Sud-Ouest du 27 juin 2019 

Services d’urgences : bientôt un "contrat zéro brancard" pour sortir de la crise ?

bientôt un contrat zéro brancardLe dispositif inclurait "une incitation financière pour les établissements" qui atteindraient l'objectif zéro brancard "au plus tard dans les trois ans". ILLUSTRATION SO 

L’agence régionale de santé d’Île-de-France a publié mercredi cinq propositions pour améliorer la situation des services d’urgences, en crise depuis plusieurs mois. 

L’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a mis sur la table mercredi cinq propositions pour "améliorer la situation" des urgences, dont un "contrat d’objectif 'zéro brancard’ dans les couloirs", avec à la clé "une incitation financière" pour les hôpitaux. 

Après les 70 millions d’euros débloqués au niveau national par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, le directeur de l’ARS francilienne, Aurélien Rousseau, a présenté ses propres mesures pour répondre au mouvement de grève national des services d’urgence parti de Paris mi-mars. 

"D’ici la fin de l’année", il souhaite élaborer "un contrat d’objectif 'zéro brancard’ dans les couloirs des services d’urgences pour les patients en attente d’hospitalisation", indique l’ARS dans un communiqué. Ce dispositif inclurait "une incitation financière pour les établissements" qui atteindraient l’objectif "au plus tard dans les trois ans". 

Avec quels moyens humains et matériels atteindre cet objectif ? Quelle organisation mettre en place pour garantir des soins de qualité ? Les modalités ne sont pour l’heure pas évoquées. 

Le recours aux intérimaire surveillé 

"Le manque de personnels implique le recours croissant aux remplacements de courte durée", note par ailleurs Aurélien Rousseau. 

"Ce recours à l’intérim, s’il est nécessaire, ne doit pas se traduire par une surenchère et la mise en concurrence des établissements" 

Aujourd’hui, en cas de pénurie de soignants, le jeu de l’offre et la demande devient la règle et les hôpitaux proposent des rémunérations toujours plus avantageuses pour trouver des remplaçants. 

Aurélien Rousseau souhaite donc "mettre sur pied un observatoire des pratiques tarifaires".

L’ARS Île-de-France va en outre lancer "dès la rentrée" une enquête le "bien-être au travail dans les structures d’urgence" afin "d’identifier les actions prioritaires".