Sud-Ouest du 23 mai 2019 

Le CHU de Bordeaux défend ses innovations en e-santé à Paris 

SANTÉ Le salon Healthcare Week se tient à Paris jusqu’à ce soir. Le CHU de Bordeaux y présente ses nouveaux outils

innovation en e santé

« Les CHU ont l’obligation d’innover vis-à-vis des patients, afin de leur proposer la meilleure des prises en charge, mettre à leur disposition les derniers médicaments et dispositifs médicaux. C’est un devoir. Par ailleurs, le CHU déploie une mission d’enseignement et de recherche, donc d’innovation.» Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux, préside la commission recherche et innovations des CHU au plan national. Il est cette semaine au Healthcare Week de Paris, le salon événement, historiquement initié par la Fédération hospitalière de France (FHF). 

Soit 850 exposants pour plus de 30 000 visiteurs, une énorme machine où sont présents, les médico start-up, les acteurs de santé, les entreprises… Cette année, le CHU est installé sur le stand de la Région Nouvelle-Aquitaine qui, depuis onze ans, assure sa pole position nationale en termes de e-santé. Le Centre hospitalier universitaire en profite pour donner à voir quelques neo-outils nés dans ses murs et qui font leurs preuves. 

«Ils modernisent le CHU» 

Intelligence artificielle, télémédecine et application mobile sont au cœur de ces nouveaux projets. Quatre initiatives ont été élues par le CHU pour profiter d’une visibilité nationale, à Paris, lors du salon Healthcare. La start-up Synapse Medicine, plate-forme d’intelligence artificielle au service de la prescription médicamenteuse, puis la start-up Deski, spécialisée dans l’intelligence artificielle au service de l’échographie et de son interprétation. Est également présente la start-up Satelia qui propose la mise en place organisationnelle des nouveaux outils de télémédecine avec les cinq écueils à contourner pour réussir, et enfin, le projet Ange gardien, une application mobile d’échanges entre médecins libéraux et médecins experts au service de l’identification des maladies chroniques et du suivi des patients. Tout ça est déjà en cours d’évaluation au sein du CHU de Bordeaux. «Ces jeunes entreprises sont portées par des gens d’une trentaine d’années, dont certains, comme Clément Goehrs (Synapse Medicine) est un médecin formé au CHU, reprend Philippe Vigouroux. Les soutenir financièrement et logistiquement, est pour le CHU, un moyen d’affirmer notre attractivité et notre modernité. Pour cela, nous assumons le soutien financier et l’accompagnement, en allant nous-mêmes frapper aux portes auprès des industriels de la région, de l’université, du ministère de la Santé…»