Sud-Ouest du 24 mars 2021

2021 03 24 SO Macron érige la vaccination en priorité nationale

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2021 03 24 SO L'immunité collective cet été est-ce possible

2021 03 24 SO Covid pourquoi les transferts de patients n'ont pas eu lieu en Nouvelle-Aquitaine

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2021 03 24 SO Sainte-Foy-La-Grande 1250 vaccinés au centre du Pays Foyen

2021 03 24 SO Lesparre Les résidents de la Villa Louise-Michel sont vaccinés 

2021 03 24 SO Vaccinations les pharmaciens entrent en lice

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2021 03 24 SO On va former plus d'infirmières

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Sud-Ouest du 24 mars 2021 

Vacances de printemps : les valises sortiront-elles à Pâques ? 

Les congés de Pâques approchent, les incertitudes sanitaires perdurent. La campagne de vaccination n’immunise pas encore les Français contre le doute à l’approche du départ

2021 03 24 VacancesL’été dernier sur le Vieux Port, un couple de touristes fait un selfie face aux deux tours de La Rochelle. XAVIER LEOTY / “SUD OUEST” 

Seize départements, soit presque 22 millions d’habitants, sous le régime du confinement depuis le 19 mars et pour au moins quatre semaines, un couvrefeu repoussé à 19 heures mais toujours généralisé, des déplacements proscrits sans attestation entre 19 et 6 heures, bars, restaurants, établissements culturels maintenus fermés, des mouvements d’une région à l’autre soumis à dérogations… Alors que sous l’impact des variants, le Covid-19 impose une troisième vague de contamination massive dans toute l’Europe, les Français sont confrontés à une question qui fleure bon le top 50 de la fin des années 1980 : est-ce que tu viens pour les vacances ? 

Que disent les chiffres ? 

Cette interrogation reste prioritaire pour les Français selon une étude de VVF . En effet, 57 % des 4 196 sondés prévoyaient de partir en vacances pendant la période de Pâques. Sans surprise, étant donné la situation sanitaire à l’international, 95 % d’entre eux envisageaient de choisir la France comme destination touristique. Cette étude montrait également que les Français se disant prêts à renoncer à leurs vacances prendraient une décision en fonction de la peur d’un reconfinement et à 44 % en fonction du maintien de la fermeture des animations, restaurants, bars, établissements culturels… Réalisée du 22 février au 3 mars, bien avant les annonces de Jean Castex du 19 mars, il ne fait aucun doute que l’étude et ses résultats sont désormais à relativiser pour s’approcher de la vérité du moment… 

Une vérité que connaît bien la plateforme de réservation d’hébergements néerlandaise Booking.com. En 2020, celle-ci a vu son chiffre d’affaires (15 milliards d’euros en 2019) reculer de 63 %. En France, où Booking.com réalise environ 35 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, le plongeon est proportionnel. 

« Malgré une bonne saison estivale 2020, nous avons reculé sur l’année de 60 %, avec un recul record en novembre à -70 %. Le tourisme et Booking.com ont pris la crise de plein fouet », constate Malena Gufflet, directrice générale de Booking.com France. Pour cette dernière, le retour à la « normale » de l’activité touristique n’interviendra pas avant 2024. 

Impasse sur Pâques ? 

Le contexte actuel, malgré la montée en puissance annoncée de la campagne de vaccination, pèse sur les réservations qui sont très timides. On ne voit pas aujourd’hui de décollage pour les vacances de Pâques. 

Depuis quelques années, avec la montée en puissance du téléphone mobile pour planifier les vacances – un usage qui représente un tiers des réservations réalisées via Booking.com –, la fenêtre de réservation des petites vacances comme février ou Pâques est traditionnellement courte. Depuis plusieurs années, elle court sur deux ou trois semaines avant les vacances, mais ce que l’on constate depuis le début de la crise sanitaire, c’est une massification des réservations dites de dernière minute, une semaine voire quelques jours seulement avant les vacances. 

À tout moment, une période de congés peut donc réserver des surprises, bonnes ou mauvaises en fonction du contexte sanitaire, météo, politique… », glisse Malena Gufflet. 

En clair, avant les annonces de reconfinement et le rebond de l’épidémie des derniers jours, il n’était pas exclu pour les professionnels que des réservations tardives puissent sauver l’économie touristique pour la période des congés de printemps. Certains acteurs comme les Gîtes de France annoncent limiter leur recul, mais l’hôtellerie de plein air progresserait. 

Ruée sur l’été et vers Paris 

Attention, cependant, à l’effet trompeur des clauses d’annulation Covid qui permettent de faire machine arrière au dernier moment en fonction de la situation sanitaire. Pour le moment, les réservations de la SNCF pour avril sont en recul de 65 % par rapport à 2019… 

Le court terme reste donc incertain pour le secteur touristique, mais le plus long terme, à savoir les vacances d’été est porteur d’espoirs. Sevrés de projets touristiques, nous sommes, semble-t-il, très nombreux à faire le pari de l’été. « Nous constatons que les Français réservent massivement pour la période estivale. En France, c’est encore une fois la façade ouest du pays qui devrait être la grande gagnante de l’été. Mais nous sommes également frappés par l’engouement des Français pour Paris, qui fait l’objet de très nombreuses requêtes pour l’été à venir », poursuit Malena Gufflet. 

En matière d’hébergement sur cette période, le succès des solutions dites « alternatives » comme les gîtes situés loin grandes concentrations de population qui avaient été plébiscitées lors de l’été 2020 est en train de s’imposer dans la durée.

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