Sud-Ouest du 28 mai 2020

2020 05 28 SO Bilan2020 05 28 SO Violence contre des soignants

2020 05 28 SO Suspension de l'hydroxychloroquine

2020 05 28 SO Masques obligatoires dans les transports

2020 05 28 SO Masques obligatoires dans les transports2

2020 05 28 SO L'assemblée vote en faveur de l'application StopCovid

2020 05 28 SO L'assemblée vote en faveur de l'application StopCovid2

Sud-Ouest du 28 mai 2020 

«Contents de revoir leur dentiste» 

BORDEAUX Les dentistes ont rouvert le 11 mai. En première ligne face aux postillons, transmetteurs de Covid-19, comment s’organisent-ils ? Reportage dans un cabinet de Bordeaux Bastide

2020 05 28 dentisteLe docteur Paillé-Neuffer (à gauche) et son assistante Aurélie travaillent derrière le plexiglas, qui sépare la pièce en deux, avec le siège pour les patients et le bureau. La dentiste propose une surblouse à chaque patient. En arrivant, la sonnette pour prévenir et le plexiglas devant le bureau d’accueil, c’est nouveau. PHOTOS THIERRY DAVID 

"En cette période d’épidémie de Covid-19, ils se retrouvent en première ligne face à cette arme de destruction massive qu’est le postillon, transmetteur sans pitié du virus. Les dentistes ont le nez au-dessus de bouches grandes ouvertes, prêtes à envoyer des salves de salive, voire des geysers de gouttelettes. C’est dire, sans rire, combien leur position aux avant-postes est particulièrement délicate, et combien ils doivent être préparés et redoubler de vigilance."...

2020_05_28_SO_Contents_de_revoir_leur_dentiste 

Sud-Ouest du 28 mai 2020 

La permanence d’accès aux soins de santé n’a pas fermé 

HÔPITAL SAINT-ANDRÉ Cette permanence qui reçoit des patients en situation de précarité n’a pas fermé durant le confinement mais a changé quelques pratiques en matière d’hygiène et d’accueil

2020 05 28 la permanence 

« En temps normal, nous recevons 30 à 40 personnes par semaine dans les deux cabinets de service. Nous n’en avons accueilli qu’une dizaine par semaine en cette période de confinement. Si l’hôpital ne traitait que les urgences durant ces deux mois, nous nous sommes restés ouverts tout le temps afin d’accueillir ces personnes qui sont en situation de précarité. Et maintenant nous reprenons des rendez-vous, petit à petit, en nombre assez limité, explique Marie-Cécile Badet, responsable de l’unité de la permanence d’accès au soins de santé (Pass) bucco-dentaire au sein de l’hôpital Saint-André. 

Difficiles à retrouver 

«Nous sommes une région qui a été plutôt protégée, souligne-telle. Et le service a fonctionné avec deux praticiens contre quatre d’habitude, plus des externes ou internes. C’était suffisant. Les patients étaient au courant que c’était ouvert pendant le confinement ou bien le Conseil de l’ordre nous les envoyait après téléconsultation ». 

Cette permanence est un service médico-social qui comprend deux cabinets où travaillent en étroite collaboration soignants et services sociaux afin de traiter les personnes qui se sont éloignées des services de soins. 

« La difficulté avec nos patients, c’est qu’ils sont plus difficiles à retrouver que les autres. S’ils ont tous un téléphone, ils changent souvent de numéro, ou ils partent on ne sait où. Nous sommes toujours en contact avec des associations type Médecins du monde qui nous tiennent au courant». 

Côté protection et hygiène, les protocoles ont été renforcés, avec nettoyage complet et aération de quinze minutes entre deux personnes, distribution de masque quand le patient n’en avait pas, visière en plus du masque pour le soignant, habillage avant et déshabillage après, et prise de température systématique avant la consultation. Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas été constaté de cas de Covid déclaré. 

Par ailleurs, masques, blouses, tenues et sur tenues n’ont pas manqué à l’hôpital Saint-André, mais ce n’était pas l’abondance non plus, et la distribution a été gérée avec prudence par l’équipe. 

« La majorité de nos patients sont des migrants subsahariens qui savent gérer en période d’épidémie. Donc, ils ont très bien compris les nouvelles recommandations, ajoute Mme Badet. Ils sont venus quand c’était vraiment nécessaire ou encore avant que les choses dégénèrent et deviennent trop douloureuses.»

2020 05 28 SO Un nouveau cas de Covid à la Poste de Mériadeck