L'engorgement des urgences fait suite à la fin en 2002 de l'obligation des médecins libéraux de participer à la permanence des soins et donc d'effectuer des gardes

40 hôpitaux ont fermé en France mais il y a également une fermeture de lit dans les établissements

Le projet de loi va aggraver la situation en particulier avec la fin du statut de praticien hospitalier et donc la privatisation du service public

les urgences font de plus en plus appel à des intérimaires entraînant ainsi un surcoût

il n'y a pas de service polyvalent dans les hôpitaux universitaires

l'exigence de qualité demandée par les concitoyens augmente le temps passé avec chaque patient

les urgences font un accueil inconditionnel et prend tout ce que l'extérieur ne peut ou ne veut pas

54 % des certificats de décès sont faits par les urgentistes

la fin de vie fait partie de la problématique des urgences

la notion de médecin traitant a vécu

il faut valoriser le dossier médical partagé

de nombreuses personnes ne trouvent pas de médecin traitant

en 1990 il y avait 7 millions de passages aux urgences contre 24 millions aujourd'hui

l'ensemble du système est bloqué et verrouillé parce que l'on a fermé beaucoup trop de lits

l'état finance la construction d'un nouvel établissement à condition que celui-ci baisse son nombre de lits ce qui entraîne obligatoirement un déficit de l'activité donc de ses revenus. 

les urgences sont le miroir de la société, le miroir de tous les dysfonctionnements organisationnels et sanitaires

Europe 1 du 25 mars 2019 

Comment réformer les urgences ? 

Invités : 

Patrick Pelloux Médecin Urgentiste, Président de l’AMUF (Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France).

Jean-Marie Godard Journaliste, auteur de “Bienvenue aux urgences” paru mercredi dernier chez Fayard

Alors que l’examen de la loi santé se poursuit en commission à l’Assemblée nationale et que les députés ont déjà débattu de la fin du numerus Clausus et de la possibilité pour les pharmaciens de prescrire des médicaments, qu’en est-il de la réforme des Urgences tant attendue et souvent reportée. Entre pénurie de médecins, manque de moyens et attente interminable…. comment réformer ces services “sous perfusion” et qui fonctionnent trop souvent à flux tendu ?