Maritima Médias novembre 2018 

Les sapeurs-pompiers volontaires sont-ils sur la sellette ?

"500 personnes se sont réunis à La Ciotat le week-end dernier pour le 63ème congrès de l'Union Départementale des Sapeurs-pompiers. Inquiétude majeure : une directive européenne mettant à mal le modèle français de sécurité civile."...

..."L'inquiétude majeure concerne une directive européenne applicable depuis 2003, appuyée par un arrêt de la cour de justice européenne du 21 février 2018 qui peut faire jurisprudence. Cette directive concerne le temps de travail et la rémunération du sapeur-pompier volontaire, décrétant qu'au-delà de 600 heures annuelles, il n'est plus considéré comme volontaire mais travailleur à temps partiel devant être rémunéré comme tel. C'est un choc avec la réalité car, simplement dans les Bouches-du-Rhône où ils sont 4.500, un sapeur-pompier volontaire effectue en moyenne 1500 heures uniquement de garde, non comptées les interventions feu de forêt, catastrophe naturelle, formation, etc. Et en France ils sont 190.000 avec ce statut... 

Si la jurisprudence était généralisée, le choix pour les autorités compétentes serait drastique : soit augmenter les effectifs de volontaires par 3 ou 4 (pour rester en deçà des 600 heures) mais la corporation en manque déjà cruellement et l'investissement supplémentaire pour les accueillir serait quasiment proportionnel ; soit les payer à la hauteur demandée au détriment financier d'autres secteurs (à commencer par les professionnels) ; soit... ne plus utiliser de volontaires.  Dans tous les cas c'est une remise en cause du modèle français de sécurité civile, à l'heure où certains pays comme l'Allemagne ou la Suède lorgnent justement sur ce modèle."...

..."A propos de la directive européenne, la réaction du capitaine Bernard Schifano, président de l'Union Départementale des Sapeurs-Pompiers du 13, joint par téléphone."

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