Ouest France du 11 février 2019 

Journée du 112. Ce numéro d’urgence unique européen méconnu

112En France, dans la plupart des départements, ce sont les pompiers qui gèrent les appels liés au 112 | DAVID ADEMAS /OUEST FRANCE 

Le numéro d’appel d’urgence unique est célébré par l’Union européenne le 11 février. Mal connu des Européens, il est pourtant accessible partout dans les États membres. 

Chaque année, l’Union européenne fait du 11 février la journée du 112, ce numéro d’appel d’urgence unique. Adopté au niveau européen en 1991, ce numéro permet aux personnes en détresse de joindre les urgences d’un pays gratuitement dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). 

En 2018, ce numéro a été appelé 140 millions de fois dans l’UE, selon la Commission européenne, et représente près de la moitié des appels d’urgence. Ce nombre augmente chaque année, selon un rapport publié lundi 11 février. 

Beaucoup de numéros d’urgence en France 

Une dizaine de pays européens l’utilisent en tant que numéro unique. En Belgique, il n’y a que deux numéros à connaître, dont le 112, en cas d’urgence pour les pompiers et l’ambulance. Le 101 est quant à lui réservé à la police. 

Du côté de la France, il faut faire le 15 pour le Samu, le 17 pour la police ou encore le 18 pour les pompiers. Il est facile de se tromper dans le numéro à appeler dans les situations d’urgences. Ces numéros reçoivent chaque jour des milliers d’appels, pas toujours justifiés, mais qui peuvent avoir des conséquences dramatiques lorsqu’ils sont mal orientés. Le numéro 112 a pourtant été mis en place en 1996 dans l’Hexagone. 

Un numéro encore largement méconnu 

Le numéro 112 est gratuit depuis un fixe ou un portable et il fonctionne sans réseau, ni carte Sim. En France, il ne se substitue pas aux autres numéros d’urgences mais permet une réorientation rapide vers le bon service : le Samu, les pompiers ou la police. 

Malgré tous ces avantages, le numéro est encore largement méconnu en Europe et en France. En moyenne, 49 % des Européens ont connaissance de ce numéro, selon un eurobaromètre de 2017. Pour Benoît Vivier, responsable affaire publique de l’association European Emergency Number Association (EENA112), « c’est très faible et très alarmant que plus de la moitié des Européens ne connaissent pas le 112. » 

Son association demande qu’il y ait désormais en France une plateforme commune ou au moins un logiciel partagé entre les différentes institutions.