Sud-Ouest du 15 novembre 2018 

Essonne : un nouveau-né décède aux urgences de Dourdan, l’ARS lance une inspection

essonneLa future maman a été transportée par les pompiers au centre hospitalier de Dourdan. ILLUSTRATION PHILIPPE LOPEZ 

L’Agence régionale de santé d’Île-de-France cherche à savoir pourquoi cette femme enceinte a été orientée vers un service d’urgence plutôt que vers une maternité. 

L’agence régionale de santé d’Île-de-France a lancé mardi une inspection après le décès "en début de matinée" d’un nouveau-né pendant l’accouchement d’une femme aux urgences de l’hôpital de Dourdan (Essonne). Elle doit permettre de déterminer les "circonstances précises" de ce drame et d’"éventuels dysfonctionnements". 

Cette décision a été prise "au vu des premiers éléments recueillis auprès du SAMU 91, du Centre hospitalier Sud-Essonne et du Service départemental d’incendie et de secours de l’Essonne (SDIS)", a expliqué dans un communiqué l’ARS, chargée du pilotage du système national de santé au niveau local. 

Né en arrêt cardio-respiratoire 

"On cherche à savoir pourquoi on a orienté cette patiente vers un service d’urgences plutôt que vers une maternité", a précisé l’ARS, qui veut aussi "regarder la fluidité des échanges de prise en charge" entre ces différents acteurs.

"Dans la nuit de lundi à mardi", les pompiers ont pris en charge une femme sur le point d’accoucher et l’ont "transportée au centre hospitalier de Dourdan où le nourrisson est né en arrêt cardio-respiratoire", a détaillé de son côté la préfecture de l’Essonne dans un communiqué. Selon elle, l’enquête a été lancée à la demande du préfet. 

"Le nouveau-né est décédé malgré les tentatives de réanimation réalisées par le SDIS et le médecin" du CH", a-t-elle ajouté. 

Dourdan n’a plus de maternité 

"Du côté des pompiers tous les protocoles ont été respectés", a assuré une source au SDIS. "Il n’y a pas de maternité à Dourdan donc les pompiers se sont dirigés vers le CH (centre hospitalier) le plus proche". De même source, "la personne a accouché dans le sas" de l’hôpital. 

La maternité de cette commune semi-rurale de 10 000 habitants a fermé en 2015. Le centre hospitalier Sud-Essonne, auquel était rattaché le site, avait invoqué à l’époque un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui pointait "la fragilité" des équipes médicales et préconisait un regroupement des naissances à l’hôpital d’Étampes, le second site du CHSE, voisin de 30 kilomètres.  

Fin 2013, cette même maternité avait arrêté son activité pendant près de trois mois après la mort d’un nouveau-né.