Sud-Ouest du 6 juin 2019

2019 06 06 SO Tempête Miguel

Sud-Ouest du 6 juin 2019 

Miguel devrait tempêter à 100 km/h demain 

NOUVELLE-AQUITAINE Cette dépression très creuse se forme actuellement au large de l’Espagne

miguel

Les météorologues sont des gens prudents, et au moment d’évoquer la dépression qui, hier en fin de matinée, se trouvait à environ un millier de kilomètres des côtes française, il convient de rappeler que le scénario, actuellement assez pessimiste, peut encore évoluer. Toujours est-il qu’en l’état actuel des prévisions, c’est une vraie tempête, baptisée Miguel et similaire à celles que l’on observe généralement en hiver, qui se dirige vers nos côtes. 

Grains orageux 

«Une dépression est en train de se creuser en plein océan Atlantique, prévient Frédéric Pluviaud, prévisionniste régional pour Météo France à Mérignac (Gironde). Elle va atteindre La Corogne et la Galice, au nord-ouest de l’Espagne, demain midi (aujourd’hui, NDLR). Puis elle devrait se creuser de plus en plus dans la nuit dans le Golfe de Gascogne.» « On pourrait avoir des rafales de 100 à 110km/h entre le Médoc et les côtes charentaises, jusqu’au Poitou. On peut parler de tempête 

Sauf changement de scénario dans les prochaines heures, la vigilance orange aux vents violents devrait être déclenchée dès ce soir pour les départements du nord de la Nouvelle-Aquitaine, soit a minima les deux Charentes et la Gironde. Dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, ainsi qu’à l’intérieur des terres, le phénomène s’annonce moins violent. «Dans la matinée de vendredi, on va avoir un renforcement du vent très net sur le littoral, le Médoc, les îles charentaises et le Royannais, reprend Frédéric Pluviaud. Le moment le plus critique devrait être en milieu de journée vendredi. En plus du vent, le phénomène sera accompagné d’averses, peut-être des averses orageuses, de bons grains orageux». 

Si des tempêtes de ce type sont monnaie courante en hiver, le phénomène est beaucoup plus rare en été, concède le prévisionniste: «Ça ressemble au scénario d’une tempête hivernale, assure-t-il. C’est inhabituel mais ce n’est pas exceptionnel non plus.»