Sud-Ouest du 15 mars 2021

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Sud-Ouest du 15 mars 2021 

Covid-19 : il y a un an déjà, nos vies basculaient 

Le 17 mars 2020, à 12 heures, le premier confinement entrait en vigueur en France. Comment avons-nous vécu cette année si particulière ? Quels enseignements en avons-nous tirés ? Viticulteur, retraitée, professeure, chefs d’entreprise... Ils témoignent d’un quotidien chamboulé 

« C’est un peu pénible ces cris d’enfants en fond... »

Entre « visio », cafés virtuels et suspicion d’oisiveté, Yannick, à Bordeaux, fait partie de ces salariés qui télétravaillent à temps complet depuis un an

2021 03 15 annéeLe 17 mars 2020, le premier confinement démarrait. Il allait durer cinquante-cinq jours. PHOTO SHUTTERSTOCK 

« Quelqu’un peut éteindre son micro, c’est un peu pénible ces cris d’enfants en fond... » Rares sont aujourd’hui les télétravailleurs à ne pas avoir subi ce type d’avarie depuis le début de la pandémie. Un an de visio hebdo, de Zoom programmé, de smiley échangés en guise de bise. D’un confinement à l’autre, un an de chemises remisées, de coin bureau improvisé dans la salle à manger. 

« Très vite, les sites sur lesquels je travaille à Paris ou Pessac (33) ont été fermés. Nous avons donc dû nous organiser », raconte Yannick, quadra bordelais. Cet ingénieur consultant en informatique est bloqué en télétravail, hormis quelques semaines en juillet. 

« Depuis les mesures de couvre-feu, la situation est encore plus difficile car, comme beaucoup de mes collègues, je finis de travailler après 18 heures. Nous sommes donc réellement bloqués » précise ce cadre d’une entreprise privée. 

« Pression plus forte » 

« Mon amplitude de travail effectif a de suite augmenté car nous n’avions plus à prendre en compte la question du temps de transport, voire même celle de la présentation… » Moins de temps morts donc ? « La pression est plus forte. » L’ordi allumé avant même de faire couler le café, le petit-déjeuner des enfants préparés à la hâte car le « tchat » ne cesse de « miauler »… Et toujours cette crainte, donner l’impression de ne pas être en train de travailler. « Il n’y a pas de problème en termes de productivité, mais les interactions manquent et ce n’est pas toujours facile de trouver du calme pour se concentrer quand les enfants rentrent de l’école. » 

Appréhension du retour 

Quid de celles mises en place pour pallier ce manque d’interactions ? « Les cafés virtuels, on mute au bout d’un moment » avoue-t-il. 

En bon habitué du télétravail, Yannick n’oublie plus de couper son micro. « Erreur de premier confinement. » Reste tout de même une appréhension : celle du retour sur site. « Je me suis tellement habitué à cette situation, que je me demande comment je supporterai le bruit des téléphones, des collègues qui parlent… » Des bruits de couloir impossibles à muter.

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