Sud-Ouest du 24 mai 2019 

Hôpital de Libourne : le bloc de nouveau en grève, les urgences y songent

le blocLe bloc opératoire sera de nouveau en grève ce mardi GALIACY 

Les personnels des urgences doivent symboliquement arrêter de travailler durant cinq minutes mardi pour dénoncer leurs conditions de travail à l’échelle nationale. Quant au bloc opératoire, il reste en conflit avec la direction. 

Le bloc opératoire, déjà en grève il y a quelques jours, le sera de nouveau ce mardi. Les organisations syndicales UNSA, SUD et CGT de l’hôpital de Libourne appellent de nouveau à la grève l’ensemble de ses personnels. Les personnels sont toujours en conflit avec la direction sur un certains nombre de revendications qui concernent leurs conditions de travail. 

Depuis leur première grève, de nouvelles demandes ont été formulées, notamment la "réactualisation de l’ensemble des fiches de tâches et de postes" ou le "respect des délais de pose des congés annuels des personnels médicaux et non médicaux ainsi que la fermeture des salles en conséquence." 

Surcharge de travail 

Dans un autre service de l’hôpital Robert-Boulin, le mécontentement gronde. Les personnels des urgences devraient arrêter symboliquement de travailler cinq minutes mardi midi afin de protester contre leur surcharge de travail. "Ce n’est pas un message contre notre direction, explique une médecin urgentiste, mais une action contre le manque de moyens à l’échelle nationale." A l’image de leurs confrères de Paris ou de Bordeaux, ils veulent adresser un message au gouvernement. 

Les soignants et agents paramédicaux des urgences libournaises, qui voteront mardi la possibilité d’une grève (sans concrètement arrêter le travail), déplorent un manque de personnel, un manque de lits dans les hôpitaux publics et une agressivité croissante des familles ou patients. "Devant le manque de moyens, nous faisons face à de plus en plus d’agressions d’usagers ou de proches qui ne comprennent pas notre réalité, reprend la médecin-urgentiste contactée par téléphone. Aujourd’hui, nous avons un métier à risque. On aimerait que cela soit reconnu."