Sud-Ouest du 26 octobre 2018 

"Mon AVC ne m’a pas tué, il m’a détruit" : le témoignage d’un Girondin

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Stéphane Dubois, victime d’un AVC en octobre 2013. Un incident qui a brisé sa famille et sa vie professionnelle. PHOTO THIERRY DAVID 

"VIDÉO – On recense en Nouvelle-Aquitaine un AVC toutes les deux heures. Stéphane Dubois fait partie de ces victimes. À 47 ans, il vit au jour le jour. 

Le 13 octobre 2013, le bras droit de Stéphane Dubois a glissé de la table et sa vie l’a suivi dans le vide. « Je déjeunais avec le skipper Raphaël Dinelli pour qui je cherchais des sponsors, raconte cet ancien patron d’une agence de communication. Au cours du repas, il y a eu un éclair, tout s’est brouillé dans ma tête, je ne comprenais plus rien de ce que j’entendais. »"...

..."Aujourd’hui, Stéphane Dubois vit avec une pension mensuelle d’environ 1 000 euros. Il est comme un téléphone dont la batterie s’use en une heure. Il tente de recoller les morceaux avec sa famille, dévastée par un tsunami. Son fils aîné de 13 ans est suivi par un psychologue. Il voudrait l’aider à faire ses devoirs mais son cerveau fait l’école buissonnière. « L’AVC ne m’a pas tué, dit-il, il m’a détruit. » La vie brille pourtant toujours dans ses yeux bleu lagon. « Mes potes ne m’ont jamais abandonné, Raphaël Dinelli non plus, c’est mon grand frère. »

2018 10 26 SO les AVC en Nouvelle-Aquitaine

2018_10_26_SO_Mon_AVC_ne_m'a_pas_tué_il_m'a_détruit_le_témoignage_d'un_Girondin

2018 10 26 SO De plus en plus de femmes jeunes