2019 04 03 pompiers agressés

2019 04 03 SO Pompiers agressés 2

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Sud-Ouest du 3 avril 2019 

La Gironde retenue pour tester les caméras-piétons 

C’est l’une des mesures sur lesquelles planchent les groupes de travail mis en place par le président du Sdis, Jean-Luc Gleyze

la gironde retenue

Des pompiers girondins seront-ils bientôt équipés de caméra-piéton lors d’interventions à risque pour leur sécurité ? Le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de la Gironde figure parmi une dizaine de Sdis en France qui viennent d’être retenus pour une telle expérimentation. Cette dernière est née d’une loi du 3 août dernier «relative à l’harmonisation de l’utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique». Le texte prévoit que les pompiers puissent, « à titre expérimental » et « pour une durée de trois ans », « procéder au moyen de caméras individuelles à un enregistrement audiovisuel de leurs interventions lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident de nature à mettre en péril leur intégrité physique, eu égard aux circonstances de l’intervention ou au comportement des personnes concernées». Une quinzaine de caméras pourraient être déployées dans les centres de secours d’Ornano, la Benauge, Bruges, Lesparre et Cadillac. 

Le projet, qui attend un cadre réglementaire clair, et le décret d’application de la loi du 3 août pour être concrétisé, a été abordé dans l’un des groupes de travail sur les atteintes faites aux sapeurs pompiers. Des groupes de travail ont été mis en place par le président du conseil d’administration du Sdis et président du Département, Jean-Luc Gleyze en juin. 

Des réflexions engagées 

« Le sujet des agressions de pompiers est pris en compte depuis des années par le Sdis de Gironde. Dès 2002, une procédure de remontée des informations a été définie. Dès 2005, le Sdis se donnait les moyens de se constituer partie civile auprès de ses agents », rappelle Jean-Luc Gleyze qui n’oublie pas la création, en 2015, d’un protocole visant à améliorer la coordination entre les services des pompiers, de la police et de la gendarmerie. « Notre procédure permet de relever tous les faits. Nous sommes le seul département à disposer d’un outil aussi fin sur le sujet», insiste-t-il. Cette exhaustivité explique en partie les chiffres de l’ONDRP. Alerté par les organisations syndicales, Jean-Luc Gleyze a toutefois décidé d’aller plus loin. D’où la création des groupes de travail auxquels participent toutes les organisations représentatives des personnels professionnels et volontaires, ainsi que la direction. Quatre thèmes ont été retenus : la formation des pompiers au risque d’agression, l’échange d’informations entre les services de police, gendarmerie, justice, préfecture et Sdis, l’accompagnement des agents agressés et l’évolution du matériel. De ces échanges doivent découler des mesures qui pourraient être annoncées avant la fin de l'année.