader dans l'Hexagone. "L'objectif, et la méthode que nous avons tenue, c'est celle de la vaccination et du rappel", a affirmé le président du groupe LaREM à l'Assemblée nationale en précisant que "620.000 rendez-vous" ont été pris en ce sens depuis la dernière allocution d'Emmanuel Macron début novembre.

"La France n'est pas à l'abri d'une nouvelle vague"

Néanmoins, "toutes les hypothèses sont sur la table, car nous sommes face à un virus qui nous surprend et peut encore nous surprendre", a-t-il tempéré. "Une dizaine de pays européens connaissent une tension extrêmement forte sur ce sujet avec une reprise épidémique. La France n'est pas à l'abri d'une nouvelle vague", a-t-il également rappelé.  

À partir de ce lundi, l'Autriche confine les personnes non vaccinées ou qui n'ont pas contracté récemment le Covid-19. Cette mesure, une première dans l'UE, vise à endiguer le nombre record de nouveaux cas. "La situation est grave (...). Nous ne prenons pas cette mesure le cœur léger, mais malheureusement elle est nécessaire", s'est justifié le chancelier du pays, Alexander Schallenberg, lors d'une conférence de presse dimanche à Vienne. 

Environ 65% de la population autrichienne a complété son schéma vaccinal complet, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne européenne de 67% et loin de pays comme la France (75%).