Sud-Ouest du 15 janvier 2020

2020 01 15 SO 3 questions au Vice-Président du Conseil départemental de la Gironde

1 À quoi sert la convention signée hier avec l’Agence de l’eau ? 

C’est une convention de progrès signée pour six ans avec l’Agence de l’eau Adour Garonne. Elle vise à faire converger les politiques en matière de gestion de la ressource en eau, à partager des objectifs. Nos principes de subventionnement, par exemple, doivent être cohérents. Il faut aussi partager les enjeux à l’échelle de la Gironde concernant les ressources de substitution. Pour cela, il faut un outil de prospective, nous devons savoir où sont les ressources disponibles. 

2 La convention prévoit un schéma départemental ? 

Oui, car celui-ci n’existe pas aujourd’hui. Il doit être opérationnel à l’horizon 2021. L’Agence de l’eau apporte son concours financier. Ce schéma comprendra un volet métropole et un autre hors métropole. La ressource en eau ne se soucie pas des limites communales ou administratives. L’eau des nappes profondes n’est pas celle de telle ou telle commune. On consomme tous de l’eau en dehors de chez nous, on se déplace. 

3 Ce schéma permettra-t-il d’éviter la «guerre de l’eau» ? 

Les tensions doivent retomber. Je l’ai dit, tout le monde consomme de l’eau dans plusieurs endroits, en dehors de chez soi. La guéguerre est dépassée. Mais désormais, l’accès à l’eau doit se faire dans un contexte d’aménagement du territoire qui porte sur l’urbain et sur le rural. On ne peut plus échanger une richesse comme l’eau contre de la verroterie. Actuellement, les collectivités convergent vers une réflexion commune. Parallèlement, l’arrivée de nouvelles populations implique de trouver d’autres ressources. Le vieux système où la Communauté urbaine de Bordeaux se branche sur la source de Budos n’est plus acceptable. Et pour avoir de nouvelles ressources, il faut une meilleure gestion.