Le Point International du 11 août 2021 

Incendies en Algérie : une vingtaine de militaires ont succombé

En Algérie, 25 militaires sont décédés et plusieurs civils ont été tués – portant le bilan à 42 morts – dans les incendies qui ravagent la Kabylie, dans le nord du pays.

L’information a été révélée mardi 10 août. « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort en martyrs de 25 militaires après qu’ils ont réussi à secourir plus d’une centaine de citoyens des flammes, dans les montagnes de Bejaïa et Tizi-Ouzou », a écrit, sur son compte Twitter officiel, le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Peu de temps avant, un communiqué rédigé par le ministère de la Défense faisait état de 18 morts et 13 blessés. « Le ministère de la Défense nationale déplore la perte de 18 combattants » en Algérie, dans les incendies, pouvait-on lire dans ledit communiqué. Il était ensuite précisé que 13 autres militaires souffrent de brûlures à différents degrés. Leur intervention a « permis de sauver des flammes 110 citoyens : hommes, femmes et enfants », ajoute le ministère.

17 civils tués

Tous intervenaient pour éteindre les incendies qui ravagent la Kabylie, dans le nord de l’Algérie, depuis plus de 24 heures. Les incendies ont en outre tué 17 civils à Tizi-Ouzou et Sétif, selon un nouveau bilan fourni par l’agence officielle APS. Au total, 42 personnes ont donc trouvé la mort. Un précédent bilan faisait état

20minutes du 11 août 2021

Algérie : Des incendies toujours en cours font plus de 40 morts dont 25 militaires

CATASTROPHE Selon le ministre de l’Intérieur, les feux, attisés par un épisode caniculaire, seraient d’origine criminelle

2021 08 11 20minutes

Le bilan des incendies qui ravagent le nord de l’Algérie, notamment en Kabylie, est terrible et il n’est malheureusement que provisoire. Au moins 42 personnes ont perdu la vie, ont indiqué mardi les autorités, évoquant des feux « d’origine criminelle » attisés par un épisode de caniculeL’Algérie connaît en effet un été marqué par une raréfaction de l’eau et les services météorologiques prévoient des températures allant jusqu’à 47 degrés.

Débutés lundi soir, les incendies ont tué 17 civils à Tizi-Ouzou et Sétif, selon des chiffres annoncés par le Premier ministre, Aïmène Benabderahmane, dans la soirée. En présentant ses condoléances aux familles des victimes, le président Abdelmadjid Tebboune a lui déploré sur Twitter la mort « en martyrs » de 25 militaires qui tentaient d’éteindre les flammes. Le ministère de la Défense nationale a pour sa part précisé que 14 autres militaires souffraient de brûlures à différents degrés. Leur intervention a « permis de sauver des flammes 110 citoyens : hommes, femmes et enfants », a ajouté son ministère.

L’aide de l’Europe demandée

Des images impressionnantes des incendies circulent sur les réseaux sociaux, avec des troncs calcinés, du bétail agonisant, asphyxié, et des villages encerclés par la fumée tandis que les collines alentours rougeoient. Des appels ont été lancés, toujours sur les réseaux sociaux, pour exhorter les autorités à solliciter une assistance internationale. De son côté, le Premier ministre a affirmé à la télévision qu’Alger est « à un stade avancé de discussions avec des partenaires européens pour louer des avions anti-incendie », sans citer les pays contactés.

Pour le ministre de l’Intérieur Kamel Beldjoud, qui s’est rendu à Tizi-Ouzou, « ces incendies sont d’origine criminelle ». « Cinquante départs de feu en même temps, c’est impossible », a-t-il affirmé. Selon le Premier ministre, plus de 70 incendies ont éclaté dans 18 wilayas (préfectures) du nord du pays. La protection civile a elle fait état d’une centaine de feux dans 16 wilayas. Les villes de Bouira, Sétif, Khenchela, Guelma, Bejaïa, Bordj Bou Arreridj, Boumerdès, Tiaret, Médéa, Tébessa, Blida et Skikda sont touchées, a indiqué la direction générale de la protection civile.

Vers une plus forte répression contre les pyromanes

A Médéa, la radio publique a annoncé l’arrestation de trois « pyromanes ». Un quatrième a été arrêté à Annaba, selon l’agence de presse algérienne APS. Lors d’un Conseil des ministres tenu le 25 juillet, le président Tebboune a ordonné l’élaboration d’un projet de loi punissant sévèrement les auteurs d’incendies criminels de forêts, avec des peines allant jusqu’à 30 ans de prison ferme, voire la perpétuité si l’incendie a causé la mort d’individus.