Quand finira-t-on par écouter les lanceurs d'alerte ?

Quand cessera-t-on de rogner sur le personnel pour des économies de bout de chandelle et pleurer ensuite pour les millions de dégâts occasionnés ? 

Dans le même esprit, des effectifs de sapeurs-pompiers professionnels ont été supprimés en zone rurale au profit des grandes agglomérations, mais lorsqu'un gigantesque incendie se déclarera dans notre belle forêt des Landes de Gascogne, rappellera-t-on que Gironde Vigilante avait alerté les autorités compétentes de l'augmentation des délais d'intervention occasionnée par cette suppression ?

Ce n'est pas parce que pendant plusieurs années, les statistiques montrent une baisse du nombre des feux de forêt, que nous sommes à l’abri d'une catastrophe, des exemples dans le monde entier nous prouvent le contraire. Alors prenons les mesures nécessaires avant qu'il ne soit trop tard. Le danger est latent.

Sud-Ouest du 2 juin 2019

2019 06 02 SO Les failles du dispositif à Notre-Dame

Ouest France du 1er juin 2019 

Notre-Dame de Paris : des failles existaient dans le dispositif anti-incendie

des faillesVue de Notre-Dame, le 18 avril 2019. | MARC OLLIVIER / OUEST-FRANCE 

"Un seul surveillant à la place de deux, problèmes de matériel et d’organisation… D’après nos confrères du Monde, le système de surveillance anti-incendie de Notre-Dame connaissait des problèmes avant que les flammes ravagent la cathédrale, le 15 avril dernier. 

Le terrible incendie qui a en partie détruit Notre-Dame de Paris aurait-il pu être évité ? Plusieurs éléments ont perturbé la détection du départ de feu et l’appel des secours le jour fatidique du 15 avril, explique Le Monde, qui a enquêté sur les dysfonctionnements du dispositif de sécurité censé surveiller et protéger la cathédrale la plus visitée d’Europe."...

..."Le 15 avril, à 18 h 18, lorsque le voyant signalant un départ de feu s’allume, une série de problèmes retarde l’intervention des secours, rapporte Le Monde, qui a reconstitué avec précision la demi-heure cruciale avant l’arrivée des pompiers. Sur l’écran s’affiche alors une indication, « combles nef/sacristie », suivie de plusieurs chiffres. Problème : l’agent de surveillance ne connaît pas la signification de ce code. Il avertit néanmoins Jean-Paul B, de permanence ce soir-là, qui se rend rapidement à la sacristie mais ne constate aucune fumée. Pendant ce temps, les 600 à 800 visiteurs qui se trouvent dans l’édifice sont évacués."...

..."Un autre homme, l’ancien chef de la sacristie et désormais gardien de la cathédrale, Joachim, qui connaît très bien le monument, demande alors à l’agent du local de surveillance de contacter son responsable pour connaître précisément ce que signifie le code chiffré sur l’alerte. De longues et précieuses minutes sont perdues. 

Lorsqu’il a enfin la réponse, à 18 h 43, il contacte Jean-Paul B. sur son portable pour lui indiquer qu’il faut se rendre dans les combles de la nef. L’agent de permanence et le gardien Joachim s’élancent alors par les escaliers qui mènent à la charpente, surnommée la « forêt », mais l’ascension est longue. Lorsque les deux hommes arrivent enfin dans les combles, ils découvrent des flammes de plusieurs mètres qui ravagent les poutres centenaires. Il est trop tard. Les secours ne sont prévenus qu’à 18 h 48 et les premiers engins arriveront vers 19 h."...

2019_06_02_Ouest_France_Notre_Dame_de_Paris_des_failles_existaient_dans_le_dispositif_anti_incendie 

LCI du 1er juin 2019 

Incendie à Notre-Dame : des failles dans le dispositif de protection incendie

Incendie à Notre-Dame : des failles dans le dispositif de protection incendie

Police : DYSFONCTIONNEMENTS - Un mois et demi après l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame, le journal Le Monde a mis au jour des failles importantes dans l'organisation de la sécurité incendie du monument. L'enquête est toujours en cours.

https://www.lci.fr

Sud-Ouest du 1er juin 2019  

Notre-Dame : des responsables de la sécurité avaient alerté sur les failles du dispositif incendie

des responsablesL'employé du poste de contrôle incendie de la cathédrale ne travaillait sur place que depuis trois jours. AFP 

Le Monde révèle que des allègements de personnel voulus par la société en charge de la sécurité de la cathédrale ont retardé l’intervention des pompiers. 

Les mois passent et les circonstances de l’incendie qui a ravagé Notre-Dame-de-Paris se font plus claires. Vendredi, Le Monde a publié une enquête menée auprès de responsables de la sécurité de la cathédrale qui assurent qu’ils avaient déjà alerté sur les failles du dispositif incendie. 

Ainsi, l’employé en charge du poste de contrôle le 15 avril ne travaillait sur place que depuis trois jours et ne connaissait ni les lieux, ni le matériel. En 2014, lors de la prise en charge de la sécurité par Elytis, le dispositif a été allégé. Quand auparavant deux salariés étaient de garde pour surveiller les moniteurs d’alerte et effectuer des rondes, il n’y a aujourd’hui plus qu’un agent, assisté du surveillant de Notre-Dame. 

L’employé ne comprend pas le signal d’alerte 

À 18h18, le soir du drame, un voyant "combles nef/sacristie" s’allume, suivi d’un code que l’employé d’Elytis ne connaît pas. Il envoie le surveillant de la cathédrale dans la sacristie pour vérifier si départ de feu il y a, relate Le Monde. Le surveillant ne constate rien d’anormal. Cinq minutes plus tard, l’origine de l’alerte n’étant pas trouvée, les haut-parleurs du lieu diffusent un message d’évacuation générale. Il est 18h23. 

>>> Pour aller plus loin. Incendie de Notre-Dame de Paris : où en est l’enquête ? 

Un autre protagoniste, le gardien de la cathédrale, qui travaille à Notre-Dame depuis trente-cinq ans, ordonne à l’employé d’Elytis d’appeler son supérieur puis se rend au pas de course dans les bureaux de la sacristie pour aider le surveillant à trouver l’origine d’un quelconque feu. Les deux hommes ne trouvent rien. 

Les pompiers prévenus une demi-heure trop tard 

Et pour cause : c’est dans les combles de la nef qu’il faut se rendre, explique le supérieur d’Elytis à l’employé du poste de contrôle. Il est maintenant 18h43. Alertés, le gardien et le surveillant accourent vers la charpente, située en hauteur. Les deux hommes découvrent alors des flammes de plusieurs mètres de hauteur. Les pompiers ne sont prévenus du feu qu’à 18h48, soit une demi-heure après le déclenchement du voyant incendie. 

Dénoncés de longue date par les salariés d’Elytis, ces dysfonctionnements sont étudiés de près par les enquêteurs de la brigade criminelle, révèle Le Monde.