Nous avons déjà publié cette vidéo il y a quelques temps et nous rappelons que si pour l'instant, nous avons toujours un interlocuteur quand nous composons le 18, les casernes de pompiers, en zones rurales, sont loin d'être accessibles 24h/24, en particulier celles qui fonctionnent avec des sapeurs-pompiers d'astreinte à leur domicile.

La suppression des effectifs des sapeurs-pompiers professionnels dans certains centres est loin d'avoir amélioré les choses. 

Sud-Ouest du 12 novembre 2018 

"Imaginez un monde sans pompiers" : la vidéo choc pour sensibiliser au volontariat

imaginez un monde

Dans "Un monde sans pompier", un père de famille et son enfant, blessés dans un accident, ne trouvent personne pour les aider. CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE 

Le film, diffusé sur les réseaux sociaux, a déjà été vu plus de 1,2 million de fois. 

Un homme vient d’avoir un accident de voiture. Dans celle-ci se trouve son fils. Suite au choc, l’enfant est inconscient. Naturellement, le papa, lui aussi blessé, compose le 18. Mais le standard des pompiers sonne dans le vide. L’homme prend alors son enfant dans les bras et se rend, à pied et en boitant, au centre de secours. À l’entrée, une affichette annonce la mauvaise nouvelle : "Fermeture définitive par manque de personnel". 

Cette fiction inquiétante, rythmée par une musique angoissante, c’est celle que redoutent les pompiers des Ardennes, qui ont réalisé cette vidéo d’un peu plus de trois minutes fin septembre. À la fin du film, l’enfant se réveille de ce qui n’était qu’un cauchemar : "Allo, les pompiers ? Vous existez toujours ?". "Oui", lui répond l’opératrice. "Merci d’exister", lui dit l’enfant.

Un vrai "problème"

"Imaginez un monde sans pompiers. Agissons avant que ce cauchemar ne devienne réalité. Devenez sapeur-pompier volontaire". Le message qui ponctue le film est clair : il s’agit d’un appel à la mobilisation des citoyens pour cette mission d’intérêt public. Un message déjà vu plus de 1,2 million de fois sur Facebook. 

Car il n’est pas simple d’attirer des bénévoles qui représentent l’essentiel des effectifs des pompiers des Ardennes : ils sont actuellement 130 professionnels et 1 500 volontaires, qui réalisent 80% des interventions, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne. "C’est un problème journalier. On nous demande un effectif minimum de six personnes la journée. Il arrive que nous soyons trois", témoigne un capitaine au micro de la radio. 

Autre inquiétude, la mise en place d’une directive européenne qui "impose un temps de repos égal au temps de travail effectué dans la journée", explique un autre pompier. Un volontaire ne pourrait donc plus se mettre en astreinte au terme de sa journée de travail.