Sud-Ouest du 12 octobre 2018 

Coutras : Le centre de santé proche de l’équilibre

le centre de santé proche de l'équilibre

La présidente de l’association du centre de santé, Hassanat Marchand, le maire Jérôme Cosnard, le docteur Tiana Guilhem-Ducleon et le directeur de l’hôpital Christian Soubie. PHOTO « SUD OUEST » 

Le centre de santé hospitalo-communal, lancé il y a un an, compte autour de 10 000 consultations et devrait être à l’équilibre fin 2019.

Ouvert depuis un peu plus d’un an, le centre de santé hospitalo-communal de Coutras affiche ses premiers chiffres. Un bilan « prometteur » dont se satisfait forcément le maire de la ville, Jérôme Cosnard : « Ce n’était pas une lubie des élus de vouloir cet établissement sur notre territoire au sein duquel nous observons un véritable besoin. » Sur l’année écoulée, autour de 10 000 consultations ont ainsi été comptabilisées. 

Quatre médecins généralistes 

Pour mémoire, la moitié des administrés coutrillons ne comptaient pas de médecin traitant avant l’ouverture de cette structure comptant quatre médecins généralistes. « Mille patients ont aujourd’hui un docteur référent au sein du centre, selon les chiffres livrés par Ameli (Assurance maladie, NDLR) mais tous n’ont pas été encore pris en compte, explique Christian Soubie, directeur de l’hôpital Robert-Boulin. Nous sommes bien en dessus de ce chiffre. » 

Tous les patients ne viennent pas seulement de Coutras, l’établissement rayonnant sur les communes environnantes (Saint-Médard-de-Guizières, Guîtres, Saint-Denis-de-Pile, Les Peintures) et même de Libourne où il est parfois compliqué d’avoir un médecin traitant. 

Au niveau financier, l’établissement est sur « le chemin de l’équilibre » qui, selon les prévisions, pourrait être atteint en fin d’année prochaine. Pour ce premier exercice 2,2 consultations sont réalisées par heure. 3,2 consultations devront être opérées pour que la structure soit rentable.

Cette bonne voie pourrait entraîner d’autres collectivités à se lancer dans un projet similaire (voir par ailleurs). « C’est un modèle expérimental nouveau qui a vocation, malheureusement, à se multiplier au vu de la désertification médicale », explique le président de l’association du centre de santé, Fabrice Prigneau, devant laisser sa place à Hassanat Marchand. 

Des dentistes libéraux à venir 

Parmi les projets, l’établissement, qui organise déjà des consultations de tabacologie et des permanences d’accès aux soins, pourrait accueillir des spécialistes (diabétologie, dermatologie ou ophtalmologie) l’année prochaine. Un cabinet libéral comptant quatre dentistes, dont trois déjà installés sur Coutras, pourrait également ouvrir au premier niveau du même bâtiment. Cette installation est espérée pour l’année prochaine.