Sud-Ouest du 8 février 2020 

La Teste-de-Buch : Le nouveau centre de secours livré dans 15 mois

livré dans 15 mois

La première pierre du futur centre de secours de La Teste-de-Buch a été posée hier. PHOTO D. P. 

La première pierre du futur centre de secours des pompiers a été posée hier dans la zone industrielle, à proximité de la voie directe et de la route de Cazaux. 

Pour le moment, il n’y a qu’un terrain nu avec juste quelques parpaings histoire d’y déposer, comme il est de tradition, le parchemin scellant l’entente qui a présidé à la construction de ce bâtiment neuf. Mais, si tout va bien, dans quinze mois, se trouvera ici, au croisement de la voie directe et de la route de Cazaux le nouveau centre de secours de La Teste-de-Buch. 

Personne ne va verser une larme pour l’actuel centre, ceinturé en plein centre-ville, au milieu des petites rues et des embouteillages. Avez-vous des regrets de quitter le centre de la rue Jules-Favre Monsieur le pompier ? « Du tout ! » répond un des soldats du feu présent lors de la cérémonie. 

8,5 millions d’euros 

Ce vendredi midi, est donc posée la première de ce centre sur un terrain de 17 000 m² qui accueillera un bâtiment d’une surface plancher de 3225 m² (standard, vestiaires, garage, administration, restauration, détente et hébergement, etc.). Les espaces et équipements extérieurs seront sur 6 400 m² avec des parkings, une station carburant, une aire de lavage, une aire de manœuvre, une tour de manœuvre et des espaces verts. 

Le coût total de l’opération est de 8,5 millions d’euros, financé à moitié par la Communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon sud (Cobas) et par le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). « Cela concrétise un projet de longue haleine, assure Jean-Jacques Eroles, le maire divers droite de La Teste. Il va désenclaver les pompiers de la zone urbaine. Ils seront ici plus près des bassins de risque. La caserne en centre-ville n’était plus adaptée. »

Les 110 pompiers testerins (38 sapeurs professionnels, 40 volontaires et les 30 du centre de Pyla), comme les autres, sont de plus en plus sollicités : 3 125 interventions en 2019, soit 9 % de plus qu’en 2018, dont 2 346 secours d’urgence aux personnes, 189 incendies urbains et feux de forêt.

Le dossier n’a pas été facile à mener, dixit Marie-Hélène des Esgaulx, la présidente de la Cobas et maire divers droite de Gujan-Mestras : « En 2019, la Cobas a donné 100 000 euros de contribution volontaire pour aider le Sdis. Et la Cobas est au total le deuxième contributeur du Sdis en Gironde avec 2,2 millions d’euros. Vous connaissez ici le prix du foncier. Hé bien la Cobas a mis ce terrain à la disposition du Sdis. C’est un emplacement idéal. » 

Conditions de travail et de vie 

C’est ici que se trouvaient, avant, les services techniques de la Cobas. Une partie de ce terrain a été revendue et la caserne, dans le centre-ville de La Teste, sera elle aussi vendu, ce qui amortira l’investissement de la Cobas. 

« Oui, il y a eu beaucoup de tractations, avoue Philippe Dorthe, vice-président du Sdis. Nous avons obtenu des accords pour que les intercommunalités participent plus à notre financement. Résultat, le Sdis investit ici mais aussi à Gujan avec la rénovation de la caserne. Au total, 60 millions d’euros sont investis pour développer nos installations ». 

Houda Vernet, la sous-préfète d’Arcachon, a conclu la cérémonie en rappelant qu’il s’est écoulé quatre ans entre la décision de construire ce centre et la pose de la première pierre : Cette construction est légitime et nécessaire. Il va améliorer les conditions de travail et de vie des pompiers et rationaliser les services publics. Vous sauvez des vies parfois au risque de la vôtre. Le don de soi des pompiers mérite l’attention permanente de l’État et des élus ».