Sud-Ouest du 10 octobre 2018

2018 10 10 SO français qui renonce à se faire soigner

Sud-Ouest du 9 octobre 2018 

Santé : près d’un Français sur trois a renoncé à des soins ces derniers mois

santé près d'un français

67% des sondés ont expliqué avoir renoncé aux soins dentaires ces derniers mois. COTTEREAU FABIEN ILLUSTRATION 

Les Français renoncent majoritairement aux soins dentaires, en raison d’un "reste à charge" jugé trop élevé. 

Près d’un Français sur trois a renoncé à se faire soigner au cours des 12 derniers mois, dans la moitié des cas en raison d’un reste à charge (après remboursements) trop élevé, selon un sondage CSA réalisé pour Cofidis et publié mardi par Le Parisien-Aujourd’hui en France. "Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé de renoncer à vous faire soigner" ? La réponse est "oui" pour 30% des personnes interrogées, en particulier chez les ouvriers(41%), les moins de 35 ans (36%) ou encore les habitants du Sud-Est (37%).

A l’inverse, 81% des cadres et professions libérales, 78% des retraités et 73% des 35 ans et plus ont répondu non. 

Dans la moitié des cas (51%), les personnes ayant renoncé à des soins l’ont fait en raison d’un reste à charge "trop élevé", réponse la plus donnée parmi plusieurs possibles, devant le manque de moyens pour avancer les honoraires ou les dépassements (38%) et une "couverture mutuelle" insuffisante (29%). Plus généralement, près de 2 sondés sur 10 estiment avoir à un moment rencontré des difficultés pour payer leurs frais de santé au cours de l’année écoulée. 

Les soins dentaires boudés… avant le "reste à charge zéro" ? 

Les soins dentaires sont les plus cités (67%) par ces personnes et celles ayant renoncé à se faire soigner, devant les soins d’optique (34%) et les actes pratiqués par des médecins spécialistes (16%). 

A noter également : les deux tiers des personnes interrogées (67%) ont déjà "entendu parler du 'reste à charge zéro pour les lunettes, les soins dentaires et les appareils auditifs initié par le gouvernement" et qui doit entrer en vigueur en 2021 pour certaines offres.  

Selon 9 personnes sur 10, cette mesure aura un impact sur le coût des mutuelles (45% des sondés étant "tout à fait d’accord" avec cette prédiction, et autant "plutôt d’accord".) 

Étude réalisée en ligne du 11 au 13 septembre auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.