Le Parisien du 9 septembre 2021 

Incendie d’un car scolaire dans l’Oise: «On a échappé au drame»

Un car scolaire s’est embrasé ce jeudi soir sur la D932 entre Noyon et Guiscard, alors qu’il ramenait des lycéens chez eux. Le chauffeur a été alerté par les cris des élèves. Pour le maire de Guiscard, «c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de victime».

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La carcasse était encore fumante plus d’une heure après l’incendie. Ce jeudi, vers 17h30, un car scolaire a pris feu sur la D932. Il ramenait des lycéens de Noyon vers Guiscard quand des élèves ont remarqué de la fumée sous leurs pieds. Ils ont crié au chauffeur de s’arrêter, ce que le conducteur a fait immédiatement. À peine garé sur le bas-côté, à hauteur de Golancourt, les flammes ont commencé à ronger l’habitacle, embrasant le véhicule très rapidement. « Le conducteur a réagi comme il fallait, son comportement a été remarquable, témoigne Thibault Delavenne, maire de Guiscard. Grâce à lui, les enfants sont sains et saufs. »

Les enfants se sont éparpillés dans la nature

Et aussi grâce à un soldat du feu qui passait par là à ce moment-là. Presque simultanément, un sapeur-pompier de l’Aisne qui roulait sur le même axe a aidé le chauffeur à évacuer les enfants et s’est assuré qu’ils allaient bien. À bord, ils étaient une cinquantaine, estime-t-on. Car les jeunes passagers n’ont pas attendu l’arrivée des secours. Alors que certains parents se sont rendus sur place pour les récupérer, d’autres sont partis à pied le long de la départementale. La gendarmerie a récupéré deux lycéens mais les autres sont partis dans la nature.

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Un important dispositif du Service départemental d’incendie et de secours a été déployé. Les pompiers sont venus de Noyon, Attichy, Thourotte ou Ham (Somme). Ceux de Compiègne ont ramené un engin spécifique à ce type de situation, un fourgon à mousse à forte puissance (FMOGP). « Nous n’avions aucune indication, nous ne savions pas si nous allions retrouver des victimes prises au piège, explique le chef de groupe des pompiers. Comme les occupants avaient tous quitter les lieux, il n’y a pas eu d’appel possible. Il aurait pu y avoir un mort. »

Choqué, le chauffeur a été conduit à l’hôpital

Heureusement, tout s’est bien passé. « Le chauffeur, choqué, a été conduit à l’hôpital, poursuit le pompier. Mais, encore une fois, je le répète, il faut rester sur place et attendre les secours. D’autant que la route est très passante que marcher sur le bord aurait pu causer un accident. C’est très dangereux. » Pour Thibault Delavenne, « c’est un miracle. On a échappé au drame ! », souffle-t-il.

L’élu poursuit: «Si d’aventure des élèves sont traumatisés par ce qu’il vient de se passer, qu’ils contactent le 15 ou leur CPE dans leur établissement scolaire. » La thèse d’un incident matériel apparaît comme la plus probable. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes qui ont permis au feu de se déclencher.