Sud-Ouest du 2 février 2019 

Saint-Vincent-de-Paul 33 : La première école refuge de France est girondine 

INONDATIONS L’école agrandie et transformée en refuge a été inaugurée hier soir avec les élus locaux

saint-vincent-de-paul

Saint-Vincent-de-Paul, ses 1 000 habitants, sa petite école et désormais, sa zone refuge anti-inondation, la première du genre construite en France. Une petite ville qui multiplie les premières puisque c’est là que bientôt le groupe Hermès implantera ses nouveaux ateliers, créant des centaines d’emplois. 

L’opportunité de la réfection 

« C’est en anticipant une augmentation de la population et en se penchant sur la dernière étude de Bordeaux Métropole que nous avons décidé de nous servir de la réfection de notre école pour en faire une zone refuge», explique Anne-Cécile Reale, adjointe au maire de SaintVincent-de-Paul, en charge de la jeunesse. L’extension prévue a donc intégré dès sa conception les impératifs liés au risque inondation. 

C’est impatients et fiers que les élus de la presqu’Île d’Ambès et de Bouliac ainsi qu’Anne-Lise Jacquet, vice-présidente de Bordeaux Métropole (Alain Juppé ayant bouleversé son planning pour accueillir le Premier ministre Édouard Philippe), ont découvert la nouvelle école refuge lors de son inauguration officielle hier soir. 

«C’est unique puisque tout a été pensé de l’amont de la crise à l’après », explique Céline Deffo, urbaniste en charge du projet pour le service du projet urbain de Bordeaux Métropole. En cas d’inondation, l’alerte sera donnée et 150 personnes pourront rejoindre la partie neuve de l’école qui a été surélevée et pensée de façon à fonctionner en totale autonomie. L’approvisionnement pourra ensuite se faire par hélicoptère ou barque et un groupe électrogène a été installé pour permettre l’alimentation du bâtiment. 

Rappelant que 2 900 habitants de la presqu’Île ont été jugés « sans solution d’abri» par Bordeaux Métropole, Anne-Lise Jacquet a laissé entendre dans son discours que d’autres refuges de ce genre seront indispensables à l’avenir. Anne-Laure de Chalup