Sud-Ouest du 23 octobre 2018 

Artigues-près-Bordeaux : Un minibus pour prévenir les AVC

un minibus

Philippe Meynard et la maire Anne-Lise Jacquet, devant le minibus d’AVC tous concernés. PHOTO C. S. 

Une réunion publique est organisée jeudi en présence de Philippe Meynard, lui-même victime d’un accident vasculaire cérébral. 

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) et la municipalité organisent une réunion publique sur la prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC) jeudi, à 19 heures, à la Grange Bétailhe, dans le cadre d’une campagne de prévention lancée dans la métropole bordelaise jusqu’au 29 octobre. 

Et pour ce faire, le docteur François Roannet, médecin neurologue au CHU de Bordeaux, sera accompagné de Philippe Meynard, ancien maire de Barsac, lui-même victime d’un AVC. En 2014, en pleine campagne électorale, le maire de Barsac est victime d’un AVC et restera plusieurs jours dans le coma. Quelques petits signes avant-coureurs auraient pu l’alerter mais il ne connaissait rien à la maladie comme la plupart des personnes à qui cela arrive. « Et malgré cela, j’ai été élu maire », plaisante ce dernier. Il a depuis laissé la place à son premier adjoint. « Cette maladie n’arrive pas qu’aux autres. Il faut savoir que l’hypertension artérielle est le facteur principal dans 80 % des cas », appuie Philippe Meynard, venu informer les seniors lors du dernier thé dansant. Il est persuadé que la maladie est due également à un mauvais comportement de vie, lié à la nourriture, au manque de sport et au stress. 

35 cas par semaine 

Après deux ans d’arrêt de travail, il s’investit dans la prévention, soutenu par les hôpitaux de Bordeaux et l’agence de santé. C’est ainsi qu’est née AVC tous concernés, l’association dont il est le président. Un minibus sillonne les plages, des stations de ski, les marchés afin d’informer le public. « 20 millions de personnes ont une tension élevée, 50 % l’ignorent et les 50 % restant sont maltraités. Dans la métropole, 35 personnes sont victimes d’AVC chaque semaine et très peu arrivent aux urgences dans les quatre heures », poursuit Philippe Meynard. Le minibus sera présent jeudi et les visiteurs auront la possibilité de faire des contrôles cardiaques et de tension artérielle.