Sud-Ouest du 5 janvier 2019 

Hourtin : Chacun veut surveiller ses plages

chacun veut surveiller ses plages

Reportée pour cause de quorum non atteint, la dernière séance du conseil municipal s’est finalement tenue lundi 31 décembre. Dernier délai selon le code général des collectivités territoriales pour statuer sur la définition des compétences facultatives de la Communauté de communes (CdC) Médoc Atlantique qui regroupe 14 communes. Des statuts qui ont déjà fait l’objet de plusieurs modifications successives depuis le 1er janvier 2017, destinées à intégrer les nouvelles compétences obligatoires et à régler l’exercice des compétences optionnelles et facultatives. 

Restaient donc quelques sujets à régler. Notamment l’inscription de la compétence «approvisionnement en eau» en compétence facultative Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) et non en compétence obligatoire ; les nouvelles rédactions des compétences facultatives « transports scolaires » et «plan plage » à l’échelle de l’ensemble du périmètre communautaire; l’insertion d’un article intitulé «convention de mutualisation et de groupement de commandes». 

Débat sur une compétence 

Ces modifications ne posant pas de difficultés particulières ont été adoptées à l’unanimité. Il n’en fut pas de même pour le projet de suppression de la compétence facultative « surveillance des plages », chaque commune du Nord Médoc souhaitant conserver cette compétence, ce qui induirait aussi la rétrocession de la compétence aux communes de Carcans, Hourtin et Lacanau. Un projet que les élus hourtinais ne peuvent accepter en l’état, d’abord pour une question de principe. Quid de l’ambition et du projet communautaire? Ce projet est même considéré comme «une reculade» par certains. 

Mais surtout, la commune ne peut accepter une rétrocession d’une compétence aussi importante sans disposer de l’ensemble des éléments lui permettant d’apprécier les conditions de cette restitution (absence de convention de création d’un service commun, dépenses de personnel, prise en charge des investissements sur les bâtiments et matériels roulants…). Et le maire de préciser qu’actuellement la surveillance des plages hourtinaises est estimée à 265 000 euros et qu’il n’a pas l’assurance de la présence des CRS à l’avenir. 

Dans ces conditions, la commune sollicitera que la compétence soit harmonisée à l’échelle de l’intercommunalité par le biais d’un transfert à l’échelle de l’ensemble de l’EPCI (établissement public de coopération intercommunale), ce qui laissera plusieurs mois pour clarifier les conditions d’exercice de cette compétence.