2019 09 24 SO Manque de médecins à Lesparre

Sud-Ouest du 24 septembre 2019 

Sur le front des urgences, le coup de chaud a été géré 

CLINIQUE DE LESPARRE Malgré les problèmes de recrutement de médecins pour affronter l’été aux urgences, le directeur de l’établissement juge que la saison s’est plutôt bien passée

sur le front

Cet été, comme prévu, le service des urgences de la Clinique de Lesparre, propriété du Pavillon de la mutualité, a bien essuyé un coup de chaud. Toutefois, Yann Pilatre, le directeur de l’établissement, se veut plutôt positif sur le bilan estival. «Il y a eu des périodes d’attente assez longues pour les patients. Dans cette séquence juillet-août, sur huit semaines, nous enregistrons 5000 passages sur un total de 18 000 à l’année. Les sorties Smur (Service mobile d’urgence et de réanimation) ont été assez nombreuses. Il n’empêche que l’été s’est quand même plutôt bien passé. On a eu une petite baisse de fréquentation de 2 à 3% par rapport à la même période en 2018.» 

Rappelons que depuis deux ans, la Clinique de Lesparre a vu disparaître sa dotation d’internes en médecine. Des étudiants qui venaient en renfort des urgentistes titulaires pour intervenir sur la 3e ligne. À cette « amputation » de personnels, (cinq internes en 2017 contre zéro cette année), l’établissement s’est aussi retrouvé confronté à la difficulté de recrutement de médecins urgentistes. Une problématique qui est bien connue en France. 

Les titulaires au rendez-vous 

Malgré tous ces facteurs, Yann Pilatre précise avoir pu compter sur son équipe titulaire, qui a accepté de faire davantage d’heures supplémentaires. Le recours à l’intérim, le retour de quelques anciens internes passés par Lesparre et aussi de médecins retraités ont finalement permis de gérer le flux des patients de l’été. 

La saison prochaine s’annonce sous de meilleurs auspices. Suite à une rencontre au ministère de la Santé, qui a eu lieu au mois de juillet dernier en présence de Benoit Simian, le député LREM du Médoc, le principe d’un retour de cette dotation d’internes à la clinique avait été annoncé. Il reste maintenant au Pavillon de la mutualité, l’Agence régionale de santé (ARS) et les représentants des internes des hôpitaux de Bordeaux de convenir d’un accord pour établir une nouvelle convention. Des réunions doivent avoir lieu dans les prochaines semaines. 

Un coup de pouce de l’État 

Enfin, toujours sur le sujet des urgences, Yann Pilatre précise que l’État a octroyé une aide financière à la clinique, lui permettant d’absorber une partie du surcoût lié au recours à l’intérim. « Sur soixante gardes complémentaires effectuées, cela revient à la prise en charge de vingt gardes.» Le directeur de la clinique estime que, sur cette période estivale, l’établissement aura dépensé environ 100 000 euros pour recruter les médecins manquants.

Sud-Ouest du 24 septembre 2019 

Dialyse et soins palliatifs au contrôle 

La clinique veut plus de places à la dialyse et aux soins palliatifs. Une inspection a lieu aujourd’hui

dialyse

Aujourd’hui, deux visites de conformité doivent avoir lieu à la Clinique de Lesparre. L’une d’elle aura lieu dans l’unité de dialyse, qui a ouvert ses portes le 6mars dernier. 

Comme l’explique Yann Pilatre, le directeur de l’établissement, « L’enjeu est d’obtenir deux places supplémentaires en plus des six places existantes » (qui correspondent à la prise en charge de 12 patients par semaine). L’autre visite aura lieu dans le service de soins palliatifs, ouvert en septembre 2015. Là encore, il s’agit pour la Clinique de Lesparre de gagner trois lits supplémentaires par rapport aux cinq déjà existants. 

À la suite du passage de l’Agence régionale de santé, la direction de la clinique devrait être assez vite fixée sur l’obtention ou pas de ces places supplémentaires.