Sud-Ouest du 17 novembre 2018 

Tchernoblaye en colère 

BORDEAUX Les antinucléaire protestaient hier contre la fermeture au public de la Commission locale d’information sur le nucléaire (Clin)

tchernoblayeIls étaient une douzaine réunis devant le Département. PHOTO É. G 

Une douzaine de militants antinucléaire de l’association Tchernoblaye se sont réunis hier, sur les coups de 9 heures, devant l’Hôtel du Département de la Gironde. Objectif : protester contre la fermeture de la Clin (Commission locale d’information sur le nucléaire) au public. 

Six mois plus tôt, lors de leur dernière assemblée générale, les membres du bureau ont décidé de ne plus convier le public – et les membres de l’association – à leurs réunions, mettant en avant les «débordements» de certains membres de Tchernoblaye. 

Réunion publique le 4 décembre 

«C’est un prétexte fallacieux. Il nous est arrivé de manifester notre mécontentement mais les débats ont toujours pu continuer», assure Stéphane Lhomme, le président de Tchernoblaye. 

Depuis sa création en 1993, la Clin réunit deux fois par an les différents acteurs – communes concernées par les Plans particuliers d’intervention (PPI), État, Autorité de sûreté nucléaire (ASN), etc – dans le cadre d’un suivi et d’une concertation en matière de sûreté nucléaire. L’association Tchernoblaye y participait depuis toujours. Hier, la séance s’est tenue à huis clos. Après avoir distribué des tracts aux passants, les activistes ont été éconduits par les forces de police à l’entrée. 

Mardi 4 décembre, à la Halle aux grains d’Étauliers, la Clin tiendra une réunion publique pour rendre compte des débats d’hier. Émilien Gomez